Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

Au Festival du Film Coréen à Paris, héros et antihéros se partagent l’affiche

Le Festival du Film Coréen à Paris continue, les films défilent. Parmi ceux que nous avons eu l’occasion de voir, tous ne méritent bien sûr pas d’être recommandés, mais la qualité est là. Petit briefing.

Hollywood Legends ressort deux classiques des années 50

Deux classiques méconnus des années 50 ressortent en version restaurée. Faut-il les réhabiliter, au regard du témoignage qu'ils livrent sur leur époque, ou bien ont-il véritablement mérité d'être oubliés ? La question se pose. Verdict.

Festival du Film Coréen à Paris : Catastrophe naturelle, détresse sociale et corruption… que du bonheur!

Le Festival du Film Coréen à Paris a ouvert ses portes ce mercredi 25 octobre au Publicis, cette salle au bout des Champs-Elysées bien connue des cinéphiles parisiens. Nous en avons déjà vu trois films, qui chacun dépeint à sa façon un pays en proie à ses propres paradoxes.

L’invitation, un film de Michael Cohen : Critique

Et vous, que feriez-vous si votre meilleur ami vous appelait au secours en pleine nuit, coincé sur le bord de la route à plus d'une heure de chez vous? Cette question épineuse est le cœur de la comédie de Michael Cohen, qui interroge ainsi le véritable sens de l'amitié entre 2 hommes dans la fleur de l'âge. Est-ce justement une bonne occasion de franche rigolade entre amis ou vous en voudront-ils de les emmener voir une énième comédie de mœurs putassière?

Birth of a Nation, un film de Nate Parker : Critique

En se donnant le rôle du prédicateur à l'origine d'une révolte d'esclaves qui, en 1831, fit une centaine de morts, Nate Parker a-t-il quelque chose de neuf à nous apprendre sur les origines du communautarisme afro-américain ou bien n'est-ce pour lui qu'une opportunité de tenir le haut de l'affiche dans un film qui profite de l'air du temps?

Willy 1er : Critique du film

Pour un premier film fauché au sujet aussi sensible que l'insertion sociale d'un handicapé mental, on pouvait s'attendre à une réalisation téléfilmique, convenue et teintée de bon-sentimentalisme. Une impression que viendra renforcer la qualité nanardesque des premières minutes de la péloche. Mais ses 4 jeunes réalisateurs sont des petits malins et ont accouché d'un objet poétique et même pernicieusement corrosif.

Le Festival du Film Coréen à Paris est sur le point d’ouvrir ses portes

Si vous aimez le cinéma coréen et que vous serez à Paris entre le 25 octobre et le 1er novembre, alors bonne nouvelle, vous allez être servis: Plus de 30 films en une semaine vous attendent au FFCP, un rendez-vous annuel immanquable.

Manchester by the sea, un film de Kenneth Lonergan : Critique

A la seule vue de la bande-annonce, les clichés formels et thématiques du "film vu à Sundance" refont surface. Pourtant, la prestation de Casey Affleck a beaucoup fait parler d'elle. Son jeu d'acteur dans ce rôle (à l'origine destiné à Matt Damon) d'homme brisé en pleine reconstruction suite à la mort d'un proche est-il l'unique élément positif du film? Et si oui, parvient-il à faire de ce mélodrame convenu une œuvre déchirante?

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.