Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans leur ouvrage "Art Contemporain : 100 ans d'histoire", Robert Shore et Eva Rossetti nous entraînent à travers un siècle entier d'innovations artistiques, de provocations audacieuses et de bouleversements culturels majeurs. De Marcel Duchamp, qui brisa définitivement les codes en exposant son fameux urinoir comme œuvre d’art, jusqu'à Andy Warhol, maître incontesté de l'art commercial et du pop art, les auteurs brossent un panorama elliptique mais passionnant des transformations radicales du paysage artistique contemporain.
Olivier Roubin et Romuald Ollivier signent avec "Fleetwood Mac, La Totale" (Éditions EPA) un ouvrage-somme à la hauteur d’un groupe qui n’a cessé de se réinventer dans la douleur, la démesure et, parfois, l’exaltation. 608 pages pour démêler l’écheveau musical et humain de l’une des formations les plus chaotiques, mais aussi les plus fascinantes, de l’histoire du rock.
Dans "La Fabrique des insurgées", Bruno Loth exhume un pan méconnu de l’histoire sociale française : la première grande grève féminine de l’Hexagone, survenue à Lyon en 1869. En noir et blanc, porté par un sens aigu de la narration historique, ce roman graphique redonne voix aux "ovalistes", ces ouvrières de la soie longtemps condamnées au silence.
Un homme meurt, une mémoire s’ouvre. Et soudain, c’est toute l’Histoire qui chancelle. Avec ce deuxième et dernier tome de "Mercader : L’Assassin de Trotsky", Patrice Perna et Stéphane Bervas concluent un diptyque aussi intelligent que glaçant, entre fiction politique et mémoire trouble, où l’Histoire n’est jamais tout à fait ce qu’elle paraît.
Loin des ruelles embrumées de Whitechapel, "Kundan : Crépuscule indien" déploie la majesté lumineuse des palais du Raj pour mieux y distiller son venin gothique. Deuxième volet d’une trilogie où le vampire ne chasse plus seulement dans les brumes victoriennes mais sous le soleil écrasant de l’Inde coloniale, cet album entérine le virage engagé dans le premier tome : une hybridation du mythe stokerien et du folklore indien.
Avec "Candy Superstar", Claire Translate et Livio Bernardo signent une œuvre aussi baroque que documentée, à la croisée du roman graphique, de la fresque historique et du manifeste queer. À travers le destin météorique de Candy Darling – superstar trans de la Factory warholienne – se dessine un portrait kaléidoscopique de l’Amérique des années 60-70, où la liberté, la création, la violence et l’invisibilisation se heurtent sans cesse.
Il est des œuvres qui ne se contentent pas de raconter une histoire : elles vous interrogent dans les interstices de leur récit. "Inexistents" fait partie de ces rares objets narratifs à la fois limpides dans leur construction et troublants dans leurs implications. Publié chez Glénat, né de l’alliance entre Miki Makasu et Takeliongawa, ce manga charpente une fable existentielle et métaphysique où le destin se voit confronté à l’amour des histoires – et à ceux qui les écrivent.
"Le Temps des pivoines" paraît aux éditions Glénat. Signé Aucha et Maxime Belloche, ce roman graphique constitue une fresque médiévale, une chronique de guerre, mais surtout une ode à la résilience, un manifeste discret contre l’arbitraire.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.