Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

La tortue rouge, de Michael Dudok de Wit en Blu-ray le 30 novembre 2016

La fable mystico-romanesque de Michael Dudok De Wit qui a fait sensation à Cannes va profiter, grâce à Wild Side, d'une édition en coffret Blu-ray/DVD qui nous permettra de (re)découvrir entre autres les précédents courts-métrages du réalisateur néerlandais. Pas besoin d'être un mordu d'animation pour y voir une belle idée de cadeau de noël!

Premier Contact, un film de Denis Villeneuve : Critique

Ce que l’on retiendra de Premier Contact, c’est assurément le design oblong de ses OVNIS, mais son scénario plein de surprises va assurément aussi faire beaucoup parler de lui. Tous ces choix d’écriture et de mise en scène sont-ils pertinents et surtout forment-ils un tout assez cohérent pour entrer au panthéon de la science-fiction ?

Rencontre avec Shahrbanoo Sadat à propos de son film Wolf And Sheep

Nous avons eu la chance de rencontrer une cinéaste qui, contre toute attente, a fait beaucoup parler d'elle à Cannes et dont le premier film propose une vision inédite de son pays. Shahrbanoo Sadat est une jeune afghane que pourtant rien ne prédestinait à cette carrière de réalisatrice reconnu à l'international mais dont la détermination est un modèle à suivre. C'est cette force de caractère qui a rendu notre conversation si passionnante.

Theeb, un film de Naji Abu Nowar : Critique

Plus de deux ans après avoir été présenté à la Mostra de Venise, le premier long-métrage de Naji Abu Nowar est enfin visible dans nos salles obscures. Il y a de quoi s'interroger : cela valait-il la peine d'attendre pour découvrir cette fable bédouine ou ce temps de latence est-il la preuve que même son distributeur avait conscience de son faible potentiel commercial?

Abluka – Suspicions, un film d’Emin Alper : Critique

Très remarqué lors de la Mostra de Venise 2015, Abluka est un film turc dont on ne peut nier le jusqu'au-boutisme du réalisateur. Mais sa façon de noyer un discours politique dans une narration qui jongle entre onirisme et paranoïa aboutit-elle à un résultat concret?

L’assassinat de Trotsky, un film de Joseph Losey : Critique

Quand Joseph Losey se penche sur les derniers jours d'un des grands penseurs de la cause bolchevik et leader de l'Internationale Communiste, il ne peut pas s'empêcher d'apposer un discours politique à sa reconstitution historique. Comment réussit-il alors à mêler une sordide histoire de meurtre à des réflexions aussi universelles que le poids de l'Histoire et le bien-fondé de la Révolution?

Arès, un film de Jean-Patrick Benes : Critique

De la science-fiction en France et avec un budget loin de celui des blockbusters hollywoodiens... cette seule idée a de quoi faire jaser. Et pourtant, l'assurance avec laquelle Benes a mis au point son récit, en mêlant émotions et action brute à une production design insolite mais réaliste, fait de son film une bonne surprise. Inutile alors d'être un pur amateur du genre pour y voir un espoir de renouveau du cinéma français.

Le Festival du Film Coréen de Paris s’achève dans une explosion de sang… et d’amour

Le Festival du Film Coréen à Paris vient de s'achever sur le film le plus léger de sa compétition, mais celui-ci fait suite à deux longs-métrages ultra-violents. Une vraie marque des extrêmes opposés d'un cinéma riche en sensations diverses et variées. Qu'en a-t-on retenu?

Newsletter

À ne pas manquer

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.