BO : Un Parfait Inconnu, Wolf Man, Flight Risk

Cette semaine marque l’arrivée en salle de trois films aux univers radicalement différents, mais dont les bandes originales méritent toutes l’attention. Entre un biopic musical ambitieux porté par Timothée Chalamet, un film d’horreur orchestral signé Benjamin Wallfisch, et un thriller aérien tendu composé par Antonio Pinto, la musique de cinéma explore des registres variés. Focus sur les partitions qui accompagnent ces sorties.

Un Parfait Inconnu : quand Timothée Chalamet devient Bob Dylan

Sortie France : 29 janvier 2025

Réalisateur : James Mangold
Musique : Chansons de Bob Dylan
Interprétation : Timothée Chalamet, Monica Barbaro, Edward Norton, Boyd Holbrook

Après Johnny Cash dans Walk the Line, James Mangold s’attaque à une autre légende de la musique américaine : Bob Dylan. Un Parfait Inconnu suit les années décisives du chanteur, entre 1961 et 1965, lorsque le jeune Robert Zimmerman débarque à New York, guitare en bandoulière, et devient la voix d’une génération avant de scandaliser le monde folk en passant à l’électrique.

La bande originale ne repose pas sur une partition orchestrale classique, mais sur les chansons originales de Bob Dylan, réinterprétées en live par les acteurs eux-mêmes. Timothée Chalamet chante et joue de la guitare et de l’harmonica dans 28 morceaux du film sur les 36 chansons de Dylan présentes. Monica Barbaro (Joan Baez) et Edward Norton (Pete Seeger) font de même. Tous ont appris leurs instruments pendant des mois pour atteindre une authenticité totale.

« Timothée est un acteur brillant alors je suis sûr qu’il sera totalement crédible en moi. Enfin un moi plus jeune. Ou un autre moi. »
— Bob Dylan, sur Twitter, décembre 2024

Le film s’ouvre sur « Dusty Old Dust » de Woody Guthrie, figure tutélaire du folk américain et mentor spirituel de Dylan. On y entend également « Blowin’ in the Wind », d’abord interprété par Joan Baez (Monica Barbaro), puis en duo avec Dylan, avant que celui-ci ne refuse de la jouer en concert – geste symbolique de son refus d’être enfermé dans un rôle. « Mr. Tambourine Man », « Like a Rolling Stone », « A Hard Rain’s A-Gonna Fall » : autant de classiques réinterprétés avec une fraîcheur qui rappelle leur impact originel.

L’approche de Mangold évite l’écueil du biopic musical formaté. Plutôt que de reconstituer mécaniquement les performances, il filme des artistes en train de devenir Dylan, Baez, Seeger. La musique n’est pas un décor : elle est le moteur narratif du film, exprimant les fractures politiques et artistiques d’une époque en pleine mutation.

À écouter : « Like a Rolling Stone » (Timothée Chalamet), « Blowin’ in the Wind » (duo Chalamet/Barbaro), « Mr. Tambourine Man »

Wolf Man : l’horreur orchestrale de Benjamin Wallfisch

Toujours en salle (sortie 15 janvier 2025)

Réalisateur : Leigh Whannell
Compositeur : Benjamin Wallfisch
Avec : Christopher Abbott, Julia Garner, Sam Jaeger

Après le succès critique d’Invisible Man (2020), Leigh Whannell revient dans l’univers des monstres Universal avec Wolf Man, relecture intimiste et anxiogène du mythe du loup-garou. Pour porter musicalement cette transformation lente et douloureuse, le réalisateur retrouve Benjamin Wallfisch, compositeur britannique habitué des partitions sombres (It, Blade Runner 2049, Shazam!).

Wallfisch construit une partition en tension permanente, alternant entre romantisme mélancolique et dissonance oppressante. D’un côté, les envolées orchestrales traduisent l’angoisse de la femme et de la fille face à la transformation de l’être aimé. De l’autre, des notes dissonantes, mystérieuses, percussives accompagnent les attaques et la montée de la bestialité. La musique ne cherche pas à faire sursauter – Whannell refuse les jump scares faciles – mais à installer un malaise durable.

La bande originale intègre également deux morceaux aux couleurs distinctes : « Autumn Leaves », standard jazz mélancolique de Prévert et Kosma, et « In Red and Blue », ballade rock plus contemporaine. Ces respirations musicales contrastent avec la tension orchestrale globale, rappelant que Blake (Christopher Abbott) était un homme avant de devenir monstre.

Techniquement, Wallfisch joue sur les textures : cordes frottées en harmoniques aigus pour l’angoisse, cuivres sourds pour la menace invisible, percussions organiques (peaux tendues, bois frappé) qui évoquent la transformation corporelle. L’approche rappelle celle de Ligeti dans Atmosphères – masses sonores évolutives plutôt que mélodies classiques.

À écouter : Le thème principal (tension montante), « Autumn Leaves » (respiration jazz)

Flight Risk : tension minimaliste d’Antonio Pinto

Sortie US : 24 janvier 2025 (bonus international)

Réalisateur : Mel Gibson
Compositeur : Antonio Pinto
Avec : Mark Wahlberg, Michelle Dockery, Topher Grace

Thriller en huis clos réalisé par Mel Gibson, Flight Risk enferme trois personnages dans un avion de tourisme au-dessus de l’Alaska : une marshal (Michelle Dockery), un témoin sous protection (Topher Grace), et un pilote (Mark Wahlberg) qui n’est pas celui qu’il prétend être. Pour accompagner cette tension claustrophobe, Gibson fait appel au compositeur brésilien Antonio Pinto, habitué des atmosphères oppressantes (City of God, The Nightingale).

La partition de Pinto repose sur un minimalisme anxiogène. Pas d’orchestre symphonique ici, mais des nappes électroniques sourdes, des pulsations rythmiques irrégulières (comme un moteur d’avion qui tousse), et des cordes en pizzicato sec. L’approche rappelle celle de Johann Johannsson ou de Jed Kurzel : peu de notes, beaucoup de silence, une tension qui monte par strates.

Pinto évite les clichés du thriller aérien. Plutôt que de souligner chaque rebondissement par un crescendo orchestral, il laisse parfois la scène respirer dans un silence presque total, rendant les explosions sonores – rares – d’autant plus percutantes. Les moments d’action sont portés par des percussions métalliques et des basses sub-fréquences qui créent une sensation physique d’inconfort.

Le film a reçu des critiques mitigées (29% sur Rotten Tomatoes), mais la musique de Pinto est saluée pour son efficacité discrète. Une partition qui ne cherche pas à briller, mais à servir la tension narrative – approche sobre qui fonctionne dans le cadre confiné d’un avion en perdition.

À écouter : Le thème principal (minimalisme électronique), les passages de silence

Trois approches, trois univers

Un Parfait Inconnu mise sur l’authenticité organique : pas de compositeur extérieur, mais les chansons originales de Dylan réinterprétées live par des acteurs-musiciens. L’approche est celle du biopic musical « immersif » – la musique est le personnage.

Wolf Man opte pour l’orchestration classique revisitée : Benjamin Wallfisch construit une partition symphonique teintée de dissonances modernes, à mi-chemin entre romantisme horrifique et brutalisme sonore. La musique exprime la lente déshumanisation.

Flight Risk choisit le minimalisme électro-acoustique : Antonio Pinto sculpte la tension par l’absence, privilégiant les silences et les textures sourdes aux envolées mélodiques. La musique se fait discrète mais omniprésente.

Trois films, trois stratégies musicales. Du folk acoustique au thriller minimaliste en passant par l’horreur orchestrale, cette semaine de sorties cinéma prouve que la bande originale reste un terrain d’expérimentation infini. Il ne reste plus qu’à tendre l’oreille.

Morceaux à écouter cette semaine :

  • Un Parfait Inconnu : « Like a Rolling Stone » (Timothée Chalamet), « Blowin’ in the Wind » (duo Chalamet/Barbaro)
  • Wolf Man : Thème principal (Benjamin Wallfisch), « Autumn Leaves »
  • Flight Risk : Thème principal (Antonio Pinto)

BO de la semaine : Un Parfait Inconnu, Wolf Man, Flight Risk

Cette semaine marque l’arrivée en salle de trois films aux univers radicalement différents, mais dont les bandes originales méritent toutes l’attention. Entre un biopic musical ambitieux porté par Timothée Chalamet, un film d’horreur orchestral signé Benjamin Wallfisch, et un thriller aérien tendu composé par Antonio Pinto, la musique de cinéma explore des registres variés. Focus sur les partitions qui accompagnent ces sorties.

Un Parfait Inconnu : quand Timothée Chalamet devient Bob Dylan

Sortie France : 29 janvier 2025

Réalisateur : James Mangold
Musique : Chansons de Bob Dylan
Interprétation : Timothée Chalamet, Monica Barbaro, Edward Norton, Boyd Holbrook

Après Johnny Cash dans Walk the Line, James Mangold s’attaque à une autre légende de la musique américaine : Bob Dylan. Un Parfait Inconnu suit les années décisives du chanteur, entre 1961 et 1965, lorsque le jeune Robert Zimmerman débarque à New York, guitare en bandoulière, et devient la voix d’une génération avant de scandaliser le monde folk en passant à l’électrique.

La bande originale ne repose pas sur une partition orchestrale classique, mais sur les chansons originales de Bob Dylan, réinterprétées en live par les acteurs eux-mêmes. Timothée Chalamet chante et joue de la guitare et de l’harmonica dans 28 morceaux du film sur les 36 chansons de Dylan présentes. Monica Barbaro (Joan Baez) et Edward Norton (Pete Seeger) font de même. Tous ont appris leurs instruments pendant des mois pour atteindre une authenticité totale.

« Timothée est un acteur brillant alors je suis sûr qu’il sera totalement crédible en moi. Enfin un moi plus jeune. Ou un autre moi. »
— Bob Dylan, sur Twitter, décembre 2024

Le film s’ouvre sur « Dusty Old Dust » de Woody Guthrie, figure tutélaire du folk américain et mentor spirituel de Dylan. On y entend également « Blowin’ in the Wind », d’abord interprété par Joan Baez (Monica Barbaro), puis en duo avec Dylan, avant que celui-ci ne refuse de la jouer en concert – geste symbolique de son refus d’être enfermé dans un rôle. « Mr. Tambourine Man », « Like a Rolling Stone », « A Hard Rain’s A-Gonna Fall » : autant de classiques réinterprétés avec une fraîcheur qui rappelle leur impact originel.

L’approche de Mangold évite l’écueil du biopic musical formaté. Plutôt que de reconstituer mécaniquement les performances, il filme des artistes en train de devenir Dylan, Baez, Seeger. La musique n’est pas un décor : elle est le moteur narratif du film, exprimant les fractures politiques et artistiques d’une époque en pleine mutation.

À écouter : « Like a Rolling Stone » (Timothée Chalamet), « Blowin’ in the Wind » (duo Chalamet/Barbaro), « Mr. Tambourine Man »

Wolf Man : l’horreur orchestrale de Benjamin Wallfisch

Toujours en salle (sortie 15 janvier 2025)

Réalisateur : Leigh Whannell
Compositeur : Benjamin Wallfisch
Avec : Christopher Abbott, Julia Garner, Sam Jaeger

Après le succès critique d’Invisible Man (2020), Leigh Whannell revient dans l’univers des monstres Universal avec Wolf Man, relecture intimiste et anxiogène du mythe du loup-garou. Pour porter musicalement cette transformation lente et douloureuse, le réalisateur retrouve Benjamin Wallfisch, compositeur britannique habitué des partitions sombres (It, Blade Runner 2049, Shazam!).

Wallfisch construit une partition en tension permanente, alternant entre romantisme mélancolique et dissonance oppressante. D’un côté, les envolées orchestrales traduisent l’angoisse de la femme et de la fille face à la transformation de l’être aimé. De l’autre, des notes dissonantes, mystérieuses, percussives accompagnent les attaques et la montée de la bestialité. La musique ne cherche pas à faire sursauter – Whannell refuse les jump scares faciles – mais à installer un malaise durable.

La bande originale intègre également deux morceaux aux couleurs distinctes : « Autumn Leaves », standard jazz mélancolique de Prévert et Kosma, et « In Red and Blue », ballade rock plus contemporaine. Ces respirations musicales contrastent avec la tension orchestrale globale, rappelant que Blake (Christopher Abbott) était un homme avant de devenir monstre.

Techniquement, Wallfisch joue sur les textures : cordes frottées en harmoniques aigus pour l’angoisse, cuivres sourds pour la menace invisible, percussions organiques (peaux tendues, bois frappé) qui évoquent la transformation corporelle. L’approche rappelle celle de Ligeti dans Atmosphères – masses sonores évolutives plutôt que mélodies classiques.

À écouter : Le thème principal (tension montante), « Autumn Leaves » (respiration jazz)

Flight Risk : tension minimaliste d’Antonio Pinto

Sortie US : 24 janvier 2025 (bonus international)

Réalisateur : Mel Gibson
Compositeur : Antonio Pinto
Avec : Mark Wahlberg, Michelle Dockery, Topher Grace

Thriller en huis clos réalisé par Mel Gibson, Flight Risk enferme trois personnages dans un avion de tourisme au-dessus de l’Alaska : une marshal (Michelle Dockery), un témoin sous protection (Topher Grace), et un pilote (Mark Wahlberg) qui n’est pas celui qu’il prétend être. Pour accompagner cette tension claustrophobe, Gibson fait appel au compositeur brésilien Antonio Pinto, habitué des atmosphères oppressantes (City of God, The Nightingale).

La partition de Pinto repose sur un minimalisme anxiogène. Pas d’orchestre symphonique ici, mais des nappes électroniques sourdes, des pulsations rythmiques irrégulières (comme un moteur d’avion qui tousse), et des cordes en pizzicato sec. L’approche rappelle celle de Johann Johannsson ou de Jed Kurzel : peu de notes, beaucoup de silence, une tension qui monte par strates.

Pinto évite les clichés du thriller aérien. Plutôt que de souligner chaque rebondissement par un crescendo orchestral, il laisse parfois la scène respirer dans un silence presque total, rendant les explosions sonores – rares – d’autant plus percutantes. Les moments d’action sont portés par des percussions métalliques et des basses sub-fréquences qui créent une sensation physique d’inconfort.

Le film a reçu des critiques mitigées (29% sur Rotten Tomatoes), mais la musique de Pinto est saluée pour son efficacité discrète. Une partition qui ne cherche pas à briller, mais à servir la tension narrative – approche sobre qui fonctionne dans le cadre confiné d’un avion en perdition.

À écouter : Le thème principal (minimalisme électronique), les passages de silence

Trois approches, trois univers

Un Parfait Inconnu mise sur l’authenticité organique : pas de compositeur extérieur, mais les chansons originales de Dylan réinterprétées live par des acteurs-musiciens. L’approche est celle du biopic musical « immersif » – la musique est le personnage.

Wolf Man opte pour l’orchestration classique revisitée : Benjamin Wallfisch construit une partition symphonique teintée de dissonances modernes, à mi-chemin entre romantisme horrifique et brutalisme sonore. La musique exprime la lente déshumanisation.

Flight Risk choisit le minimalisme électro-acoustique : Antonio Pinto sculpte la tension par l’absence, privilégiant les silences et les textures sourdes aux envolées mélodiques. La musique se fait discrète mais omniprésente.

Trois films, trois stratégies musicales. Du folk acoustique au thriller minimaliste en passant par l’horreur orchestrale, cette semaine de sorties cinéma prouve que la bande originale reste un terrain d’expérimentation infini. Il ne reste plus qu’à tendre l’oreille.

Morceaux à écouter cette semaine :

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    • « Like a Rolling Stone » – Timothée Chalamet
    • « Blowin’ in the Wind » – Timothée Chalamet & Monica Barbaro
    • « Mr. Tambourine Man » – Timothée Chalamet
    • « A Hard Rain’s A-Gonna Fall » – Timothée Chalamet
    • « Girl from the North Country » – Timothée Chalamet

Wolf Man (BO disponible sur Spotify) :

  • Main Title Theme – Benjamin Wallfisch
  • « Autumn Leaves » (si disponible sur la BO)
  • Transformation Theme – Benjamin Wallfisch

Flight Risk (BO disponible sur Spotify) :

  • Main Theme – Antonio Pinto
  • Tension Cue – Antonio Pinto

Toutes les bandes originales sont disponibles sur les plateformes de streaming (Spotify, Apple Music, YouTube Music).

Festival

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"People and Meat" suit trois retraités de Séoul, deux ramasseurs de cartons et une marchande de légumes, qui s’attablent au barbecue pour mieux décamper sans payer. Une comédie tendre et douce-amère sur la vieillesse oubliée en Corée du Sud, portée par Park Geun-hyung, Jang Yong et Ye Soo-jung.

FFCP 2026 : The Journey to Gyeong-Ju, une famille à recoudre

"The Journey to Gyeong-ju", c’est une vengeance en famille, maladroite et douloureuse. Une mère et ses trois filles kidnappent le meurtrier de la cadette et filent vers Gyeongju. Kim Mi-jo mêle rires, larmes et suspense, avec un beau quatuor d’actrices, mais sans toujours trancher.

FFCP 2026 : Ideal and Weird Family, l’art de se séparer ensemble

Deux mères au bord du divorce, deux adolescentes sommées de choisir, un mariage en ligne de mire. Avec "Ideal and Weird Family", Kim Ji-hyun signe un premier film queer tendre et drôle sur une famille que la Corée refuse de reconnaître. Un road movie attachant, inégal, tourné avec les moyens du bord.

Programme de la 30ème édition du Festival du film francophone « Les Œillades » d’Albi

Du 17 au 22 novembre, le Festival du film francophone « Les Œillades » d'Albi soufflera ses trente bougies, en présence de trois invités d’honneur : le réalisateur marseillais Robert Guédiguian, le cinéaste franco-grec Costa-Gavras et l'actrice belge Natacha Régnier. Au programme de cet anniversaire marquant : 30 avant-premières prestigieuses réparties dans les trois salles albigeoises Arcé, Lapérouse et Cordeliers, dont 10 longs-métrages en compétition pour le Prix du Public, 10 séances « Reprises » pour redécouvrir les films coups de cœur de l'année, mais aussi la traditionnelle compétition de courts-métrages, une soirée consacrée à Jacques Tati, génie du burlesque moderne, une "petite nuit du cinéma" reconduite et un ciné-concert de clôture. Aperçu des festivités d'une 30ème édition qui s'annonce d'ores et déjà comme le rendez-vous incontournable de l'automne cinématographique tarnais.

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