Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Antoine Ettori publie aux éditions Delcourt le one-shot Janardana. Aquarelles, aventures et exotisme y sont au rendez-vous. Un récit empreint d'humanité, et volontiers porté à hauteur d'enfant.
« Munjoie ! », second volet du diptyque de Juan Luis Landa intitulé Chroniques de Roncevaux, paraît aux éditions Glénat. Manquant de lucidité, aveuglé par le ressentiment, Charlemagne va connaître une double débâcle retentissante...
Les éditions Hazan nous gratifient de deux nouveaux coffrets issus de leur collection sur les grands maîtres de l'estampe japonaise. Tandis qu'Anne Sefrioui se penche sur Les Cerisiers en fleur, Jocelyn Bouquillard analyse la place des chats dans ces dessins typiques de la culture nippone.
Édité par Pyramide et distribué par Arcadès, Le Diable n'existe pas paraît en DVD et bluray. Le film, récompensé par l'Ours d'or à Berlin en 2020, a été réalisé par Mohammad Rasoulof malgré une censure écrasante. Il questionne les dilemmes moraux des Iraniens à travers quatre moyens métrages mis bout à bout et traitant tous, d'une manière ou d'une autre, de la peine de mort.
Le troisième tome de Chez Adolf paraît aux éditions Delcourt. Le scénariste Rodolphe et le dessinateur Ramon Marcos effectuent un bond vers l'année 1943, celle de l'enlisement à Stalingrad, du bombardement de la ville de Hambourg et d'un certain défaitisme allemand.
Le scénariste Pierre Richelle s'entoure une nouvelle fois des dessinateurs Alfio Buscaglia, Régis Penet et Pierre Wachs pour dévoiler les dessous inavouables de la politique. Prenant respectivement racine dans les années 1960, 1970 et 1980, ces Affaires d'État touchent, comme l'indique leur titre, à l'extrême droite, au jihad et à la guerre froide.
Tom Waltz, Kevin Eastman, Dave Wachter... L'équipe des Teenage Mutant Ninja Turtles revient à l'occasion du « Le Royaume des rats », seizième tome d'une série passionnante.
La collection « Octopus » des éditions Delcourt s'enrichit d'un nouveau titre intitulé Voyage au centre du microbiote. Comme ses prédécesseurs, et notamment celui s'étant récemment intéressé aux biais cognitifs, l'album fait état des connaissances actuelles portant sur son objet d'étude, le microbiote intestinal.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.