Sweet Home : Sortie en Blu-ray, DVD & VOD le 27 Juillet 2016

[Critique] Sweet Home

Synopsis: Chaque année, en Espagne, il y a plus de 50 000 expulsions. 85 % sont réalisées pacifiquement. 13% par la force. Et 2%, en utilisant d’autres méthodes…

Inutile de rappeler que le cinéma de genre en Espagne est bel et bien présent. Au-delà des films policiers et autres thrillers (Cell 211, Malveillance ou plus récemment La Isla Minima), c’est bel et bien dans le cinéma fantastique d’horreur que les réalisateurs hispaniques plaisent à s’illustrer. On peut citer notamment le cador du genre, Guillermo Del Toro (L’Echine du Diable, Le Labyrinthe de Pan), Alejandro Amenabar (Les Autres) ou encore Jaume Balaguero (La secte sans Nom, la saga REC…). Il faudra maintenant ajouter à cette liste non exhaustive Rafa Martinez, qui, pour son premier long métrage, a décidé de se frotter au genre du slasher avec Sweet Home.

Ce dernier nous plonge au cœur d’une Espagne peu commune : le soleil, les plages, les cocktails ont laissé la place à un contexte social des plus défavorables et des plus déshumanisés. Martinez a en effet décidé d’ancrer son film dans un  réalisme social assez prononcé, avec le souci de décrire les conditions de vie parfois difficiles de certaines couches de population pouvant être victime d’expulsions de leur logement. L’héroïne, interprétée par Ingrid Garcia Jonsson, travaille d’ailleurs pour une agence immobilière, chargée de dresser le bilan des dettes des propriétaires et locataires, et de décider si oui ou non ces derniers, fébriles quant à leur avenir, peuvent garder leur logement. Ce contexte social, thématique originale et peu commune dans le cinéma d’horreur, suscite la curiosité et maintient notre intérêt quant  à la suite des événements. C’est malheureusement là où le bât blesse.

 

Loin de révolutionner le genre, le film ne fait que recycler avec une certaine paresse tous les lieux communs propres au slasher. C’est bien simple, rien de ce qui nous est présenté ici n’a pas été vu et revu des dizaines de fois dans d’autres productions du même genre : l’héroïne en détresse, se révélant en définitive bien plus forte qu’il n’y paraît, le sidekick comique en la présence du petit ami, leur histoire d’amour compliquée… Même le tueur, se devant être l’attraction principale du long métrage, bien que glacial et à la carrure impressionnante, possède des intentions fort mal amenées.

Néanmoins, le film se suit bien, essentiellement grâce à l’intelligence de sa mise en scène, et  l’utilisation de son unique décor : un immeuble désaffecté et abandonné. Construit comme un véritable huis clos, avant de se transformer progressivement en une poursuite labyrinthique à travers les pièces des appartements, les conduites, les parties communes, et mêmes les sous-sols de la ville, le réalisateur tire profit de son décor amenant ainsi une certaine tension, habilement menée tout le long des 80 minutes que nous propose le film. Efficace et sans temps mort, aux scènes gores suffisamment distillées, Sweet Home ravira les amateurs du genre, et place Rafa Martinez sur le podium des réalisateurs à suivre.

 

Interview du réalisateur Rafael Martínez

Sortie de Sweet Home Co-écrit et réalisé par Rafael Martínez

Avec Ingrid Garcia Jonsson, Bruno Seville

Poussez les portes de l’horreur ! Nouveau frisson des producteurs de la saga Rec, SWEET HOME revisite le home invasion, se muant en un slasher féroce, angoissant et sanglant.

Dans la lignée de Hostel, cette traque infernale est un concentré de terreur et de tension claustrophobe !

Sortie en Blu-ray, DVD & VOD  le 27 Juillet 2016 chez Wild Side

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD

Format image : 2.35, 16/9ème compatible 4/3 Format son : Espagnol  DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0, Français DTS 5.1 Sous-titres : Français Durée : 1h20

 CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES Blu-ray

Format image : 2.35 – Résolution film : 1080 25p  Format son : Espagnol & Français DTS HD Master Audio 5.1 Sous-titres : Français Durée : 1h20

Sweet Home : Bande annonce

Sweet Home : Fiche Technique

Réalisation : Rafa Martinez
Scénario : Angel Agudo, Rafa Martinez, Teresa de Rosendo
Casting : Ingrid Garcia Jonsson (Alicia), Bruno Sevilla (Simon), Oriol Tarrida (le tueur), Eduardo Lloveras (l’homme cagoulé), Miguel Angel Alarcon (l’homme cagoulé 2), Luka Perso (l’homme cagoulé 3)

Direction artistique : Silvia Steinbrecht
Photographie : Antonio J. Garcia
Musique : Gines Carrion
Durée : 80 minutes
Date de sortie : 27 juillet 2016
Producteurs : Valentina Chidichino, Stanislaw Dziedzic, Carlos Fernandez, Laura Fernandez, Adria Mones, Anna Rozalska, Klaudia Smieja
Société de production : Castelao Pictures, Film Produkcja
Société de distribution : Wild Side

 

 

 

 

 

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Kevin Beluche
Kevin Beluchehttps://www.lemagducine.fr/
Grand passionné de cinéma depuis mes 3 ans, âge auquel j’ai pour la première fois mis les pieds dans une salle de cinéma (Aladdin !), je n’ai depuis cessé d’alimenter mon amour vis-à-vis du septième art. A travers des critiques ponctuelles, des discussions endiablées entre passionnés et amis, de nombreux achats d’objets collector et de sorties, cet art est devenu un réel besoin ne demandant qu’à être assouvi encore davantage. Ayant un double diplôme dans la finance et la comptabilité à Nancy, je travaille actuellement dans une boite de BTP en tant que responsable administratif. Mais fort heureusement, le cinéma ne m’a jamais réellement lâché, l’écriture me permettant de transmettre les rouages et mécanismes de ma passion.

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