Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Avec "Crossed", Hi Comics commercialise l'intégrale du cycle de Garth Ennis et Jacen Burrows. Quelques rescapés d'une contamination mondiale fuient des croisés barbares et sadiques. Comment s'organiser dans un monde post-apocalyptique ? Que faire des anciennes règles ? Le récit, survivaliste, fait la part belle à la résilience et aux scènes d'horreur.
Après la violence, le sexe, la religion ou la politique, la collection "Darkness" de Lett Motif s'enrichit d'un nouvel ouvrage dédié à la censure au cinéma. Ce dernier porte sur l'homosexualité, nous transporte du pré-code aux sitcoms américaines tout en passant par Carné, Cocteau, Téchiné ou Pasolini. Indispensable pour qui s'intéresse à ces questions.
C'est l'un des polémistes les plus célèbres de Belgique. C'est aussi un phénomène Twitter et un néo-romancier couvert de prix. Marcel Sel a répondu aux questions de Jonathan Fanara. C'est long et passionnant : son travail de recherche sur Bart De Wever, l'influence du cinéma sur "Rosa", son premier roman, son travail dans les écoles belges, son activité sur les réseaux sociaux, ses projets à venir...
Le tome 7 des nouvelles aventures des Tortues Ninja voit le jour chez Hi Comics : l'humour est rationné, les personnages foisonnants, les arcs narratifs solides et les machinations plurielles.
Les escaliers ont de multiples fonctions au cinéma : ils servent à caractériser des personnages, à donner corps à des univers singuliers, à créer du suspense, à reformater la dynamique d'une scène, à rendre opérantes des prises de vues acrobatiques. Alfred Hitchcock, Brian De Palma ou Billy Wilder ont d'ailleurs exploité le motif à foison - jusqu'à devenir représentatifs d'une obsession peu commune.
Pathé a l'excellente idée de rééditer "125, rue Montmartre". On y découvre Lino Ventura dans l'un de ses premiers grands rôles. On y observe la mise en scène élégante de Gilles Grangier. On se perd dans une machination à tiroirs dévoilant des pans entiers du Paris populaire.
Un héros épicurien passant de femme en femme. Une élection présidentielle appelée à se solder par un scandale retentissant. Des manèges amoureux aussi hilarants qu'hypocrites. Le "Shampoo" d'Hal Ashby, commercialisé par Carlotta en version restaurée 4K, fait partie des comédies quelque peu oubliées qu'il est urgent de redécouvrir.
Woodstock, c'est "three days of peace and music". On pourrait ajouter, à la lecture du livre de Michka Assayas, que ces trois journées furent placées sous le signe des psychotropes, du sexe, de la promiscuité, de l'improvisation, de la contestation ou de l'anarchie. Publié chez GM, agrémenté de photographies inédites, "Woodstock" place le lecteur au cœur d'un concert légendaire. Et c'est fascinant.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.