Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
En passant de Neptune, la géante des confins à Vénus, la fournaise acide, la collection "Système solaire" des éditions Glénat poursuit son voyage d’une planète à l’autre. Sous la plume de Bruno Lecigne, secondé par Federico Dallocchio, Afif Khaled et Xavier Dujardin, cette épopée graphique transforme la vulgarisation scientifique en odyssée métaphysique. Deux tomes, deux mondes : l’un bleu de froid, l’autre jaune de brûlure – et, entre les deux, le même vertige de l’esprit humain face à l’univers.
Dans ce préquel de sa série culte, Lapuss’ remonte aux origines du mal, c’est-à-dire au moment précis où un chat a ouvert les yeux sur le monde, s’est rendu compte que sa mère était "une vraie mocheté", et que l’humanité tout entière méritait d’être dominée. Avec son humour féroce et sa tendresse vacharde, "Putain de chat" rejoue la création du monde version litière et sarcasme.
On croyait tout connaître du monde cubique de Minecraft : ses blocs, ses biomes, ses dragons, ses créatures hostiles… jusqu’à ce que "MOBS" vienne, album après album, en renverser la perspective. Sous la plume complice de Frigiel et Piratesourcil, et le trait facétieux de Pierre Waltch, les monstres, ces silhouettes que l’on massacre distraitement à coups d’épée, se découvrent une vie intérieure, un humour, et même un cœur…
Avec ce onzième tome haut en couleurs de "Dragon Ball SD", les éditions Glénat nous replongent dans l’un des arcs les plus fascinants et inquiétants de la saga : celui des cyborgs. À travers le regard espiègle et condensé de Naho Ohishi, l’œuvre originelle d’Akira Toriyama revit ici sous une forme ludique mais non moins dense, où la menace du futur s’invite brutalement dans le présent. L’arrivée de Trunks, la maladie de Goku, le réveil du docteur Géro : tout concourt à faire basculer Dragon Ball dans une tonalité plus sombre, presque dystopique.
Il fut un temps où rire tenait lieu d’acte politique. Où un dessin gribouillé sur une nappe, un mot trop cru dans une légende, valaient une convocation au tribunal. Où un journal entier, bricolé dans l’urgence et l’ivresse de liberté, pouvait menacer "l’ordre moral" d’un pays tout entier. Ce temps, c’est celui de Hara-Kiri, né en 1960, "journal bête et méchant" dont la sottise autoproclamée cachait une formidable intelligence du désordre.
"Helen de Wyndhorn" est le dernier récit en date de Tom King. Mis en images par Bilquis Evely, il s'apparente à une fable à la croisée du réalisme et du mythe, du chagrin et de la révélation. C’est un conte de fantômes et de transmission, une plongée dans ces territoires troubles où les histoires que l’on raconte finissent par modeler ceux qui les écoutent.
En revisitant le mythe de Frankenstein à travers une mosaïque d’organes, Michael Walsh signe l’un des récits les plus originaux jamais consacrés au monstre de Mary Shelley. Publié chez Urban Comics, ce Frankenstein portant des habits neufs interroge ce que les morts laissent aux vivants.
Avec "Leave Them Alone", Roger Seiter (scénario) et Chris Regnault (dessin) signent une fresque ambitieuse, tendue, qui s’inscrit dans la grande tradition du western. Paru aux éditions Bamboo (Grand Angle), l’album se déploie sur 160 pages denses et nerveuses, où le souffle de l’Ouest n’a rien de romantique : il sent la poussière, la sueur et le sang.
Un oiseau hyperactif, un écureuil rongé par l’anxiété et un chat affamé : James Burks lance une série jeunesse qui assume pleinement ses codes. Sans chercher à révolutionner l’aventure humoristique animalière, ce premier tome mise sur l’énergie, la dynamique du duo dépareillé et l’efficacité du gag cartoon.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Le scénariste Jean-Yves Le Naour et le dessinateur Emilio Van der Zuiden s’emparent de Margaret Thatcher, fille d’épicier devenue Première ministre de Grande-Bretagne. Il en ressort une figure intraitable, caractérisée avec ce qu'il faut d'humour noir et de critique sociale.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.