De Los Olvidados à Shining : la sélection Cannes Classics 2019 est dévoilée

Instaurée en 2004, la sélection Cannes Classics a pour vocation de diffuser des films devenus des références, mais aussi des documentaires sur le cinéma, et ainsi de rendre hommage à de grands cinéastes.

Ainsi, cette année, le cinéaste tchèque Milos Forman, décédé il y a un an maintenant, sera à l’honneur avec la diffusion de la copie restaurée des Amours d’un blonde et d’un documentaire qui lui est consacré, Forman vs. Forman, réalisé par Helena Třeštíková et Jakub Hejna, une coproduction d’Arte.
Autre réalisateur consacré par la sélection cette année : Luis Buñuel, qui avait été récompensé deux fois à Cannes, en 1951 pour Los Olvidados (Prix de la mise en scène) et dix ans plus tard pour Viridiana (Palme d’or). Justement, Los Olvidados sera diffusé, ainsi que L’âge d’or et un film moins connu, Nazarin, datant de 1959.
A cela s’ajoutent des séances spéciales prestigieuses. Lisa Wertmüller, première réalisatrice a avoir été nommée aux Oscars en 1977, viendra présenter le film qui lui valu cet honneur, Pasqualino. L’acteur Peter Fonda est invité pour célébrer les 50 ans d’Easy Rider, projeté en copie restaurée 4K. Lors d’une « séance de minuit » qui s’annonce déjà culte, Alfonso Cuarón présentera le légendaire Shining de Stanley Kubrick. Enfin, dans un registre radicalement différent, le Cinéma de la plage diffusera La Cité de la peur, le film de Les Nuls, qui est sorti il y a désormais 25 ans, en présence d’Alain Chabat, Chantal Lauby et Dominique Farrugia.
Une sélection qui permet de voir ou revoir des films de tous horizons et d’époques différentes, diffusés en copies restaurées.

Le 72ème Festival de Cannes se déroulera du 14 au 25 mai.

Tous les films restaurés de Cannes Classics 2019

Toni de Jean Renoir (1934, 1h22, France)
Le Ciel est à vous (1943, 1h45, France) de Jean Grémillon
Moulin Rouge (1952, 1h59, Royaume-Uni) de John Huston
Kanal (Ils aimaient la vie) (1957, 1h34, Pologne) d’Andrzej Wajda
Hu shi ri ji (Diary of a Nurse) (1957, 1h37, Chine) de Tao Jin
Hakujaden (Le Serpent Blanc) (1958, 1h18, Japon) de Taiji Yabushita
125 Rue Montmartre (1959, 1h25, France) de Gilles Grangier
A tanú (Le Témoin) (1969, 1h52, Hongrie) de Péter Bacsó
Tetri karavani (La Caravane Blanche) (1964, 1h37, Géorgie) d’Eldar Shengelaia et Tamaz Meliava
Plogoff, des pierres contre des fusils de Nicole Le Garrec (1980, 1h48, France)
Caméra d’Afrique (20 ans de cinéma africain) de Férid Boughedir (1983, 1h38, Tunisie / France)
Dao ma zei (Le Voleur de chevaux) (1986, 1h28, Chine) de Tian Zhuangzhuang et Peicheng Pan
The Doors (Les Doors) (1991, 2h20, États-Unis) d’Oliver Stone

Cinq documentaires présentés en 2019

Making Waves: The Art of Cinematic Sound (Etats-Unis, 1h34) de Midge Costin
Les Silences de Johnny (55mn, France) de Pierre-William Glenn
La Passione di Anna Magnani (1h, Italie / France) d’Enrico Cerasuolo
Cinecittà – I mestieri del cinema Bernardo Bertolucci (Italie, 55mn) de Mario Sesti

Festival

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Herve Aubert
Herve Auberthttps://www.lemagducine.fr/
"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

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