Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

Docteur Jekyll et Mr. Hyde au cinéma

Paru en 1886, le roman de Robert Louis Stevenson, L'étrange cas du Docteur Jekyll et de Mr Hyde, a tellement marqué les imaginations qu'il est devenu une figure mythique et symbolique de l'esprit humain. Le cinéma ne pouvait que s'en emparer, et l'a fait à de multiples reprises. Nous revenons sur cinq de ces adaptations pour en décrypter les mécanismes et les partis-pris.

En Quatrième Vitesse : l’Amérique au bord du précipice

Adapté (très librement) d'un roman de Mickey Spillane, En Quatrième Vitesse nous montre une enquête du détective privé Mike Hammer, enquête mouvementée, brutale et angoissante qui se double d'un portrait d'une Amérique au bord du précipice. Une leçon de cinéma remarquablement réalisée.

Years and years : « this is the world we built »

Years and years développe toutes les qualités habituelles des séries britanniques : finesse d'écriture, justesse de l'interprétation, originalité, rythme et intelligence du propos. Le tout au service d'une vision sombre de notre avenir commun, entre montée des politiciens illibéraux, crise des réfugiés, dérèglement climatique et effondrement du système bancaire.

Fat City, La Dernière Chance, de John Huston : boxer dans l’Amérique des paumés

Ancien boxeur lui-même, créateur du film noir, John Huston réalise un film magnifiquement humain, drame social dans une Amérique des paumés et des laissés-pour-compte où tout espoir de réussite semble impossible. Cela lui permet de dépouiller le film de boxe des lieux communs dans lequel il commençait à se figer. Fat City, La Dernière chance, est un film remarquable et injustement méconnu, à découvrir.

Lieux et Cinéma : la salle de classe

Tout au long de ce mois de juillet, Le Mag Du Ciné nous emmène dans les lieux emblématiques du cinéma. Aujourd'hui, retour dans la salle de classe, telle que nous la montrent Laurent Cantet ou Federico Fellini, Brian de Palma ou Frank Borzage.

Les Aventures de Rabbi Jacob en copie restaurée au cinéma

"C'était Farès ? C'est effarant !", "Mais Salomon, vous êtes juif ?", "Attention, Rabbi Jacob il va danser" : prêts à replonger dans une cuve de chewing-gum, à échapper à des tueurs et à danser dans les rues de Paris ? Les Aventures de Rabbi Jacob ressort sur les écrans le 10 juillet en copie restaurée.

Quand sort la recluse, de Fred Vargas et Josée Dayan

Neuvième roman narrant les enquêtes du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, Quand sort la recluse, de Fred Vargas, a fait l’objet d’une adaptation pour la télévision réalisée par Josée Dayan et écrite par Emmanuel Carrère. Retour sur les deux œuvres.

Dark saison 2 : « le temps joue un jeu cruel »

La saison 2 de la série allemande Dark reprend les mêmes thématiques que la saison 1 (voyages temporels, peur de l'apocalypse nucléaire), et y ajoute un compte à rebours rempli de suspense et d'énigmes : peut-on empêcher l'Apocalypse de se produire ?

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.