Antoine Delassus

J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

Le Labyrinthe, un film de Wes Ball : Critique

Et au milieu de toutes ces productions pétaradantes, dotées de morales héroïques et libertaires, sentant bien gros le gigantisme américain, arrive le petit nouveau, en la personne de The Maze Runner, sobrement intitulé en français, Le Labyrinthe.

Critique : Chef de Jon Favreau

Chef réputé, Favreau incarne ici un cuisinier dévoué pour son art, débordant de créativité malheureusement engoncé dans un système l’obligeant à contenir et à réprimer sa verve créatrice au profit de recettes hype commençant à dater et demeurant inamovibles, clientèle oblige.

Sin City : J’ai Tué pour Elle, un film de Frank Miller – Critique

Une toile de fond, un univers capital que cette ville du péché. Cette Babylon émanant le vice, la violence et le stupre, est le lieu de pérégrinations de flic, qu’ils soient ripoux ou intègres, tueurs, hommes d’églises, sénateurs, strip-teaseuse...

Critique : Un Homme très Recherché, un film de Anton Corbijn

Délaissant la critique acerbe des dérives de la mondialisation présente dans The Constant Gardener, Un Homme très Recherché narre dans une ambiance atone et froide la paranoïa post 11 Septembre vue à travers les services secrets allemands...

Les Gardiens de la Galaxie, un film de James Gunn : Critique

James Gunn parvient à installer sur son film une odeur de jouissance et de fun dont n’était plus affublée une production Marvel depuis Avengers.

Anatomie d’un chef d’œuvre ou l’éternelle question du 7ème art ?

Chef d’œuvre ? Mais qu’est-ce donc cela ? Un terme galvaudé utilisé par beaucoup de pseudo-critiques sur internet, entre autre, pour caractériser une œuvre les ayant comblés au plus haut point ? Une œuvre ayant su au mieux utiliser les acteurs, le scénario, le réalisateur dont elle est affublée ?

Lucy, un film de Luc Besson : Critique

Bien qu’empruntant la même thématique SF à la fois délirante et terriblement attirante, Limitless et Lucy ne disposaient pas des mêmes attentes, ou des mêmes ambitions.

Les Voies du destin de Jonathan Teplitzky : Critique du film

Les Voies du destin, un film qui aurait pu avoir une odeur de brûlot s'il avait été réalisée par Coppola, Cimino ou Scorsese, il voit son potentiel ravagé par une réalisation qui, emplie de classicisme et de retenue semble comme aseptisée et refusant d’en dévoiler trop.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.