Le remake de Maniac Cop tué dans l’œuf pour des histoires d’argent ?

Larry Cohen, auteur du scénario de Maniac Cop et de ses deux suites, vient de doucher les fans de cinéma bis. A l’occasion d’une interview accordée à la rédaction de Birth Movies Death, il a laissé entendre que le projet était abandonné et dans une impasse pour des raisons financières essentiellement.

Le réalisateur, scénariste et producteur Larry Cohen a jeté un pavé dans la mare au sujet du projet de reboot du film culte Maniac Cop, réalisé par William Lustig en 1988 avec Robert Z’Dar, Bruce Campbell, Tom Atkins, Richard Roundtree et Laurene Landon. Ce bijou du cinéma bis a d’ailleurs été réédité en DVD et en Blu-Ray par Carlotta Films en juillet 2016 dans sa sélection Midnight Collection.

Le réalisateur John Hyams (Z Nation, Universal Soldier : Le jour du jugement et U.S. : Régénération) devait s’attaquer à ce projet fou avec l’aide de Nicolas Winding Refn (The Neon Demon, Drive, la trilogie Pusher) et William Lustig à la production. Ed Brubaker devait se charger du scénario.  Larry Cohen a donc dévoilé des informations qui vont décevoir les cinéphiles qui attendaient ce remake avec beaucoup de curiosité. Selon des informations de Mad Movies, le scénariste des films originaux de la franchise Maniac Cop s’est notamment confié à la rédaction de Birth Movies Death sur l’état actuel du projet. Larry Cohen, à l’image du mythique policier zombifié increvable de la franchise horrifique, n’y est pas allé de main morte dans cet entretien. Il n’a pas été très tendre vis-à-vis de ses petits camarades et n’a pas manié la langue de bois.

À ce que je sais, le film ne se fait plus et ils essaient peut-être de le cacher, car ils me doivent 250 000 dollars. Ed Brubaker a écrit le script, que j’ai lu, et il n’est pas très bon. Ed est un excellent scénariste de comic books, je pense. S’il a déjà écrit un bon film, je ne l’ai encore jamais vu.

Larry Cohen a même expliqué qu’il avait épaulé l’équipe du remake. Le projet est malheureusement voué à l’échec selon lui.

J’ai écrit six nouvelles scènes en prenant en compte ce que j’avais lu. Et je peux vous dire que si j’avais écrit tout le scénario, le long-métrage n’en serait pas là parce que le script serait bon. J’ai écrit trois scripts pour Bill Lustig — même si celui du troisième a été totalement remanié suite au renvoi de Bill — et je peux vous assurer que j’en aurai écrit un quatrième. Mais ils ne me l’ont pas demandé alors le film est au point mort.

Larry Cohen s’est livré à ces confidences amères sur ce projet dans le cadre de la promotion d’un documentaire à sa gloire, King Cohen: The Wild World of Filmmaker Larry Cohen. Reste à savoir si le projet de relancer la saga Maniac Cop connaîtra une issue heureuse dans les mois et les années à venir ou si le projet est définitivement mort et enterré. Larry Cohen semble être frustré de ne pas avoir été appelé dès l’origine pour participer à cette nouvelle aventure. Le comédien Robert Z’Dar qui a terrifié des générations de spectateurs avec son rôle du Maniac Cop est malheureusement décédé en 2015.

Festival

Cannes 2026 : Le Corset, l’appel de l’ouragan

Présenté à Un Certain Regard 2026, "Le Corset" est le film d'animation le plus personnel de Louis Clichy et une comédie dramatique familiale portée par l'aquarelle, la musique et une sincérité bouleversant dans la campagne française.

Cannes 2026 : Her Private Hell, l’antre de la bêtise

À Cannes 2026, "Her Private Hell" marque le retour raté de Nicolas Winding Refn avec un film visuellement creux, profondément misogyne et totalement englouti par sa propre prétention.

Cannes 2026 : Garance, l’enverre du décor

Dans "Garance", Adèle Exarchopoulos incarne une actrice alcoolique un peu perdue, qui enchaîne les petits rôles, les rencontres et les soirées bien arrosées. Un portrait de femme plein de douceur et de sensibilité signé Jeanne Henry.

Cannes 2026 : Minotaure, la bête humaine

Présenté en compétition officielle à Cannes 2026, Minotaure voit Andreï Zviaguintsev déplacer la guerre hors du front pour la faire résonner dans la sphère intime, sociale et conjugale. À travers la chute d’un homme et l’effondrement d’un monde, le cinéaste russe signe un drame sombre, tendu et crépusculaire, plus préoccupé par les monstres que la société fabrique que par les héros qu’elle célèbre.

Newsletter

À ne pas manquer

Passenger – Frissons routiers balisés pour tenue de route correcte

Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

L’Être aimé de Rodrigo Sorogoyen : Père et impair

Avec L’Être aimé, Rodrigo Sorogoyen signe un film de tournage aussi fascinant que déchirant, porté par Javier Bardem et Victoria Luengo. Derrière la mise en abyme cinématographique, le cinéaste filme surtout l’attente impossible d’une fille face à un père qui sait voir, diriger, comprendre — mais ne sait pas demander pardon.

L’Abandon : le traitement tout en nuances d’un sujet explosif

Les onze derniers jours de Samuel Paty, qui firent de lui un martyr de la République. Un sujet délicat, commandant d'éviter autant le pathos que la récupération politique. Vincent Garenq relève ce défi, avec un film qui parvient à captiver en tenant bien sa ligne. Estimable, malgré une réalisation sans surprise.

Obsession – L’amour (terriblement) ouf

Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.