Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Ce "Dictionnaire du péplum", publié chez Vendémiaire, s'articule autour de quelque 600 entrées. De la genèse du genre aux lieux et personnages historiques auxquels il est rattaché en passant par les films et leurs intervenants, Claude Aziza propose un récit passionnant et foisonnant, à mettre entre les mains de tous les amateurs de cinéma.
Le sociologue Arnaud Esquerre s'intéresse à la Commission de classification des films. Quelles sont ses racines ? Qui sont les membres qui la composent ? Comment garantissent-ils la préservation de la jeunesse ? Où commencent les interdictions et où s'arrête la liberté d'expression ?
"Le Voleur de bicyclette" est une œuvre plurielle. Elle pose les jalons du néoréalisme italien, narre le quotidien désenchanté de l'après-guerre, met en exergue des comédiens amateurs, décrypte des liens filiaux distendus et propose une vue panoptique de la ville de Rome. Vittorio De Sica y fait étalage de toute l'ampleur de son cinéma.
Chez Lett Motif paraît un dictionnaire consacré au cinéaste Terrence Malick. Damien Ziegler identifie et classe les motifs et occurrences les plus caractéristiques du réalisateur, verbalise ce qui les nourrit et parvient à restituer les singularités d'un auteur aussi rare que commenté.
De Bram Stoker à Friedrich Wilhelm Murnau en passant par Tod Browning ou Charles Matton, de Max Schreck à Christopher Lee en passant par Béla Lugosi, Olivier Smolders raconte la lente gestation de Nosferatu/Dracula, sa plasticité et son évolution à travers le temps - des rumeurs populaires au cycle de la Hammer Film Productions. Il en dégage quelques motifs récurrents, mais aussi des sens cachés.
Après avoir décortiqué la pin-up à l'époque du pré-code Hays dans un ouvrage foisonnant, Mélanie Boissonneau revient pour Le Mag du Ciné sur ses différentes représentations, son apport au genre horrifique ou encore son avenir... Comme à son accoutumée, l'universitaire déconstruit les clichés pour mieux extirper le sens profond de ces figures féminines pas tout à fait comme les autres.
« Network » est plus encore le fruit du scénariste Paddy Chayefsky que du réalisateur Sidney Lumet. Le premier détricote la petite lucarne en mettant en saillie ses pires bassesses. Le second met en scène des protagonistes vampirisés par l'audimat, plus pathétiques et vaniteux que rigoureux. L'ensemble donne lieu à un chef-d'oeuvre qui en dit long sur les pratiques des grands réseaux télévisuels.
Le space horror est partout : dans la littérature, au cinéma, dans les jeux vidéo et les séries télévisées. Créatures terrifiantes, étendues infinies, vulnérabilité humaine, mystères et suspense : Le Mag du Ciné vous aide à comprendre le phénomène.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.