Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
La sortie DVD de "Yomeddine" est l'occasion de redécouvrir ce premier long métrage de A.B. Shawky, narrant une histoire filiale poignante, mais aussi les traumatismes de l'Egypte contemporaine, le tout sur fond d'ostracisme et de quête des origines.
La Nouvelle vague a influencé des générations entières de cinéastes. Elle a révolutionné les méthodes de production du cinéma français, donné vie à la politique des auteurs, installé au panthéon des réalisateurs tels que François Truffaut ou Jean-Luc Godard, offert au septième art quelques-uns de ses plus grands films. Retour sur les origines d'un mouvement imprescriptible...
Le peintre Mathurin Méheut décrit les horreurs de la Première guerre mondiale à travers ses dessins et la correspondance qu'il entretient avec Marguerite, son épouse. Dans ce documentaire, le spectateur entrevoit le conflit à travers ses yeux et croquis, mais aussi par le biais d'un verbe, celui des lettres, tour à tour horrifiant et fort de la tendresse qu'il éprouve vis-à-vis de sa compagne.
« Chicken of the Dead » est un exercice graphique d'excellente facture : en dix minutes à peine, Julien David nous immerge dans l'envers cauchemardesque de l'industrie agroalimentaire. Dans le sillage de Bernard Lepique, patron sans scrupules, on découvre tour à tour un maire complaisant, des consommateurs ahuris et un capitalisme générateur de chaos - mais certainement pas d'états d'âme.
Dans "Mother", Bong Joon-ho raconte le combat forcené d'une mère pour sauver son fils de la prison. Il interroge les limites de la moralité, les liens filiaux, mais aussi une société sud-coréenne en proie à ses propres démons...
Carlotta Films nous permet de redécouvrir Jacques Rivette à travers un coffret intitulé "La Fiction au pouvoir". Au menu : Duelle, Noroît et Merry-Go-Round, trois longs métrages méconnus faisant la part belle à l'imaginaire et aux séquences longues. Si le pouvoir de fascination du cinéaste français demeure intact, ses films, assez radicaux dans leur démarche, souffrent d'un manque de rythme et d'enjeux.
Harlots procède par immersion : dans l'Angleterre georgienne, au sein du milieu de la prostitution, à l'intérieur de deux maisons closes rivales. Là-bas, outre les querelles sans merci animant deux matriarches obstinées, le spectateur découvre des plaies familiales béantes, des rapports au sexe et aux femmes révélateurs, mais aussi la résilience de femmes dont le seul tort est d'être mal nées.
C'est un film-somme. L'Homme à la caméra contient à peu près toutes les techniques cinématographiques connues en 1929. Avec un sens de l'image porté à incandescence, Dziga Vertov transporte le spectateur à Odessa, Kiev ou Moscou, y capture des scènes de la vie quotidienne, érige la ville en personnage à part entière et réalise l'une des plus remarquables mises en abîme de l'histoire du cinéma.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.