Penny Dreadful Saison 3 : Sortie coffret DVD, Blu-ray & 3D

Un peu moins d’un an après sa fin surprise, la troisième saison de Penny Dreadful s’offre une édition Blu-ray et une édition DVD. Bienvenue à Londres, ville des monstres et créatures en tous genres !

Gothique à souhait, Penny Dreadful se démarque avant tout par son univers. Plonger dans le monde de Penny Dreadful c’est plonger dans l’époque victorienne et baroque d’un Londres sublimé par son atmosphère angoissante et délicieusement dérangeante. Pour servir son histoire et ses personnages, la série décide de s’inspirer directement de la littérature anglaise du 19ème siècle. Ainsi on retrouve les grandes figures du genre telles que Van Helsing, Dorian Gray ou encore le Dr.Frankenstein. Le bestiaire est également complet et les amateurs de fantastique seront ravis ! Loups garous, vampires et sorcières sont célébrés dans la somptueuse série. Dans ce cadre là, le show excelle en un point majeur. Cette réussite réside dans cette capacité à renouveler les mythes. Penny Dreadful se sert de personnages emblématiques afin d’écrire un récit moderne, évitant la médiocrité de La ligue des Gentlemen extraordinaires ou Van Helsing, deux longs-métrages étant basés sur le même concept. Inclure des personnages inédits dans un tout fantastique, entre Frankenstein et Jekyll, était un pari très risqué. Arrivant à reprendre les thématiques originelles du genre, la série fait honneur à ces piliers de la littérature tout en enrichissant l’univers.

D’excellente qualité, le programme n’évite pas le sexe et la violence, éléments caractéristiques des séries grand format actuelles. L’aspect macabre n’est pas là pour choquer mais pour ajouter de la finesse au récit, notamment à travers les  morts-vivants  soucieux de se cultiver. Porté par un casting de talent et notamment la sublime Eva Green, Penny Dreadful est à la fois un drame victorien et un divertissement soigné proposant des réflexions intéressantes autant sur la science que la mort en passant par la foi.

Caractéristiques techniques du coffret Bluray ™ :

pennydreadful-sortiebluray

Format image : 1.78 – Format écran : 16/9

Audio : Anglais Dolby Atmos et Français, Allemand 2.0

Caractéristiques techniques du coffret DVD :

Format image: 1.78 – Format écran: 16/9

Audio 5.1 et Français, Allemand, Italien, Espagnol 2.0

Bonus :

Les prothèses de sorcière d’Hecate • Fabrication du laboratoire du Dr. Jekyll • Portraits des personnages : Ethan Chandler, Sir Malcolm & Kaetenay, Dr. Sweet, Dr. Seward & Renfield, La Créature, Dr. Victor Frankenstein & Dr. Jekyll, Dorian, Lily & Justine et Catriona Hartdegen • Les costumes de Vanessa • Le zoo mort

9 épisodes de 50 minutes – Editeur : Paramount

Synopsis : Londres, 1891, une menace quasi invisible massacre la population. Vanessa Ives, une jeune femme aux pouvoirs puissants et hypnotiques, rencontre et propose à Ethan Chandler, un homme rebelle et violent de s’allier à elle ainsi qu’à Sir Malcolm, un homme riche d’un certain âge aux ressources intarissables, pour combattre cette nouvelle menace. La série propose de revisiter tour à tour tous les contes et histoires d’horreur qui se lisaient à cette époque-là dans les revues (les fameuses Penny Dreadful nommées ainsi car elles coûtaient un penny et étaient effrayantes), intégrant les personnages, les créatures et les intrigues dans le Londres victorien.

Extrait Penny Dreadful saison 3 :

 

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.

Le Réveil de la Momie : ni morte ni réveillée

Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.

Graham Swon — La parole comme territoire

Trois films, une carte blanche, et une même ligne de force : chez Graham Swon, la parole ne se contente pas d’accompagner l’image, elle la traverse, la déplace, parfois même la remplace. De la dérive poétique d’An Evening Song (for three voices) à l’expérience quasi hypnotique de The World Is Full of Secrets, en passant par l’étrangeté expressionniste de Careful, se dessine un cinéma où dire, c’est déjà faire advenir.

Natura : Se perdre pour renaître

S'il est de coutume de penser que la beauté est intérieure, "Natura" nous invite à une tout autre mise en perspective : celle d'un environnement naturel à la fois hostile et sublime, qui finit par agir comme un miroir. Une traversée du massif vosgien qui tient à la fois du conte et de la survie, où une femme cherche, dans l'épaisseur de la forêt, quelque chose qui ressemble à une seconde naissance. Mickael Perret réussit à explorer ce décor dans ce qu'il a de plus brut et de plus étrange. Un premier film audacieux et ambitieux, porteur de grandes promesses.

Sirāt : l’odyssée des damnés

Prix du jury au Festival de Cannes 2025, Oliver Laxe prolonge son cinéma de l’épreuve et de la foi dans un road-trip halluciné au cœur du désert. Entre communauté de teufeurs, deuil intime et bascule métaphysique, "Sirāt" interroge l’errance contemporaine dans un monde vidé de repères. Une expérience sensorielle radicale, portée par les corps, la musique et un monde au bord de l’effondrement.

Once upon a time in Gaza : l’Espoir, le Vice et la Trahison

"Once Upon a Time in Gaza" des frères Nasser est une tragi-comédie saisissante mêlant fraternité contrariée, satire sociale et résistance artistique. Entre fable noire et cinéma engagé, le film dresse un portrait poignant et absurde de la vie à Gaza, où chaque geste devient un acte de survie sous un ciel d’oppression.