Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Aux éditions La Découverte paraît Une histoire (critique) des années 1990, placée sous la direction de l'historien des idées François Cusset. En investissant les champs politiques, économiques, sanitaires, idéologiques, sportifs ou culturels, une douzaine d'auteurs majoritairement issus du monde académique prend le parti de cartographier une décennie qui bouleversa le monde à plus d'un titre...
Rimini propose une nouvelle édition du "Point Limite" de Sidney Lumet. Le huis clos sur fond de guerre froide, cousin alarmiste du "Docteur Folamour" de Stanley Kubrick, est doté d'une image impeccable et de bonus appréciables, parmi lesquels deux longues interventions de Jean-Baptiste Thoret.
Placé entre "La Part des ténèbres" et "Bazaar", "Le Molosse surgi du soleil" prend pour cadre la petite ville de Castle Rock, chère à Stephen King, et s'inscrit dans le sillage d'un adolescent de quinze ans, Kevin Delevan, aux prises avec un mystérieux et dangereux Polaroid Soleil 660...
L'indépendance de l'Indonésie, proclamée en 1945 et acceptée en fin de décennie, a occasionné toutes sortes de situations complexes. "Fichue famille" se penche sur la vie aux Pays-Bas d'une famille recomposée originaire des anciennes Indes hollandaises.
C'est un duel qui appartient à l'histoire : The Rumble in the Jungle (« le combat dans la jungle ») opposa Mohamed Ali et George Foreman au Zaïre pour le titre de champion du monde de boxe, catégorie poids lourds. Chez Dupuis, le photojournaliste Abbas, le scénariste Jean David Morvan et le dessinateur Rafael Ortiz en restituent les principaux enjeux dans un album à la lisière du photoreportage et du roman graphique.
Anne-Sophie Jacques et Maxime Guedj publient aux éditions Les Arènes un ouvrage intitulé Déclic et appelant les utilisateurs à se réapproprier les outils du numérique pour faire renaître les espoirs du début de l'Internet : la liberté, l'information, le partage...
Maître de conférences à l'Université de Saint-Étienne, Anthony Galluzzo étudie les cultures de consommation à travers le temps. Il publie aux Éditions La Découverte « une histoire de la société marchande » aussi passionnante que documentée.
"La Bombe" a été une entreprise de création titanesque. Pour narrer la genèse de la première arme atomique, les scénaristes Didier Alcante et L. F. Bollée ont exploré pendant cinq ans la documentation disponible, effectué des voyages d'étude, recoupé les sources et discuté le moindre point d'achoppement.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.