Tout se passe comme d'habitude, des scandales politiques occupent les médias et la foule, les cinoches sont occupés par des navets tandis que de bons films se dévoilent, des critiques se gueulent dessus à la télévision, et le cinéma "doudou" se propage...
Portrait de Nicolas Winding Refn, le cinéaste danois à l'origine de Drive, Only God Forgives, et cette année The Neon Demon. Un visionnaire réfléchissant les passions, violences et corps de l'humanité ; un cinéphile ayant tendance à s'accaparer ses objets et réalisateurs fétiches, à cause d'un égo démesuré contenu dans un homme en proie au doute. Dans tous les cas, tantôt adulé, tantôt passionnant, puis dégoutant, NWR sait faire parler de lui.
Ressortie dans un coffret collector d'un des chefs d’œuvres peu connus d'Alexander Mackendrick, Le Grand Chantage (The Sweet Smell of Success), une plongée dans les nuits new yorkaises des fifties où règnent le journalisme et leurs scandales. Une œuvre brillamment incarnée par Tony Curtis et Burt Lancaster à redécouvrir dans une édition riche en contenus et à la remasterisation formidable.
Découverte d'un chef d’œuvre d'Alexander Mackendrick ('Ladykillers', 'L'homme au complet blanc'), 'Le Grand Chantage', ou en version originale 'The Sweet Smell of Success'. Un film noir brillamment incarné par Tony Curtis et Burt Lancaster, et parfaitement capturé par le grand directeur de la photographie James Wong Howe qui vous emmène dans les nuits new yorkaises où la folie journalistique se joue et déjoue du monde sans aucun scrupules. Un récit empli d'éléments autobiographiques par son premier scénariste Ernest Lehman et de dialogues brillamment ciselés signés Clifford Odets qui reste terriblement d'actualité.
Ce dimanche 13 novembre a eu lieu la soirée de clôture de la dix-septième édition de l'Arras Film Festival. Le palmarès du festival arrageois a été dévoilé, et le thriller humoristique hongrois 'Roues Libres' y est très présent.
Redécouverte à l'Arras Film Festival du formidable film d'animation des studios Aardman, Chicken Run. Une fable géniale - du visuel à la drôlerie du film, de l'écriture à la mise en scène - pour petits et grands qui suit des poules et des coqs préparer leur "Grande Évasion" de leur camp de production d’œufs et de tourtes !
Nouvelle découverte à l'Arras Film Festival avec la projection de The Spy and the Poet, un film estonien d'espionnage alliant sérieux et humour absurde (noir). Un long métrage surprenant mais à l'écriture hasardeuse.
À l'occasion de la programmation Visions de l'Est à l'Arras Film Festival, nous avons découvert La Vallée de la Paix, un film slovène de France Stiglic de 1956 récemment restauré. Le long métrage nous emmène en pleine guerre mondiale dans un pays peu exposé au cinéma, la Slovénie, pour nous faire suivre le périple de deux orphelins en quête d'un endroit où la guerre et la violence n'existeraient pas, la vallée de la paix. Un film incontournable.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.