Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
« Leçon du jour, mon gars… Si tu veux pouvoir profiter d’un des rares terrains vagues qui existent encore, ne laisse JAMAIS les artistes s’y installer !! Les artistes, c’est l’avant-garde de la bourgeoisie ! Ces types sont capables de sublimer n’importe quoi ! Du hangar miteux au bled paumé en passant par le pire coupe-gorge ! En deux temps, trois mouvements, tu te retrouves avec une armée de fêtards… de bars… de galeristes… d’agences immobilières… et de tout un tas de pigeons qui trouvent que l’endroit est pâââârfait pour se reproduire ! »
Avec "L’Amourante", Pierre Alexandrine propose aux éditions Glénat une bande dessinée singulière, articulée autour d'une variation subtile et féministe sur le mythe de l’amour éternel et du corps soumis au regard des autres.
Dans "Squad", roman graphique signé Maggie Tokuda-Hall et Lisa Sterle, les adolescentes ne se contentent plus de rêver d’émancipation : elles la dévorent et la hurlent les nuits de pleine lune. Ce récit aux allures de teen drama fantastique prend rapidement une tournure bien plus profonde et dérangeante, dans un écrin graphique aussi acidulé que trompeur.
On le sait, les déclinaisons de formats et d’éditions se multiplient, avec plus ou moins de succès. C’est précisément ce que propose Glénat avec sa collection « Glénat BD poches » : une ligne claire et dense, pensée pour élargir le lectorat sans sacrifier la qualité, pour remettre en lumière des œuvres fortes et offrir aux lecteurs des récits de fond dans un écrin de poche. Sept nouveaux albums sont à découvrir sans tarder.
Un cargo bat pavillon d’un réalisme grinçant. Dans "Cargo – Pavillon barbare", Bruno Costès et Clément Belin s’aventurent sur les flots agités d’une fiction délibérément chaotique. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le voyage ne sera pas de tout repos. C'est à découvrir aux éditions Delcourt.
Chez Gotlib, la musique n’était ni un accompagnement ni une simple influence : c’était un véritable carburant. Un tremplin vers l’absurde, un complice discret tapi dans les marges de ses planches. Le nouvel opus de la collection Les Jolis P’tits Cultes, sobrement intitulé "Gotlib et la musique", explore cette passion dévorante qui infusait ses cases d’une fantaisie mélodique souvent jubilatoire.
Dès les premières pages de ce nouvel opus de Fluide Glacial, signé Zidrou et illustré par Éric Maltaite, on ressent une volonté radicale de décrypter, voire de dénoncer, l’évolution du tourisme à l’ère du numérique et de l’excès. L’album s’inscrit dans la lignée des critiques acerbes des dérives de nos sociétés modernes, mêlant humour corrosif et observations sociales percutantes.
Paru chez Glénat, "Albertine a disparu" est un roman graphique d'une grande justesse, entre chronique villageoise et polar feutré, nourri d’un fait divers bien réel. Scénarisé par deux journalistes – François Vignolle, ex-directeur de la rédaction de RTL et fin connaisseur des arcanes judiciaires, et Vincent Guerrier, rédacteur en chef d’un hebdomadaire normand – le récit tire sa force de ce double ancrage : une fidélité au réel et une capacité à en tirer une fiction ciselée, pudique et saisissante.
Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.