Chloé Margueritte

Diplômée en journalisme de l'ESJ Paris, je suis passée par mille et une péripéties culturelles et littéraires au cours de mes études : théâtres, ciné et prépa avant de débarquer à Paris pour me lancer dans le journalisme et la communication. Passionnée par l'art en général et par le cinéma en particulier, j'écris principalement des critiques et autres analyses filmiques.

Joie sur pellicule : le bonheur triste des Ogres de Léa Fehner

Dans son deuxième film, Léa Fehner filme un collectif. A la « qu’un seul tienne les autres suivront », elle permet à ses personnages de construire une utopie où le bonheur semble toujours teinté de tristesse. Pourtant, c’est la rage de vivre de ces acteurs ambulants que l’on retient, grâce à une très belle scène finale. Petite analyse de la joie « triste » au cinéma dans le cadre de notre cycle d'avril.

Mais vous êtes fous : un premier film subtil et délicat pour Audrey Diwan

Mais vous êtes fous, le premier film d'Audrey Diwan, raconte une histoire incroyable mais vraie. La réalisatrice le fait avec beaucoup de finesse et sans jugement aucun pour ses personnages, ce qui donne une histoire parfaitement bouleversante, sans être moralisatrice. Un tour de force qui vaut le détour. En salles le 24 avril 2019. On y retrouve surtout avec délectation l'actrice Céline Sallette et son mari dans le film, Pio Marmaï, toujours aussi convaincant.

Agnès Varda : et après ?

Agnès Varda est à l'honneur sur la fiche du festival de Cannes 2019. Moins d'un mois après sa disparition, le 29 mars 2019, cet hommage permet de s'interroger sur l'héritage du cinéma de Varda et sur ses dignes héritières. En résumé, Agnès Varda, et après ?

Colère sur pellicule : Steve, la petite tornade de Mommy

Mommy est un film de sensations, d'émotions à l'état brut. Xavier Dolan parvient à détruire puis reconstruire sans arrêt la vie de ses personnages, notamment en faisant de Steve une tornade qui déteint par sa colère sur la mise en scène, la musique et le cadre. Petite analyse de ce personnage dans le cadre de notre mois "émotions sur pellicule".

Le corps sauvage : faire du cinéma avec un petit budget

Est-ce un hasard si les derniers "petits" films français sortis ces dernières années parlent tous de jeunesse et de radicalité ? Il ne s'agit pas d'une radicalité religieuse, ni de "petits" films au sens pas intéressants, mais de choix de vie, de questionnements et de budgets très très serrés, comparés à ceux, pharaoniques, de la plupart des productions actuelles. Le Corps sauvage fait partie de ces films, avec plus moins de réussite. Il est réalisé par Cheyenne Caron et sort au cinéma le 20 mars 2019.

Rebelles : c’est ça le girl power ?

Surfant sur une vague déjà amorcée depuis un moment, et légèrement hypocrite, Rebelles met en scène des femmes qui ne se laissent pas abattre par la vie, quitte à prendre les hommes un peu trop pour des imbéciles et à desservir son propos. Cependant, dans une optique à la Tarantino ou un peu cartoonesque, le film a un côté jouissif, qui fait plaisir à voir. Espérons simplement que cette tendance à vouloir vendre un film simplement sur un soit-disant "girl power" ne finisse pas par devenir un simple argument marketing un peu trop creux.

La musique d’Alex Beaupain dans le cinéma de Christophe Honoré : la débâcle des sentiments

Peut-on réellement parler de musique lorsque l'on évoque le duo Beaupain-Honoré ? Les chansons y sont comme autant de dialogues et précipitent l'action des personnages souvent empêtrés dans leurs sentiments. Ici, la musique ou plutôt la chanson est synonyme de "parler vrai" et donc de vérité. Il s'agit pour les personnages de faire le point sur leurs relations sans oser se faire du mal par des dialogues simplement parlés. Dès "17 fois Cécile Cassard" et son "Lola" chanté en slip rose par Romain Duris, Honoré a affirmé sa filiation avec un autre cinéaste du dialogue chanté, Jacques Demy. Alors, Beaupain serait-il en quelque sorte le Michel Legrand d'Honoré ? Pas tout à fait. Retour sur quelques partitions chantées particulièrement fortes dans le cinéma d'Honoré.

Le Chant du loup : quand le cinéma français parie sur ses acteurs

Avec Le Chant du loup, Antonin Baudry, au-delà des qualités cinématographiques de son projet, parvient à gagner le pari de réunir des acteurs à priori opposés : Omar Sy, Mathieu Kassovitz, Reda Kateb et François Civil. Un pari que d'autres ont fait ces dernières années. Le film sort en salles le 20 février 2019.

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