Chloé Margueritte

Diplômée en journalisme de l'ESJ Paris, je suis passée par mille et une péripéties culturelles et littéraires au cours de mes études : théâtres, ciné et prépa avant de débarquer à Paris pour me lancer dans le journalisme et la communication. Passionnée par l'art en général et par le cinéma en particulier, j'écris principalement des critiques et autres analyses filmiques.

Champs-Elysées Film Festival 2020 : retour sur la compétition officielle

Le Champs-Elysées film festival est un festival du cinéma indépendant américain et français. S'il est difficile de savoir ce que l'on met derrière le mot "indépendant", le défi est de présenter des films aussi inattendus que variés. On peut ainsi suivre les tribulations de deux potes partis en vacances dans le sud, une famille noire américaine filmée pendant vingt ans ou encore la petite vie d'un kiosque du 16e arrondissement de Paris. On peut même croiser Johnny Hallyday. Cette année le festival se déroule entièrement en ligne et l'accès est gratuit. Plongée au cœur de quelques films de la compétition officielle. 

La part des anges : un moment de comédie chez Ken Loach

La Part des anges sort en 2012 et repart avec un prix cannois, quatre ans avant la Palme d’Or pour Moi, Daniel Blake, beaucoup plus noir que ce petit bijou à la fois social et comique qui réunit des personnages déjantés, décalés. Un petit apéro tourbé dans la carrière du réalisateur britannique.

Il était une fois dans l’est : un road trip contemplatif

Il était une fois dans l'est est inspiré d'une histoire vraie. C'est à l'origine un court métrage que sa réalisatrice a transformé en long métrage afin de suivre le chemin de ses personnages. Et ça se sent car si le film ne dure qu'une heure vingt, il paraît un peu longuet. Heureusement qu'il s'en sort par ses qualités contemplatives. Sortie en VOD le 11 juin.

Jumbo : la belle ouverture du Champs-Elysées Film Festival 2020

Le Champs-Elysées Film Festival 2020 a ouvert ses portes en ligne et en beauté. Jumbo de Zoé Wittock a été diffusé dès 20h30 (enfin presque !). On y découvre Noémie Merlant, presque un an après Cannes et Portrait de la jeune fille en feu. Cette fois, elle incarne Jeanne, une jeune femme dont l'amour pour un objet va bouleverser la vie. Une petite pépite poétique et visuellement magnifique. Le film sort en salles le 1er juillet 2020.

Stéphane Brizé : en guerre contre le système

Avec En Guerre, La Loi du marché ou encore Quelques heures de printemps, mais plus largement à travers son cinéma, Stéphane Brizé s'intéresse à des personnages qui refusent d'être écrasés par le système. Ils veulent faire leurs propres choix quitte à s'y perdre mais en gardant le poing levé, la liberté chevillée au corps. Un parfait exemple à la française pour notre cycle anti-système.

Veronica Mars : héroïne en série

Il faut d’abord confesser que sortie en 2004, Veronica Mars est un sérieux plaisir coupable d’ados. Parce qu’on adorait aimer-détester Logan, parce que Veronica était vraiment trop forte et impertinente ! On passera sur l’existence récente d’une saison 4 plus que discutable (Logan !), mais force est de constater que pour une série d’ados, Veronica Mars se pose en petite pépite réjouissante sur les affres d’une période de lycée pas toujours ragoûtante ! A découvrir dans le cadre de notre cycle sur les séries de notre enfance.

Green Boys : parce que c’était toi, parce que c’était moi

Green Boys est la rencontre entre deux enfants qui construisent une cabane. Un peu comme dans Le Havre de Aki Kaurismäki (une pointe de burlesque en moins), il s'agit pour eux d'aller l'un vers l'autre, tout en douceur. On comprend à demi-mots, la traversée de deux ans qu'à été le "voyage" d'Alhassane. Cette rencontre est comme celle de deux planètes qui entrent tout à coup dans le même orbite, simple et poétique.

Polisse de Maïwenn : Prix du Jury Cannes 2011

Lorsqu'elle reçoit le prix d'interprétation féminine pour Mon Roi (2015), Emmanuelle Bercot déverse une émotion palpable, presque "trop" envahissante pour certains. Elle a été prise dans le dispositif émotif à la Maïwenn où tout explose, où l'affect est roi. Polisse, son film le plus intime à ce jour dit-elle, n'échappe pas à la règle. Il avait marqué le festival de Cannes 2011 dont il est reparti avec un Prix du Jury. 

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