Festival Cinélatino 2018 : le point sur la sélection

Comme chaque année, la ville rose accueille son célèbre festival de cinéma latino-américain du 16 au 25 mars 2018. Depuis maintenant trente ans, il est devenu un événement incontournable pour les cinéphiles de la région et s’étend dans toute l’Occitanie pour offrir une diversité culturelle à un large public. Avant que le festival ouvre ses portes dans quelques jours, voici l’occasion de revenir sur la grande sélection de films diffusés durant ces dix jours.

Pour ses trentièmes rencontres toulousaines, le festival s’offre la présence de l’actrice Paulina García Alfonso et de nombreuses personnalités françaises, ainsi qu’une programmation très riche pour rendre hommage à la belle variété que le cinéma d’Amérique du sud propose au monde entier. Le festival cinélatino a la particularité de mettre assez en valeur le travail des femmes dans sa sélection. Presque à la manière des Women in Motion de Cannes, Cinélatino a lui aussi décidé de rendre hommage à certaines figures féminines cette année. En mettant à l’honneur des actrices ou réalisatrices chiliennes, ces 30èmes rencontres diffuseront les films s’étant faits une place dans le cinéma international tels que La Novia del Desierto (Cannes 2017, Un Certain regard) de Cecilia Atlàn et Valeria Pivato, El presidente (Cannes 2017, Un Certain regard) de Santiago Mitre, ou encore Une femme fantastique de Sebastian Lelio.

Sa diversité, le festival la trouve également dans les jurys qu’ils convoquent pour différents prix. Des professionnels du septième art à la presse en passant par des cheminots, ou encore des étudiants, et même plus simplement, le public. Cinélatino ouvre ses portes à tout le monde et c’est là que réside sa force. Regrouper tout le monde au sein d’une même passion, et faire venir un public aussi divers que ce qu’il projette.

La compétition Fiction remettra 6 prix dont celui du Grand Prix Coup de Coeur.

– Azougue Nazaré, de Tiago Melo (Brésil)

– Cabros de mierda, de Gonzalo Justiniano (Chili)

– Candelaria, de Johnny Hendrix Hinestroza (Cuba)

– El silencio del viento, d’Álvaro Aponte-Centeno (Porto Rico)

– Matar a Jesus, de Laura Mora (Colombie)

– Mormaco, de Marina Meliande (Brésil)

– Princesita, de Marialy Rivas (Chili)

– Sergio y Serguei, de Ernesto Darañas Serrano (Cuba)

– Severina, de Felipe Hirsch (Brésil)

– Sinfonia para Ana, de Virna Molina (Argentine)

– Temporada de caza, de Natalia Garagiola (Argentine)

– Zama, de Lucrecia Martel (Argentine)

La compétition documentaire remettra 4 prix dont un par le public.

– A morir a los desiertos, de Marta Ferrer Carné (Mexique)

– Cocaine prison, de Violeta Ayala (Colombie)

–  El silencio es un cuerpo que cae, de Agustina Comedi (Argentine)

– Primas, de Laura Bari (Argentine)

– Robar a Rodin, de Cristóbal Valenzuela Berríos (Chili)

– O Chalé é uma ilha batida de vento e chuva, de Letícia Simões (Brésil)

– Tierra sola, de Tiziana Panizza (Chili)

Et la compétition court métrage remettra 5 prix à travers 17 films divisés en 3 programmes dont deux de fiction et un de documentaire.

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» Apenas o que você precisa saber sobre min de Maria Augusta V. NUNES (Brésil)

» Hombre de Juan Pablo ARIAS MUÑOZ (Chili)

» La Duda de Juan CÁCERES (Chili)

» Lo que no se dice bajo el sol d’Eduardo ESQUIVEL (Mexique)

» Peñas de Sheila ALTAMIRANO (Mexique)

[/cbtab][cbtab title= »Programme 2″]

» A passagem do cometa de Juliana ROJAS (Brésil)

» Damiana d’Andrés RAMÍREZ PULIDO (Colombie)

» Deusa de Bruna CALLEGARI (Brésil)

» Fantasma cidade fantasma d’Amanda DEVULSKY et Pedro B. (Brésil)

» Tierra mojada de Juan Sebastián MESA (Colombie)

[/cbtab][cbtab title= »Programme 3″]

» Amor, nuestra prisión de Carolina CORRAL (Mexique)

» Boca de fogo de Luciano PÉREZ FERNÁNDEZ (Brésil)

» Como lágrimas en la lluvia de Milagros TÁVARA ESTELA (Pérou)

» El Viejo y la isla de Paul CORONEL (Mexique)

» Lupus de Carlos GÓMEZ SALAMANCA (France)

» Palenque de Sebastián PINZÓN SILVA (Colombie)

» Resistencia en paz d’Edison SÁNCHEZ CASTRO (Colombie)

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Ajoutées à ces trois compétitions, plusieurs sections parallèles seront l’occasion de faire de nouvelles découvertes inédites ou de ré-apprécier les incontournables de l’année aussi bien en documentaires qu’en films de fiction. Cinélatino présentera en avant première Les bonnes manières de Juliana Rojas et Marco Dutra, un film franco-brésilien qui dresse le portrait d’une relation entre deux femmes et explore le psyché. Pour ses 30 ans, le festival organise également beaucoup d’événements spéciaux comme de multiples cartes blanches à des invités qui ont eu la chance de choisir le film qu’ils voulaient faire découvrir au public toulousain. Notamment à travers une carte blanche à Nahuel Perez Biscayart, un des visages marquants de 2017, avec le film El auge del humano réalisé par Eduardo Williams. En octobre 2017, le public a voté pour une sélection de 16 films parmi 30 fictions et 12 documentaires qu’ils ont élu comme leurs préférés sur les 10 dernières éditions du Festival Cinélatino et seront projetés au public à l’occasion des 30 ans de l’événement. Parmi eux, il y a notamment 7 cajas  de Juan Carlos Maneglia et Tana Schémbori qui raconte l’histoire d’un jeune de 17 ans embarqué dans un thriller malgré lui. De plus, pour fêter ces 30èmes rencontres toulousaines, le festival s’associe avec la Quinzaine des Réalisateurs pour diffuser La Primera carga al machete, un film cubain de Manuel Octavio Gomez présenté lors de la première édition de la Quinzaine en Mai 1969. Le délégué général Edouard Waintrop présentera d’ailleurs la séance ainsi que le livre « La Quinzaine des Réalisateurs : les jeunes années 1967 – 1975 » de Bruno Icher lors d’une rencontre spéciale à la librairie Ombres Blanches.

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Gwennaëlle Masle
Gwennaëlle Maslehttps://www.lemagducine.fr/
Le septième art est un rêve et une passion depuis quelques années déjà. Amoureuse des mots et du cinéma, lier les deux fait partie de mes petits plaisirs. Je rêve souvent d'être derrière la caméra pour raconter des histoires et toucher les gens mais en attendant, je l'écris et je me plais à le faire. Je suis particulièrement sensible au cinéma français ou au cinéma contemplatif dans sa généralité, ce qui compte c'est de ressentir. Les émotions guident mes passions et le cinéma ne déroge pas à la règle, bien au contraire.

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