Jonathan Fanara

Co-rédacteur en chef. Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray Rédacteur Cinéma & Séries télévisées. Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).

« Chaînes conjugales » : entre satire sociale et étude de mœurs

Chez ESC paraît pour la première fois en Blu-ray "Chaînes conjugales", le chef-d'oeuvre de Joseph Mankiewicz mettant en scène une tripotée de comédiens de haut vol. Au programme : étude de moeurs, critique du consumérisme, radiographie du couple, analyse sociologique, le tout mis en images de manière élégante.

« Désirée » : la petite histoire derrière la grande

ESC commercialise pour la première fois en Blu-ray "Désirée". C'est l'aboutissement d'une passion familiale intergénérationnelle pour Napoléon Bonaparte. C'est surtout un film par lequel Henry Koster narre l'histoire d'amour contrariée entre l'empereur français et celle qui deviendra bientôt reine de Suède. Un biopic plaisant, mais ronronnant.

« Une chance pour l’Europe » : ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

L'Europe va mal : Brexit, illibéralisme, Allemagne hégémonique, Trump, Poutine... Guillaume Duval prend pourtant le parfait contrepied de l'opinion dominante en arguant que ces crises pourraient servir d'incubateur à une relance de l'Union. Et si ces épreuves la rendaient demain plus sociale, intégrée et démocratique ?

« Bad Blood » : vent de scandale sur l’industrie biomédicale

Dans "Bad Blood", John Carreyrou raconte une personne, Elizabeth Holmes, et une entreprise siliconiste, Theranos. Les deux ont quelque chose de profondément fallacieux et toxique. Des centaines de collaborateurs et des dizaines de milliers de patients vont en faire les frais...

« Schlock » : à savourer comme une panade à la banane

Avec "Schlock", John Landis signe un premier long métrage parodique constamment arrimé à l'absurde et au grotesque. Il détourne le film de monstre pour façonner une oeuvre ivre de liberté, irriguée par les quiproquos et le non-sens, prenant pour héros un gorille meurtrier...

« Toy Story 4 » : au hasard de « Fourchette »

"Toy Story 4" s'inscrit dans les pas de ses prédécesseurs. Josh Cooley met un réalisme édifiant au service d'une histoire quelque peu attendue, mais n'oublie pas d'introduire une batterie de nouveaux protagonistes, de faire lien avec les trois aventures déjà contées et de solliciter les yeux comme les zygomatiques. L'essai est concluant.

« La Ferme des animaux » : à fleur de groin

Qu'est-ce qu'évoque George Orwell à travers son conte mettant en scène des animaux ? L'avènement d'une dictature. Sa ferme n'est autre que le théâtre d'une prise de pouvoir allant crescendo, annihilant les volontés inadéquates et mettant en exergue le pouvoir de manipulation de certains régimes politiques (ici le communisme). C'est dense et passionnant.

« 1984 » : la sève du totalitarisme

Dans "1984", George Orwell envoie le lecteur au coeur d'un régime totalitaire déshumanisant, reformatant touche par touche le langage et l'Histoire, toujours dans l'objectif de renforcer son emprise sur les hommes. Sa dystopie est glaçante, charpentée avec maestria et panoptique.

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