Roman de SF questionnant la place de Dieu dans l'univers ainsi que la notion de foi, Le Moineau de Dieu a su consacrer Mary Doria Russell comme une autrice incontournable de ces 20 dernières années. Disponible aux éditions Presse-Pocket.
Sogni d'oro de Nanni Moretti parodie à merveille l'univers cinématographique aux moyens d'un humour acerbe et d'autodérision dont fait preuve son réalisateur en incarnant Michele Apicella, un réalisateur névrosé.
Premier film, premier chef-d’œuvre pour un Spike Lee qui s'imposera, en 1986, comme le nouveau porte-parole du cinéma noir Américain. A croire que cet homme, déjà, avait tout compris des luttes féministes de son époque, et même de la nôtre, dont il est la parfaite illustration.
Brooklyn Boogie est un hommage de l'écrivain Paul Auster pour son quartier adoré, dont il montre aussi bien les beautés que les travers, dans un esprit mêlant humour et amour.
Karim Moussaoui s'impose, avec ce film, comme un nouveau talent venu d'Algérie qu'il faudra absolument suivre dans le futur. Déjà remarqué précédemment lors de sa nomination aux Césars, il propose ici de montrer son pays déchiré entre passé et futur.
Adapté d'un manga d'Akimi Yoshida, Banana Fish est un animé à l'histoire complexe, à l'image de son personnage principal. Le studio MAPPA réussi le pari de conjuguer beauté de l'animation et réflexions sur la manipulation mentale et la solitude.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.