Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Qu'est-ce qu'évoque George Orwell à travers son conte mettant en scène des animaux ? L'avènement d'une dictature. Sa ferme n'est autre que le théâtre d'une prise de pouvoir allant crescendo, annihilant les volontés inadéquates et mettant en exergue le pouvoir de manipulation de certains régimes politiques (ici le communisme). C'est dense et passionnant.
Dans "1984", George Orwell envoie le lecteur au coeur d'un régime totalitaire déshumanisant, reformatant touche par touche le langage et l'Histoire, toujours dans l'objectif de renforcer son emprise sur les hommes. Sa dystopie est glaçante, charpentée avec maestria et panoptique.
Avec "Crossed", Hi Comics commercialise l'intégrale du cycle de Garth Ennis et Jacen Burrows. Quelques rescapés d'une contamination mondiale fuient des croisés barbares et sadiques. Comment s'organiser dans un monde post-apocalyptique ? Que faire des anciennes règles ? Le récit, survivaliste, fait la part belle à la résilience et aux scènes d'horreur.
Après la violence, le sexe, la religion ou la politique, la collection "Darkness" de Lett Motif s'enrichit d'un nouvel ouvrage dédié à la censure au cinéma. Ce dernier porte sur l'homosexualité, nous transporte du pré-code aux sitcoms américaines tout en passant par Carné, Cocteau, Téchiné ou Pasolini. Indispensable pour qui s'intéresse à ces questions.
C'est l'un des polémistes les plus célèbres de Belgique. C'est aussi un phénomène Twitter et un néo-romancier couvert de prix. Marcel Sel a répondu aux questions de Jonathan Fanara. C'est long et passionnant : son travail de recherche sur Bart De Wever, l'influence du cinéma sur "Rosa", son premier roman, son travail dans les écoles belges, son activité sur les réseaux sociaux, ses projets à venir...
Le tome 7 des nouvelles aventures des Tortues Ninja voit le jour chez Hi Comics : l'humour est rationné, les personnages foisonnants, les arcs narratifs solides et les machinations plurielles.
Les escaliers ont de multiples fonctions au cinéma : ils servent à caractériser des personnages, à donner corps à des univers singuliers, à créer du suspense, à reformater la dynamique d'une scène, à rendre opérantes des prises de vues acrobatiques. Alfred Hitchcock, Brian De Palma ou Billy Wilder ont d'ailleurs exploité le motif à foison - jusqu'à devenir représentatifs d'une obsession peu commune.
Pathé a l'excellente idée de rééditer "125, rue Montmartre". On y découvre Lino Ventura dans l'un de ses premiers grands rôles. On y observe la mise en scène élégante de Gilles Grangier. On se perd dans une machination à tiroirs dévoilant des pans entiers du Paris populaire.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.