Shot Caller : la descente aux Enfers de Nikolaj Coster-Waldau en DVD

Shot Caller, un thriller brutal et poignant avec Nikolaj Coster-Waldau, est disponible en DVD et Blu-Ray disc depuis le 6 février. Focus sur le film coup de poing de Ric Roman Waugh.

Synopsis : Jacob Harlon est un homme d’affaires à succès et un père de famille épanoui jusqu’au jour où il tue son meilleur ami dans un accident de la route après une soirée trop arrosée. Envoyé dans une prison de haute sécurité, il doit se soumettre aux rites de passage et devient Money, un gangster violent et sans pitié. A sa sortie, surveillé par la police, ses anciens codétenus l’obligent à commettre un dernier crime.

Shot Caller, c’est la chute dramatique d’un homme d’affaire, père de famille et mari aimant. Ou comment, du blindage mental à la métamorphose physique, Jacob devient Money durant son séjour prolongé en prison.
L’histoire aurait bien quelque chose de cliché : la prison américaine de base avec ses gangs violents et ses matons aveugles, ou pourris, ou les deux, les défaillances des systèmes judiciaires et carcéraux, l’injustice tout court…
Mais Shot Caller a sans conteste quelques qualités notamment techniques. L’ambiance pesante, d’abord, pose le cadre du récit. Portée par une musique de fond entêtante, oppressante et agrémentée de filtres jaunes et ocres, l’atmosphère dense et poisseuse nous tient en otage tout en nous évitant de sombrer dans le pathos.
Le montage ingénieux intercale des flashbacks durant toute la première partie du film. Jonglant entre violence et vie de famille, cette chorégraphie d’images donne le tempo et rythme l’action.
Le premier rôle est incarné par un Nikolaj Coster-Waldau (Jaime Lannister de Game of Thrones) intense et impeccable qui fait vibrer notre corde sensible et arme notre dignité.
Et si la deuxième partie du film perd un peu en profondeur et en puissance, le final détonant ne manquera pas de ressources et de surprises.
En outre, on retrouvera dans Shot Caller quelques visages de séries connus comme Emory Cohen (The OA), Jon Bernthal (The Walking Dead) ou Benjamin Bratt (Private Practice, Star). Cette brochette d’acteurs nous offre un jeu crédible pour un thriller d’action relativement réussi et qui plaira aux adeptes du genre !

Shot Caller : Bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=lT9FM3VRRJo

Shot Caller : Fiche technique

Titre original : Shot caller
Un film de Ric Roman Waugh
Réalisateur : Ric Roman Waugh
Scénariste : Ric Roman Waugh
Acteurs : Nikolaj Coster-Waldau, Omari Hardwick, Lake Bell, Jon Bernthal, Emory Cohen, Jeffrey Donovan, Evan Jones, Benjamin Bratt, Holt McCallany
Musique : Antônio Pinto
Genre : Drame, Policier, Thriller
Date de sortie : 17 juin 2017 (États-Unis)
Sociétés de production : Bold Films, Participant Media
Distribué par : Saban Films

Caractéristiques Vidéo :

Editeur Vidéo : Orange Studio
Nombre de disques : 1
Version vidéo : Standard
Date sortie DVD & Blu-Ray : 06 février 2018
Zone : Zone B/2
Son : Anglais DTS HD (Master audio) 5.1, Français DTS HD (Master audio) 5.1
Format d’image : 2,40:1
Durée (mn) : 121
Sous-titrage : Français
Définition de l’image : HD 1080p 16:9 (1920×1080 progressif)
Format de tournage : 2,40:1
Image : Couleur
Public : Tous publics

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

Le Cuirassé Potemkine (1925), de Sergueï Eisenstein : de la propagande au firmament du septième art

Le talent d’Eisenstein fut initialement mis au service de la machine propagandiste soviétique. Un siècle plus tard, le temps a débarrassé ce film de toute la dimension polémique attachée au régime criminel. Ne reste aujourd’hui plus que la substantifique moelle du génie de son metteur en scène.

Le Grand Duel (1972), de Giancarlo Santi : pour quelques plans de Leone

Non dépourvu de plans géniaux – notamment son duel final – et illuminé par le magnétisme de Lee Van Cleef, le film est néanmoins écrasé par le modèle leonien, dont tous les codes sont scrupuleusement respectés. Les suppléments sont généreux et sympathiques… mais eux aussi très imparfaits.

A Prairie Home Companion (2006), de Robert Altman : adieu d’un maître, élégie du Midwest

Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.