Les meilleurs films de John Malkovich

Il est l’un des acteurs de genre les plus talentueux de sa génération, voici un top 5 des meilleurs films de John Malkovich.

L’Empire du Soleil, 1987

Situé dans un camp de prisonniers de guerre japonais après la Seconde Guerre Mondiale, ce film de Steven Spielberg de la fin des années 80 s’appuie sur la biographie de JG Ballard, joué ici par le futur Batman, Christian Bale, qui se lie d’amitié (à la fin) avec Bassie, un soldat américain joué par Malkovich. Il s’agit d’une excellente performance de la part de Malkovich, sans doute l’une de ses meilleures, du fait qu’il parvient à illustrer le côté chaleureux d’un soldat américain s’occupant d’un jeune homme britannique, tout en laissant filtrer un air menaçant et peu fiable auquel on ne se fait jamais vraiment. Ceci pourrait être parce que lorsque Bassie apparaît pour la première fois, il cherche à tirer profit des dents du jeune garçon, ou peut-être parce qu’il prend un malin plaisir à taquiner sans arrêt le jeune Britannique avec ses compatriotes, dans tous les cas il faut attendre la fin du film pour comprendre son niveau de sincérité.

L’Homme au Masque de Fer, 1998

Le deuxième roman de Dumas et la suite des Trois Mousquetaires, L’Homme au Masque de Fer fut porté sur grand écran en 1998 avec une distribution des plus prestigieuses. Aux côtés de Leonardo DiCaprio, Jeremy Irons, Gérard Depardieu et Gabriel Byrne, jouant respectivement les rôles du Roi Soleil, d’Aramis, de Porthos et de D’Artagnan, le rôle d’Athos revient à Malkovich, qu’il joue avec aplomb. Pour ceux qui ne le savent pas, l’histoire se situe à Paris, dont le peuple est affamé à cause de son roi séducteur, que les quatre mousquetaires projettent de remplacer. Il s’avère qu’il possède un frère secret qui avait été caché à sa naissance avant d’être emprisonné, et qu’ils espèrent échanger avec le roi.

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Les Joueurs, 1998

Parmi les personnages les plus menaçants joués par Malkovich se trouve Teddy, un ancien responsable du KGB qu’il interprète dans Les Joueurs, un film entièrement dédié au poker. Truand russe obsédé par les biscuits Oreo, nous le découvrons en train de démanteler une salle de jeu clandestine à New York et arrêter Mike McDermott (Matt Damon) par la même occasion. Le film est davantage centré sur Matt Damon et son meilleur ami Worm, interprété par Edward Norton, et la tentative de McDermott de récupérer sa mise au WSOP. Mais bien que Matt Damon et le reste du casting soient très bons, Malkovich est éblouissant dans le rôle du sinistre Russe qui aligne ses biscuits comme il aligne ses jetons de poker. Dans le film, Worm a une énorme dette envers Teddy du KGB, et bien qu’il soit un joueur de cartes lui-même, il utilise les talent de lecture du jeu de son meilleur ami pour récupérer suffisamment d’argent pour rembourser la dette. Worm, dont nous faisons la connaissance au moment où il sort de prison, n’apporte pas grand-chose si ce n’est des ennuis tout au long du film, et après s’être fait prendre en train de tricher, il se fait massacrer avec ses amis avant de quitter la ville. Toutefois, Mike, décide de rester et de jouer, et après avoir emprunté l’argent à son ancien prof de droit, s’assoit de nouveau à une table avec Teddy, ce qui nous amène à la scène la plus magistrale de Malkovich dans le film. Ayant perdu la première partie, Teddy insiste pour prendre sa revanche, ce que Mike accepte. Dans la confrontation finale, Mike met le doigt sur le signe déterminant qui lui permet de gagner la main, et de déplumer Teddy qui se retrouve sans rien d’autre que ses biscuits.

Mike utilise alors ce qu’il lui reste pour effectuer le déplacement jusqu’à Vegas et participer au Main Event du World Series of Poker. Un moyen beaucoup moins éprouvant d’atteindre le WSOP Main Event serait de participer à un des nombreux tournois satellites, comme l’a fait Chris Moneymaker en 2003, cinq ans après la sortie de ce film. Moneymaker finit par remporter le tournoi et devint millionnaire du jour au lendemain, déclenchant ce que l’on appela par la suite l’explosion du poker en ligne. À présent, le poker en ligne est devenu l’un des nombreux jeux de casino en ligne dont la possibilité de gagner de l’argent réel attire un grand nombre de joueurs.

Burn After Reading, 2008

En 2008, le monde obtenait enfin ce qu’il attendait désespérément, une association de Malkovich avec les frères Coen dans le thriller Burn After Reading. Malkovich interprète Osbourne Cox, un analyste de la CIA alcoolique et lunatique qui, à la suite d’une rétrogradation de poste dans son travail, décide de tout abandonner pour se consacrer à l’écriture de ses mémoires. Plus tard dans le film, les fameuses mémoires sont volées, et comme il s’agit de documents classifiés secret d’état, s’ensuit un enchaînement d’événements dans lequel sa vie s’effondre et se termine de façon abrupte, le tout joué par Malkovich avec grand enthousiasme.

Le Guide du Voyageur Galactique, 2005

Arthur Dent est un Britannique qui a une telle poisse que lorsqu’il rencontre enfin l’amour, l’objet de ses désirs est envoyé dans l’espace. Pour ne rien arranger, Dent l’infortuné découvre que sa maison doit être démolie pour construire une route de contournement, mais il s’agit en fait de l’arbre qui cache la forêt, sachant que la terre entière est sous la menace d’une destruction imminente. Dent monte alors à bord d’un vaisseau spatial et traverse la galaxie pour tenter de donner un sens à tout cela, simplement vêtu d’un peignoir. Le film est basé sur le livre de Douglas Adams et fait figurer Martin Freeman, précédemment aperçu dans The Office, qui joue le rôle de Dent, et bien sûr John Malkovich dans un rôle comique, interprétant un homme politique de l’espace du nom de Humma Kavula, tout ceci dans une exquise bonne humeur.

 

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

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