Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Huis clos", Naomi Reboul livre un récit d’une grande délicatesse, où il est question de silences pesants, de regards incertains et de ces paysages qui semblent plus vastes à mesure qu’ils résonnent avec les failles de ceux qui les traversent. Dans ce road-trip austral teinté d’introspection, deux jeunes hommes se croisent et s’éprouvent, dans la clarté douloureuse des vérités enfouies.
Un titre coup de poing, presque un oxymore. "Hardcore Maternity" ne tourne pas autour du pot pour évoquer la rudesse dans les jupes de la maternité, les poings serrés dans les couches pleines, l'épuisement en vernis brillant. Dans cet album à l’esthétique ultra-stylisée, Marga Castaño et Esther de la Rosa dressent le portrait d’une maternité moderne, bancale, urbaine, qui s'accroche à un verre de vin entre deux obligations familiales.
Dans leur ouvrage "Art Contemporain : 100 ans d'histoire", Robert Shore et Eva Rossetti nous entraînent à travers un siècle entier d'innovations artistiques, de provocations audacieuses et de bouleversements culturels majeurs. De Marcel Duchamp, qui brisa définitivement les codes en exposant son fameux urinoir comme œuvre d’art, jusqu'à Andy Warhol, maître incontesté de l'art commercial et du pop art, les auteurs brossent un panorama elliptique mais passionnant des transformations radicales du paysage artistique contemporain.
Dans "La Fabrique des insurgées", Bruno Loth exhume un pan méconnu de l’histoire sociale française : la première grande grève féminine de l’Hexagone, survenue à Lyon en 1869. En noir et blanc, porté par un sens aigu de la narration historique, ce roman graphique redonne voix aux "ovalistes", ces ouvrières de la soie longtemps condamnées au silence.
Un homme meurt, une mémoire s’ouvre. Et soudain, c’est toute l’Histoire qui chancelle. Avec ce deuxième et dernier tome de "Mercader : L’Assassin de Trotsky", Patrice Perna et Stéphane Bervas concluent un diptyque aussi intelligent que glaçant, entre fiction politique et mémoire trouble, où l’Histoire n’est jamais tout à fait ce qu’elle paraît.
Loin des ruelles embrumées de Whitechapel, "Kundan : Crépuscule indien" déploie la majesté lumineuse des palais du Raj pour mieux y distiller son venin gothique. Deuxième volet d’une trilogie où le vampire ne chasse plus seulement dans les brumes victoriennes mais sous le soleil écrasant de l’Inde coloniale, cet album entérine le virage engagé dans le premier tome : une hybridation du mythe stokerien et du folklore indien.
« - Vous croyez au Père Noël, M. Burma ?
- Oui, madame !
- Vous avez raison, c’est la saison ! Le petit Jésus va bientôt sortir de son étable et tout ira mieux… Vous croyez au Père Noël ?
- Mais non !
- Vous avez tort ! »
Avec "Candy Superstar", Claire Translate et Livio Bernardo signent une œuvre aussi baroque que documentée, à la croisée du roman graphique, de la fresque historique et du manifeste queer. À travers le destin météorique de Candy Darling – superstar trans de la Factory warholienne – se dessine un portrait kaléidoscopique de l’Amérique des années 60-70, où la liberté, la création, la violence et l’invisibilisation se heurtent sans cesse.
Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.