Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Après Voyage au bout de l'enfer, Michael Cimino avait tout pour devenir la nouvelle attraction d'un Hollywood en pleine reconfiguration. Le critique italien Giampiero Frasca effeuille son cinéma, ses motifs, ses ambitions formelles, mais aussi ses intransigeances et ses outrances, celles-là mêmes qui contribueront à l'ostraciser et l'éloigner des studios...
Rimini Éditions et Arcades proposent La Vengeance d'un acteur en combo DVD/blu-ray et version remastérisée 4K. Le très prolifique Kon Ichikawa y rend hommage au comédien japonais Kazuo Hasegawa, dont c'est le 300ème film.
Architecte-designer de formation, le scénariste et dessinateur belge Jean-Yves Delitte n'en est pas à son coup d'essai en ce qui concerne les représentations maritimes. Peintre Officiel de la Marine, membre titulaire de l’Académie des Arts et des Sciences de la mer, il est aussi l'artificier et coordinateur de la collection les « Grandes Batailles Navales », toujours chez Glénat. Autant dire qu'avec Black Beard, il agit en terrain conquis.
Jean-Claude Götting est un baroudeur de l'art graphique. Primé à Angoulême pour sa bande dessinée Crève-cœur, pionnier de l'expressionnisme en vignettes, illustrateur de presse, peintre, le Parisien a aussi dessiné les couvertures des traductions françaises des romans Harry Potter. Instants volés compile ses peintures les plus récentes.
Voici la réédition, augmentée de 32 pages inédites, d'un livre d'Emmanuel Guibert publié en 2004 chez Ouest-France. Le Pavé de Paris est une balade onirique à travers la capitale française. Dessins à la gouache, croquis au crayon, c'est par sa graphomanie, entamée au début des années 1990, que l'auteur et illustrateur français nous fait découvrir la ville de Paris.
Dans un récit partiellement autobiographique, Didier Tronchet raconte le long périple d'un bibliothécaire pour retrouver son chanteur favori. En se basant sur quelques menus indices émaillant les chansons de Rémy Bé, Jean cherche aussi à renouer avec le jeune rebelle idéaliste qu'il fut.
Aux éditions Ocrée paraît Les débuts du cinéma en Corée, du scénariste et réalisateur Kang Chang Il. On y revient sur les premières projections au pays du Matin calme, sur l'influence du théâtre japonais ou sur le rôle spécifique des pyŏnsa, ces narrateurs-bruiteurs-traducteurs qui accompagnent, parfois en qualité de vedettes, chaque séance.
Spécialiste du cinéma fantastique, Erwan Bargain porte son regard sur l'arrière-fond social et politique des films de zombies. Son essai est à découvrir aux éditions Ocrée.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.