Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

L’Étrange Festival: des films de toutes les époques et des 4 coins du monde

En parallèle à la compétition officielle, l'Etrange Festival fait la part à des cinéastes venus d'horizons radicalement différents et dont la filmographie a, à leur manière, marqué le septième art, dont un hommage à Zulawski qui nous a quitté en février dernier. Méritent-ils tous pour autant d'être redécouvert?

L’Étrange Festival : des films à l’imaginaire torturé

Un cadavre aux multiples personnalités, un serial-killer dans les faubourgs de Bombay, la virée onirique d'une adolescente mal dans sa peau et un peu de pony-play, l'Etrange Festival a encore une fois de quoi satisfaire tous les amateurs de cinéma un tant soit peu original.

War Dogs, un film de Todd Phillips : Critique

Quand le réalisateur de Very Bad Trip s’attaque à la reconstitution d’un scandale qui a entaché l’administration Bush, il ne peut pas s’empêcher de le faire sous la forme d’une comédie de potes. Cette approche mainstream permet-elle de rendre le sujet plus pertinent ou n’aboutit-telle qu’à une potacherie hors sujet ?

Le fils de Jean, un film de Philippe Lioret : Critique

Dix ans après Je Vais Bien, Ne T'en Fais Pas, Philippe Lioret revient avec le nouveau récit d'une famille brisée par l'absence de l'un des leurs. Le réalisateur parvient-il à faire de ce sujet, au fort potentiel mélodramatique, un long-métrage à la charge émotionnelle finement amenée ou sombre-t-il au contraire dans une certaine complaisance sirupeuse et tire-larmes?

The night of, une série de Richard Price et Steven Zaillian : Critique

La nouvelle série de HBO, diffusée en France sur OCS, se construit comme une longue procédure judiciaire. Un crime, un procès et une peine de prison qui vont bouleverser la vie du principal suspect et de ses proches, et qui vont nous ouvrir les yeux sur les rouages grippés du système américain et sur la fragilité de l'homme face au poids des accusations et des a priori racistes. Une proposition aussi ambitieuse va-t-elle tenir ses promesses jusqu'au bout?

Mimosas, la voie de l’Atlas, un film d’Olivier Laxe : Critique

Olivier Laxe nous propose une virée dans le Sahara dans un film à la beauté hypnotique. Mais la fable qu'il met en place dépasse le cadre du "western oriental" puisqu'il apparaît également comme un prêche offrant à l'islam l'une des plus belles images que le cinéma ait su lui offrir. Le mysticisme réussit-il à prend forme ou le résultat n'est-il qu'une obscure flânerie?

La Maison de Bambou, le chef d’oeuvre de Samuel Fuller filmé au pied du Mont Fujii est enfin ressorti en DVD le 8 août...

Les éditions HOLLYWOOD LEGENDS nous offrent l'occasion de (re)découvrir, en version HD, un polar de légende puisqu'il s'agit de pas moins que le tout premier film hollywoodien entièrement tourné au Japon. Une image alarmante, qui n'a en cela rien à envier à Chien Enragé de Kurosawa, de l'Etat du pays du soleil levant au lendemain de leur défaite face aux avides impérialistes yankees. Une pure réussite formelle et scénaristique qui a sa place dans la légende.

En VOD sur Outbuster : The Devil’s Path, Peppermint Candy, My Queen Karo et The Attorney…

Au programme ce mois-ci sur Outbuster : Une enquête sur un tueur effrayant à la solde des yakuzas, le récit à rebours d'un coréen suicidaire, les souvenirs d'une gamine élevée parmi des hippies et l'éveil politique d'un avocat fiscaliste à Busan. Encore une fois, il y en a pour tous les goûts alors, chers cinéphiles, faites-vous plaisir!

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

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