Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans La Cage aux cons, tout est une question d'illusions : celles que l'on se fait à soi-même, celles auxquelles on a recours pour mystifier les autres, celles qui nous apportent un semblant de (ré)confort. Matthieu Angotti et Robin Recht adaptent, dans une bande dessinée noire et souvent désopilante, le roman Le Jardin du Bossu, de Franz Bartelt.
Pour le scénariste Fabien Grolleau, il s'agissait de choisir un angle original de nature à éclairer la figure historique de la militante afro-américaine Angela Davis. C'est chose faite : Traquée, comme son titre l'indique, prend pour point cardinal la poursuite par le FBI de cette professeure noire accusée à tort de meurtre avec préméditation, d'enlèvement et de conspiration contre le gouvernement.
Mystérieux et d'une texture crépusculaire, Batman : Créature de la nuit est à découvrir aux éditions Urban Comics. Kurt Busiek y narre l'histoire de Bruce Wainwright, un jeune passionné de comics dont l'existence semble s'écrire en miroir de celle de Batman...
Les éditions Pika publient Fossiles de rêves, un manga regroupant l'intégralité des histoires courtes de Satoshi Kon. Passant d'un genre à l'autre, le mangaka et cinéaste japonais y satirise la société nippone (et, par ricochet, occidentale) tout en mettant au jour ses craintes quant à l'avenir.
Pour la énième fois, la biographie que Bernard Crick consacre à George Orwell se voit rééditée, dans une version actualisée et augmentée, chez Flammarion. L'« écrivain politique » y est présenté en tant qu'auteur, penseur, citoyen et homme. Son œuvre fait l'objet d'une dialectique documentée et nuancée.
Des bombes et des hommes, qui paraît aux éditions Futuropolis, scrute à travers un récit autobiographique d'Estelle Dumas la grande histoire des guerres de l'ex-Yougoslavie. L'objectif est double : décrire les affres d'un conflit armé protéiforme – génocide, irrédentisme, velléités indépendantistes – qui s'étendra sur dix ans et replacer la culture au cœur des besoins humains fondamentaux.
C'est un thème qu'on a l'habitude de décliner sous toutes ses formes à Hollywood : le cinéma, ses arcanes, ses à-côtés, ses stars, ses petites mains. C'est moins pour célébrer leur art que pour en identifier les déviances que les cinéastes décident de le mettre en abîme et d'en démystifier les parties prenantes. Retour sur quelques films américains porteurs d'un regard clinique, sarcastique ou désenchanté sur le septième art.
Nicole Coolidge Rousmaniere, conservatrice des arts japonais au British Museum de Londres, et Matsuba Ryōko, spécialiste des arts et des cultures du Japon, passent en revue l'histoire et les singularités du manga dans un ouvrage comportant autant de fiches thématiques que d'interviews ou d'études de cas.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.