Découvrez les bandes-annonces de l’édition 2017 du Comic-Con de San Diego du côté des séries avec Stanger Things, The Defenders, Ghost Wars, Black Lightning, Vikings…
Clap de fin pour le San Diego Comic-Con International 2017. Riche en surprises, l’événement qui s’est tenu du 20 au 23 juillet 2017 a été l’occasion pour les cinéphiles et sériephiles d’avoir un aperçu de la saison 2017-2018 sur nos petits et grand écrans. Les fans de la grande messe dédiée à la culture pop ont pu découvrir les nouveaux trailers des séries de TheWalking Dead à American Horror Story : Cult en passant par les super-héros de l’univers DC, Marvel, Netflix, des « sneak peak », et autres images inédites (« bloopers », etc.)
Ainsi, à l’occasion de cette mythique Convention Internationale, CineSeriesMag vous propose de découvrir toutes les nouvelles bandes-annonces dévoilées. Accrochez-vous, il y en a beaucoup.
Doctor Who – Christmas Special (BBC America) : Twice Upon a Time
BBC diffusera l’épisode spécial (Christmas Special) baptisé “Twice Upon a Time”. A la fin de l’épisode du 12ème Doctor, porté par l’acteur Peter Capaldi, le 13ème Doctor, sera incarné pour la première fois par une femme, Jodie Whittaker (Broadchurch).
Dirk Gently – Saison 2 (BBC America)
Une série adaptée des romans cultes de l’Anglais Douglas Adams (Le Guide du voyageur intergalactique), inspirés de scripts que l’auteur avait fait pour Doctor Who. Signés par Max Landis et le showrunner Robert Cooper la saison 2 de Dirk Gently’s Holistic Detective Agency suit les aventures de Samuel Barnett alias (Dirk Gently) et Elijah Wood (Todd Brotzman), son assistant, un groom solitaire, dans la peau de deux détectives holistiques. Un spectacle original, drôle, halluciné et très british mêlant à la fois des éléments surnaturels mystérieux et des concepts de science-fiction comme le voyage dans le temps.
Aux côtés de Elijah Wood et Samuel Barnett on retrouve Hannah Marks (Amanda Brotzman), Jade Eshete (Farah Black), Fiona Dourif, Jade Eshete, Mpho Koaho (Ken), Michael Eklund, Dustin Milligan, Miguel Sandoval, Neil Brown Jr., Richard Schiff et Kaitlyn Dever. La saison 2 introduit deux nouveaux acteurs Alan Tudyk (Mr. Priest) et Tyler Labine (Sherlock Hobbs).
La saison 2 de la série Dirk Gently’s Holistic Detective Agency est annoncée cet automne 2017, donc l’attente ne devrait pas être trop longue pour les fans du spectacle.
La saison 6 arrive le 12 octobre prochain sur la chaîne câblée The CW, avec cette fois-ci dans le rôle du grand méchant, Michael Emerson, le fameux Ben Linus de la série Lost et Harold Finch dans Person of Interest.
Attendu à la mi-saison sur CW, Black Lightning est le premier super-héros afro-américain de l’univers de DC Comics. Créé en 1977 par Tony Isabella et Trevor Von Eeden. Au casting de ce drame Cress Williams, China Anne McClain, Nafessa Williams et Christine Adams.
Synopsis : Jefferson Pierce, un ancien athlète Olympique qui est né avec la capacité de manipuler les champs électromagnétiques. Ce super-héros qui a raccroché son costume depuis plusieurs années, se voit dans l’obligation de ré-endosser son identité secrète lorsque sa fille et un de ses élèves se retrouvent en danger. Il redevient Black Lightning, un méta-humain qui contrôle les champs électro-magnétiques…
Le rêve de Gunnar Hansen, l’acteur légendaire de Massacre à la tronçonneuse pour son rôle de Leatherface dans le classique de Tobe Hooper, va devenir réalité. Le film d’horreur indépendant Death House, réalisé par Harrison Smith et basé sur les idées de Gunnar Hansen, va bien bénéficier d’une sortie en salles aux USA dès cet automne !
Le tueur au puzzle de la saga Saw peut donc trembler ! La belle surprise au box-office pour Halloween pourrait bien provenir d’un film d’horreur indépendant fait avec les tripes et avec beaucoup d’amour et de passion pour le cinéma de genre. Le réalisateur Harrison Smith (Camp Dread) a levé le voile cette semaine sur la date de sortie de Death House, ce film tant attendu par les mordus d’horreur depuis l’annonce du lancement du projet. La nouvelle a été dévoilée en exclusivité dans la nuit de mardi dans le cadre d’une interview du réalisateur B. Harrison Smith auprès de l’équipe de l’émission The Dorkening, diffusée sur Youtube.
Harrison Smith a confirmé à l’équipe du show The Dorkening que le long-métrage horrifique Death House allait sortir en salles aux USA… à l’automne prochain ! La date officielle sera communiquée dans les semaines à venir. Le suspense subsiste pour connaître l’ampleur de cette sortie. Death House va-t-il bénéficier d’une sortie limitée ou d’une exploitation royale en salles sur l’ensemble du territoire américain ?
Harrison Smith et Gunnar Hansen avaient l’ambition de créer une nouvelle franchise d’horreur avec Death House qui pourrait s’étendre sur six films. Les spectateurs suivront la plongée de deux agents du FBI (interprétés par Cortney Palm et Cody Longo) dans les entrailles d’une prison fédérale qui accueille les pires criminels de la planète au cœur de la zone 51. Les prisonniers les plus violents sont maintenus sous contrôle par l’intermédiaire d’un système de réalité virtuelle qui leur donne l’illusion d’étancher leur soif de meurtre et leur pulsion de mort. L’établissement pénitentiaire de haute sécurité abrite en son sein, en réalité, une porte sur l’Enfer. La plupart des prisonniers ne tarderont pas à créer une émeute… démoniaque !
Harrison Smith a rappelé dans l’émission The Dorkening que ni lui, ni Gunnar Hansen, ni l’équipe du film n’ont tenu à développer ce projet et à le décrire comme le Expendables de l’horreur depuis le début. Ils réfutent ce terme réducteur. Death House n’est pas un « monster mash-up », un film de monstres légendaires. Harrison Smith a tenu à expliquer que la perspective de voir Candyman affronter Freddy Krueger, Pinhead, Michael Myers, Leatherface et Jason Voorhees était insensée et stupide. Ce concept, déjà vu dans Freddy VS Jason ou récemment dans La Momie, aboutit à des œuvres insipides et ridicules.
Harrison Smith a voulu porter avec Death House un projet de bonne qualité avec un jeu d’acteur digne et un travail solide de la part de la production. Le réalisateur de Camp Dread a souhaité rendre un brillant hommage à Gunnar Hansen avec ce long-métrage et livrer un film de genre indépendant original avec des personnages inédits. L’inoubliable interprète de Leatherface, Gunnar Hansen, a été malheureusement emporté par un cancer en novembre 2015.
Le casting fascinant relève presque du rêve pour les mordus d’horreur. Death House réunit les comédiens Kane Hodder (Vendredi 13 : VII, VIII, X), Tony Todd (Candyman), Dee Wallace (E.T., Hurlements), Barbara Crampton (Re-Animator, From Beyond), Debbie Rochon (Terror Firmer, Tromeo and Juliet), Adrienne Barbeau (The Fog, Creepshow), Bill Moseley (Massacre à la tronçonneuse 2, The Devil’s Rejects), Michael Berryman (La Colline à des yeux), Lloyd Kaufman (les studios Troma), Sid Haig (La maison des 1 000 morts, The Devil’s Rejects), Vernon Wells (Mad Max 2, Commando), Felissa Rose (Massacre au camp d’été), Kenny Ray Powell, Cody Longo, Cortney Palm et Sean Whalen (Twister, Le sous-sol de la peur).
Harrison Smith et les équipes de The Dorkening ont dévoilé que des contacts avaient bien eu lieu avec d’autres légendes de l’horreur mais que des problèmes de calendrier et des obligations de tournage avaient empêché les comédiens Robert Englund, Bruce Campbell et Bianca Bradey de rejoindre l’équipe de Death House. Ils pourraient participer en revanche aux suites éventuelles !
Death House a été dévoilé en avant-première dans le cadre d’une projection test en juin dernier au festival Scare-A-Con en présence du réalisateur Harrison Smith et de la comédienne Felissa Rose. Les spectateurs ayant assisté à cette séance ont massivement plébiscité le film. Ils étaient invités à remplir un questionnaire, à noter le film et à retranscrire honnêtement leurs avis. Une écrasante majorité d’avis positifs et de bonnes notes ont été récoltés. Harrison Smith a depuis tourné un autre film indépendant, une comédie intitulée Garlic and Gunpowder avec Vivica A. Fox, Michael Madsen, Lainie Kazan, Felissa Rose, Martin Kove, James Duval et Lindsay Hartley. Ce long-métrage a été présenté il y a quelques semaines à Los Angeles lors d’une soirée en avant-première.
La date définitive de la sortie de Death House va donc être communiquée dans les semaines à venir. Les fans d’horreur n’ont plus que quelques semaines à patienter pour découvrir ce film d’horreur indépendant aux USA. Les prochaines éditions du PIFFF ou de l’Étrange Festival pourraient réaliser un sacré coup en sélectionnant le long-métrage d’Harrison Smith dans leur programmation à la rentrée. L’équipe de Panic X Chroma pourrait également tenter de lancer une projection spéciale l’hiver prochain en présence du réalisateur.
Death House réalisé par Harrison Smith – Bande-annonce – VO :
Ce mercredi débarque en DVD et Blu-ray le film « événement » de 2017, Grave. Le conte horrifique de Julia Ducournau est pourtant loin d’être le choc vanté et vendu par la critique. Au programme : un rapport à la chair très inspiré ; une progression horrifique loin d’être claire ; un casting en demi-teinte ; et des animaux mal lotis.
Synopsis : Dans la famille de Justine, tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur aînée est également élève. Mais, à peine installées, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.
Cronenberg-ien ou presque
Dans de nombreuses interviews, Julia Ducournau ne cesse de citer le cinéaste David Cronenberg comme inspiration. On pense alors au rapport à la chair de Grave. Gluante, meurtrie, saignante, dévorée, morte, vivante, sexualisée ou encore en mutation, le rapport à la chair du film de Ducournau doit beaucoup au cinéma de David Cronenberg, de Videodrome à La Mouche en passant par Existenz. Bien sûr, cette affiliation doit être relativisée. La cinéaste s’en inspire, mais ne cherche pas à produire des créatures de et dans la chair. Ainsi la représentation de la mutation de l’héroïne reste minimaliste. Certains la qualifieront de « réaliste », et citeront la justification du film : Justine a subi une crise d’allergie sans pareille.
Des justifications, voilà qui séparent bien les images de Ducournau des fantasmes Cronenberg-iens. La fin du film présente le cannibalisme tel un obscur mal familial, et expose une nouvelle mission à l’héroïne : trouver la solution en elle, en sa différence. L’anthropophagie est alors une maladie à soigner. En rationalisant tant bien que mal son horreur, Grave expose ses limites quant à son inspiration du cinéma de Cronenberg. Aussi, le long métrage perd son caractère fantastique, exposant alors des failles dans sa progression horrifique.
Ci-dessous, le thème principal du tragique Grave.
Horreur et Morale
Justine intègre la première année d’une école vétérinaire. Elle est végétarienne, présentée au début du film comme étant allergique à la viande. Lors d’une énième session de bizutage, l’héroïne doit manger un rein de lapin cru. Elle subit une grande crise (d’allergie, dira-t-on). Ensuite, elle a faim de viande. Elle goûte au poulet cru sous plastique de supermarché. Puis, à la chair humaine fraîche, et devient alors cannibale. Des questions se posent : pourquoi Justine passe t-elle rapidement et férocement de la chair de lapin et poulet morte à la viande vivante humaine ? Pourquoi ne goûte-t-elle pas à la chair vivante des chevaux, vaches, canins et autres de son école ?
Ne serait-ce pas ici une certaine leçon de morale qui nous serait assénée ? En dévorant la chair morte, tuée, abîmée, des animaux, l’humain pur (le végétarien) serait alors condamné à manger ses pairs. Voilà une théorie qui pourrait se tenir, quand bien même elle serait ridicule et contredite – inconsciemment – par les images du film.
La théorie ci-dessus, en différenciant l’animal de l’humain, implique l’existence de réflexion spéciste. Mais, évitons la mauvaise langue, et disons que cette théorie n’est en rien présente dans le film. Rappelons les grandes lignes du film : Justine est végétarienne et vierge ; sa sœur est libérée sexuellement et cannibale. En goûtant à la chair morte crue d’un lapin, Justine a petit à petit faim des hommes qui sont à la fois des sujets des désirs sexuels et des objets de désir cannibale. Une autre morale se dessine : en goûtant à la viande, les individus renient les plus grandes vertus morales (et religieuses). Mais, où passent les vaches, les chevaux, et les chiens vivants et décédés entre le goûter de viande blanche morte de supermarché à la « première fois » cannibale ?
Un casting animalier morbide
Au casting du film, on remarque certaines actrices (Garance Marillier, qui interprète Justine) et on en déplore d’autres (Ella Rumpf, qui prête ses traits à la sœur de la protagoniste, Alexia). Et il y a les autres, ceux présents pour la morale, et aussi pour rendre spectaculaire(ment dégoûtant) le rapport à la chair du film, et alors son horreur. Ceux qui seront rapidement oubliés d’ailleurs : les chiens, les vaches, les chevaux… Tous ces animaux traités dans l’école de Justine. Mais pas que… Il y a aussi le Golden Retriever de la famille, et le Berger Allemand d’Alexia. Que remarque-t-on ? Le premier est repoussé sans cesse par Justine ; le deuxième l’est aussi, et semble être constamment enfermé dans le petit logement de la sœur. À cause de Justine (et aussi d’Alexia, il faut le dire), le deuxième goûte au sang, à la chair humaine et doit alors être piqué. Il subit les pêchés des sœurs. Et quand est-il des autres animaux vivants présents dans l’école vétérinaire de Justine ?
On nous présente un cheval endormi, amené en salle d’opération. L’être est en mauvaise posture. Il est filmé de telle manière qu’il en ressort un regard humain (dominant) sur le cheval fragilisé (l’animal dominé). Plus tard, Alexia semble opérer une sorte de lavement à une vache. L’actrice se prête à l’exercice face à la caméra. Et seul l’arrière train de l’animal est dans le champ. Encore un animal présenté en mauvaise posture. Il y a aussi l’image – d’ailleurs étrange quant à sa place et signification dans le récit – d’un chien empaillé, les pattes à l’air. L’animal n’est plus juste un être vivant dominé par l’homme et son regard, ni un être soumis à l’action humaine (d’une actrice et de la production pour la mise en place d’une action gaguesque), il est vidé de toute vie et devient un objet décoratif. Ce dernier participe au spectacle de mauvais goût du film, tout en tendant à soutenir le penchant abstrait du show de Ducournau. Avant que certains ne s’empressent de dire que le regard de la végétarienne Justine est explicitement anti-spéciste, notamment dans la scène de préparation d’opération du cheval, notez que ce regard du personnage disparaît rapidement du récit, pour ne laisser que le flot d’images décrites ci-dessus.
Justine est sensible à la situation du cheval prêt à être opéré.
Le journaliste Camille Brunelnote dans son écrit critique de Grave : « ce végétarisme est triplement bidon, la possibilité de l’existence d’un végétarisme fondé sur des convictions animalistes étant évacuée in extremis par le scénario – si twist il y a, c’est même celui-là : dans la famille de l’héroïne, on est végétariens pour éviter de se bouffer les uns les autres, rien d’autre. Les animaux ne comptent pas ». Il évoque aussi un commentaire de la réalisatrice : « Au festival de Strasbourg, ma voisine a demandé à Julia Ducournau si pour elle les animaux n’étaient qu’un décor. Non seulement sa réponse a été oui, mais elle a précisé aussitôt qu’elle en avait assez qu’on dise qu’elle avait réalisé un film végane, que pour elle, le végétarisme n’était qu’un outil scénaristique : pour que le cannibalisme soit le plus gore possible, autant qu’il tombe sur une fille qui était végétarienne, pour qu’on parte du plus loin possible. » Une grande question doit alors être posée : où sont la morale et l’éthique dans cette production cinématographique ?
DVD & Blu-ray
Le film possède une édition loin d’être au niveau du « choc » tant vanté par les critiques. Le long métrage est présenté avec une image et un son précis et soignés, mais les bonus manquent à l’appel. Pas de making-of en vue, mais deux scènes coupées et deux longues interviews : une de l’actrice Garance Marillier ; et une deuxième de la réalisatrice Julia Ducournau.
Bande-Annonce : Grave
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD
Format image : 2.40 16/9ème compatible 4/3 –
Format son : Français DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0 – Audiodescription
Sous-titres : Français pour Sourds & Malentendants
Durée : 1h35
Prix public indicatif : 19,99€ le DVD
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES Blu-ray
Format image : 2.40 – Résolution film : 1080 24p
Format son : Français DTS HD Master Audio 5.1 – Audiodescription
Sous-titres : Français pour Sourds & Malentendants
Durée : 1h38
Prix public indicatif : 24,99€ le Blu-ray Digipack
COMPLÉMENTS COMMUNS DVD & Blu-ray
– Entretien inédit avec Julia Ducournau (47’)
– Entretien inédit avec l’actrice principale Garance Marillier (47’ – exclusivité Blu-ray)
– 2 scènes coupées
Afin que le plus grand nombre puisse profiter de ce film, DVD & Blu-ray proposent tous deux le Sous-titrage pour Sourds & Malentendants et l’Audiodescription pour Aveugles et malvoyants.
Pour la sortie de son film Walk With Me, nous avons rencontré la réalisatrice Lisa Ohlin. Rencontre avec une femme pleine d’humanité.
I. Son œuvre
Walk With Me est né d’une de vos rencontres avec un soldat de retour de la guerre. Qu’a déclenché cette rencontre en vous ?
En fait, j’ai d’abord lu que certains danseurs s’étaient portés volontaire pour travailler avec des soldats. Je n’osais pas aborder les soldats directement, ne sachant pas s’ils seraient totalement consternés par l’idée de faire un film sur leur traumatisme, alors j’ai abordé la danseuse en mentionnant mes idées. Elles m’ont présenté un soldat qui était disposé à partager son histoire avec moi. Il était tellement courageux et honnête quant à l’explosion, à travers une misère totale et à l’idée de se retrouver à nouveau. C’était profondément émouvant et je sentais que cette histoire n’avait jamais vraiment été racontée par les soldats de Dansih. Comment la guerre change-t-elle les jeunes hommes à l’intérieur?
Comment vous est venue l’idée de lier l’univers de la guerre à celui de la danse ?
Les deux mondes peuvent sembler très éloignés et opposés, mais ils ont beaucoup de points communs. Ils attirent tous deux les gens à un jeune âge de formation. Ils apprennent l’obéissance au groupe au-dessus de eux-mêmes, les rendant moins développés en tant qu’individus face à leurs pairs, créant un isolement et un lien fort au sein du groupe. Un soldat qui n’obéit pas aux ordres est un soldat mort et un danseur qui ne doit pas obéir aux ordres perdra son travail. Ils vivent avec des codes de comportement que le monde extérieur ne comprend pas. Ils ont tous deux mis des attentes physiques incroyablement élevées et exigent une ignorance de la douleur.
Comment s’est déroulé le casting du film ?
Cecilie Lassen a récemment été retirée en tant que danseuse en raison d’une blessure, lorsque je l’ai rencontrée la première fois. Un an et demi plus tard, alors que nous faisions le casting, je l’ai demandé et elle a fini par avoir des talents d’actrice incroyables.
Mikkel est l’une des grandes stars du Danemark. Au début je ne l’ai pas vu dans la partie. Cependant, une fois que je l’ai rencontré et j’ai vu son énorme énergie et son talent, il ne faisait aucun doute qu’il pourrait faire la part. Il s’est entraîné très fort, tous deux gagnant beaucoup de poids musculaire et apprenant à marcher comme s’il apprenait la difficulté d’équilibrer les prothèses.
Walk With Me est un film dramatique, qui aborde de nombreuses thématiques comme celles de la reconstruction humaine. Quel message souhaitiez-vous faire passer à travers votre œuvre ?
Comme dans tous mes films, je m’occupe du thème de la perte de l’identité et du voyage pour répondre à notre moi et le retour comme personne transformée. On ne peut pas devenir une personne différente, on apporte toujours notre vieil âme avec nous, mais on choisi de rester dans la douleur, l’amertume et le désir du passé; Ou d’oser faire face à la douleur et apprendre à accepter et à embrasser notre nouvelle identité. C’est un processus auquel nous sommes confrontés à plusieurs reprises dans la vie. Pour un jeune homme qui a aspiré à être perçu comme un héros par la société et qui finit par devenir un handicapé civil, le voyage est évidemment très difficile.
Je voulais également parler honnêtement des conséquences de la guerre pour les jeunes hommes. Nous voulons rarement entendre comment leurs âmes de plusieurs façons sont détruites, et l’armée attire encore beaucoup de jeunes hommes avec des attentes irréalistes et un déni de ce qui pourrait arriver. Les blessures ne sont pas toujours visibles : tant de jeunes hommes souffrent de dépression post-traumatique, devenant un danger pour eux-mêmes et pour les autres.
Walk With Me est un film sur l’Amour. Pensez-vous que la force de ce sentiment peut aider un être humain, tel que Thomas, à se reconstruire ?
Je pense que l’amour est essentiel pour l’impulsion et le courage afin de faire face à la douleur et au chagrin. Bien sûr, cela pourrait être l’amour de vous-même et la volonté de survivre, mais cela vous aide à être aimé par quelqu’un d’autre dans le voyage douloureux.
II. Son parcours
Parlez-nous de vous.
J’ai grandi avec mes parents entre les États-Unis, la France et la Suède. Mon imagination a été mon meilleur ami pendant tous les mouvements, créant une constante dans le chaos. D’abord, j’ai peint. Ensuite, j’ai appris le film à la fois de travailler mon chemin sur les ensembles, de la fabrication du café via le gestionnaire de localisation au premier AD, assistant éditeur et finalement directeur ; Ainsi que d’aller à l’Université de New York, en prenant un master en film.
Je suis également une mère célibataire de deux adolescents, pour le moment, en Suède. Et je suis une amoureuse des animaux avec trois chats et un chien. J’ai dirigé le cinéma et la télévision pendant vingt-cinq ans, à l’exception de quelques années où mes enfants étaient jeunes et j’ai travaillé comme commissaire au film au Swedish Film Institute.
Quelles sont vos influences artistiques ? (cinéma, musique, art…)
En provenance de l’art, la peinture est une source d’inspiration majeure pour moi. Les impressionnistes français, les expressionnistes russes, Edvard Much et Robert rauchenberg sont parmi mes favoris. Bien sûr, je regarde les peintres comme Johannes Vermeer pour étudier la lumière.
Cinématiquement, mes inspirations sont Godard, Fassbinder, Truffaut, Bergman, Gus van Sant, les premiers films de Leo Carax, Jane Campion, Kieslowsky et Ozu. Bien que j’admire de nombreux cinéastes plus récents, j’ai été formé par ces réalisateurs.
Je n’écoute pas beaucoup la musique car je préfère le silence. J’écoute les conversations des gens partout, dans le bus, dans les cafés. La vie des gens m’inspire.
Pourquoi la réalisation ?
Bien que j’aime la peinture, elle a attiré un public trop sélectif et supérieur. Je voulais parler à d’autres types de personnes au sujet des problèmes humains. Pendant que je peignais encore, j’ai eu la chance d’avoir un emploi de jour en tant qu’assistant de production dans une petite entreprise cinématographique. Cela m’a fait comprendre que le film était en train de peindre, mais incluait le dialogue. Alors, j’ai décidé d’aller à l’école de cinéma.
Avez-vous des projets en cours ?
Je travaille actuellement sur deux fonctionnalités américaines qui financent. Pendant ce temps, je ferai quelques épisodes d’une série de crimes en Suède. J’écris aussi un livre basé sur une série télévisée adorée co-écrite par moi-même et un collègue écrivain. Malheureusement, le projet a été rejeté par la télévision suédoise, mais je crois toujours en l’histoire.
Si vous deviez résumer votre univers en un mot, lequel serait-il ?
La passion.
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Le cinéaste japonais Ryûhei Kitamura est de retour avec un nouveau projet pour les besoins du septième art. Downrange s’annonce d’ores et déjà comme un film assez terrifiant et angoissant !
Ryûhei Kitamura (Versus, l’ultime guerrier, Azumi, Godzilla Final Wars, Midnight Meat Train) est de retour ! Le réalisateur japonais aterminé le montage de son nouveau film, Downrange, selon des informations de Mad Movies.
Le pitch s’annonce comme une bonne vieille recette des slashers traditionnels. Le véhicule d’un groupe de six étudiants va être victime d’une crevaison au beau milieu de nulle part. Malheureusement, ils vont être très rapidement la cible d’un mystérieux assaillant.
La rédaction de Mad Movies a relayé les propos de Ryûhei Kitamura sur ce futur long-métrage.
Même si j’ai déjà créé des films en décor unique, Downrange marque une évolution narrative pour moi, quelque chose où la terreur ambiante et étouffante sert de moteur à l’intrigue. On a confectionné une œuvre pleine d’angoisse et nous sommes très excités de la partager avec les fans d’horreur et de suspense du monde entier.
Le scénario a été co-écrit par Ryûhei Kitamura et Joey O’Bryan (Fulltime Killer, Triple Threat). Downrange a été entièrement tourné en anglais. Le casting réunit notamment les comédiens Jason Tobias (Bloodlines), Graham Skipper (Beyond the Gates), Alexa Yeames, Stephanie Pearson (Insidious : Chapître 2), Ikumi Yoshimatsu, Anthony Kiriew et Eric Matuschek.
Espérons donc que Ryûhei Kitamura n’a pas perdu la main et qu’il nous réserve de bien belles surprises dont lui seul a le secret avec Downrange. Aucune date de sortie aux USA ou en France n’a pour le moment été dévoilée.
Amat Escalante n’est pas un réalisateur qui a froid aux yeux. A l’image d’une certaine vague du cinéma mexicain qui voit en son sein, Michel Franco ou Carlos Reygadas, le cinéaste aiguise son style entre une forme documentariste austère et une violence visuelle sèche non loin d’une certaine complaisance, à la fois esthétique et morale. Et La Région Sauvage continue le sillon tracé par Escalante, même si cette fois la violence du réel est suppléée par sa rencontre avec le fantastique, donnant alors une œuvre hybride et fascinante.
Pendant qu’Escalante nous décrit un quotidien morne et déliquescent, avec cette petite famille qui se liquéfie à cause des divers mensonges et d’une réalité sociale difficile, une cabane abandonnée au fin fond d’une forêt « originelle » cache en son antre une « chose » qui voit s’éclater toute forme de rationalité et qui va assouvir tous les plaisirs les plus primitifs: un alien, au graphisme tentaculaire, sorti d’une météorite venue s’écraser sur la Terre et qui fait l’amour comme personne. Comme un Dieu, dieu de la luxure, qui libère nos pulsions les plus enfouies. Dans sa manière de découper son film, La Région Sauvage ressemble un peu à Under the Skin. Les deux œuvres n’ont certes rien en commun dans leur sous-texte thématique même si elles placent la femme en leur épicentre, mais les réalisateurs ont la même approche quant à l’utilisation de la science-fiction : expliciter l’aspect fantastique et sa connotation sexuelle avec vigueur et violence dans une ambiance inquiète, tout en le catapultant dans un univers esthétique naturaliste flamboyant et documentariste.
La Région Sauvage n’est pas un film d’anticipation qui crée une mythologie, mais un film fantôme qui accroît son étrangeté tapie dans l’ombre, qui délite sa réalité pour mieux la contempler, et qui multiplie les scènes coup de poings pour démystifier leur vanité. Amat Escalante reste ancré dans le réel et n’écrit pas une œuvre de science-fiction à proprement parler. Le réalisateur mexicain garde un rapport très austère à sa description du quotidien : comme peut le faire un certain Michael Haneke. La Région sauvage est fait la plupart du temps de plans fixes, à la lumière naturaliste et sans aucun accompagnement sonore (ou presque). Le style est aride et assez opaque pour voir s’entretenir une certaine forme d’empathie pour ce qui se déroule à l’écran. C’est la limite du cinéma d’Amat Escalante, même si l’émotion lacrymale n’est pas du tout une volonté du mexicain, qui se veut plus nihiliste qu’autre chose. Qu’on se le dise, un cinéaste comme lui ou Carlos Reygadas sont des artistes qui aiment parler du Mexique et de ses dérives contemporaines. La beauté esthétique se fait sensorielle et aussi dérangeante. L’érotisme ésotérique du film est mélancolique (le chef op’ est celui de Lars Von Trier), démonstratif mais extrêmement froid dans sa mise en scène.
Tout comme dans Heli, la violence sociale et militariste ne peut être remplacée que par l’onde de choc qu’est le sexe, et le plaisir qui en découle. Et la Région Sauvage devient même la suite logique d’Heli, prend à bras le corps le thème de l’éveil sexuel et de l’acceptation de soi: la dernière scène nous montrait un couple en plein ébat sexuel, torride et libérateur. Sauf que là, les choses ont changé : le « couple » a grandi (ce n’est pas le même) et le rapport sexuel du couple est devenu une sorte de passage obligatoire, une action sans plaisir : tirer un petit coup devient aussi intéressant que se laver les dents ou faire la tambouille quotidienne pour les gamins. Cette misère des mœurs, agencée par l’âpreté journalière, entre le boulot et les gosses, peint avec férocité une société et une cellule familiale mexicaines qui marchent sur la tête et qui voient la femme être la victime de la pression contemporaine.
Comme dans l’œuvre de Jonathan Glazer, le fantastique est une métaphore de la réalité, celle d’une libération féminine dans un monde misogyne ou homophobe et qui aussi lie le sexe à la mort. Et même si le versant documentaire prend parfois le pas, Amat Escalante arrive à créer de réels personnages, notamment féminins, passionnants à regarder : comme cette femme addict, Veronica, au bord du précipice où le plaisir est aussi synonyme de mort; ou encore cette mère de famille qui tente de se retrouver en tant que femme. Alors qu’Heli était influencé par Larry Clark, La Région Sauvage se rapproche du Festin Nu de David Cronenberg et surtout de Possession de Andrzej Zulawski.
Car même si La Région Sauvage peut paraître parfois assez banal même si dénonciateur dans son écriture, avec ce trio amoureux, qui ne l’est pas réellement, où le mari trompe sa femme avec le frère de cette dernière, c’est bel et bien ce prisme surnaturel qui va irriguer toute la magie de La Région Sauvage. Car le drame social va basculer en enquête policière et en récit initiatique protéiforme. L’apparition de l’aspect fantastique permet à Amat Escalante de façonner des séquences marquantes, proche du Hentai (« Urotsukidoji »), et de mélanger le réel au mystique. Dans cette forêt, qui cache des partouzes d’animaux, la nature se fait plus foisonnante et dissimule aussi bien le plaisir que le mal incarné. La Région Sauvage est un film fort, frontal dans sa manière d’aborder ses sujets et qui détient une austérité un peu morne voyant s’immiscer en son antre une sexualité mortifère fascinante.
La Région Sauvage : Bande annonce
Synopsis : Alejandra vit avec son mari Angel et leurs deux enfants dans une petite ville du Mexique. Le couple, en pleine crise, fait la rencontre de Veronica, jeune fille sans attache, qui leur fait découvrir une cabane au milieu des bois. Là, vivent deux chercheurs et la mystérieuse créature qu’ils étudient et dont le pouvoir, source de plaisir et de destruction, est irrésistible…
La Région Sauvage : Fiche technique
Réalisation et scénario : Amat Escalante
Interprétation : Ruth Jazmin Ramos, Simone Bucio, Jesús Meza, Edén Villavicencio.
Image : Manuel Alberto Claro
Montage : Fernanda de la Peza
Décors : Daniela Schneider
Costume : Daniela Schneider
Producteur : Jaime Romandia et Amat Escalante
Société de production : Le Pacte
Distributeur : Le Pacte
Durée : 99 minutes
Genre : Drame, expérimental, hentai
Date de sortie : 19 juillet 2017
Quarante ans après sa mort, la réalisatrice Lisa Immordino Vreeland revient sur la vie remarquable de Peggy Guggenheim, une légende artistique du XXe siècle.
Synopsis : Libre et avant-gardiste, Peggy Guggenheim a traversé les bouleversements du XXème siècle aux côtés d’artistes qu’elle a fait connaître mondialement. Elle a notamment révélé le talent de Jackson Pollock ou encore Max Ernst. Des entretiens inédits de Peggy Guggenheim ainsi que des témoignages d’artistes et de critiques d’arts mettent en lumière la vocation et la vie tumultueuse de cette grande collectionneuse et icône de l’art moderne.
Peggy Guggenheim, une avant-gardiste
Avis aux amateurs d’art, ce documentaire est fait pour vous. Du moderne au contemporain, ces deux périodes artistiques sont très largement mises en lumière à travers ce film, dédié à cette icône du XXe siècle.
Ce documentaire est une biographie ouverte de Peggy Guggenheim. Construite en six parties, il s’agit d’une œuvre intégrale, sur la vie de cette artiste. Plus connue pour son musée, fondé sur le Grand Canal de Venise, que pour sa véritable personne, la vie de cette femme est aujourd’hui, quasi inexplorée. Ce documentaire permet ainsi, de reconsidérer l’artiste en tant que telle.
De son enfance, bercée par un univers familial richissime à son essor dans le monde artistique, Peggy Guggenheim a eu un parcours extraordinairement rare. Nous découvrons, grâce à de multiples témoignages, l’incroyable parcours de cette femme, décrite comme étant une autodidacte. Collectionneuse d’un genre nouveau, Peggy a consacré sa vie à l’amour de l’art. C’est auprès de Marcel Duchamp, pionnier dans l’art du XXe siècle, que cette femme s’est ouverte au monde abstrait. Ce documentaire, d’abord centré sur son parcours professionnel, insiste sur la dimension émotionnelle de son travail. Peggy Guggenheim a lutté, tout au long de sa vie, contre la vague de tristesse qui l’engouffrait. C’est le monde artistique qui a donc donné un sens à son existence.
L’histoire de cette femme est particulièrement touchante, dans le sens où elle est partie de rien pour arriver à un tout. Durant sa jeunesse, Peggy Guggenheim n’avait aucune réelle connaissance de l’art. C’est au fil de ses rencontres, de son acclimatation avec ce monde étranger, que l’artiste a compris que c’était à travers cette nouvelle passion, qu’elle pourrait être libre. Et justement, la liberté était à cette époque, plus que tout recherchée. On découvre durant ce documentaire, les blessures laissées par le totalitarisme, durant les années 1940. C’est justement pendant cette période de guerre que l’artiste a commencé à développer une incroyable collection. Elle a acquis au cours des années, une quantité impressionnante d’œuvres rares. À la fin de sa vie, le palmarès artistique de Peggy Guggenheim s’élève à 326 oeuvres d’art !
L’art et la sensualité : deux indissociables
« Si je devais compter mes relations, j’en mourrais. » Peggy Guggenheim.
Ce documentaire n’est pas uniquement dédié à l’incroyable collection de cette femme. C’est également un film personnel, intime et révélateur. Peggy Guggenheim aimait les artistes et ce film nous le montre bien. À travers son interview réalisée quelques temps avant sa mort, l’artiste se dévoile et révèle sa passion quasi obsessionnelle pour les hommes. De Max Ernst à Jackson Pollock, Peggy Guggenheim a fréquenté aussi bien professionnellement qu’intimement, de grands noms du monde artistique. Modèle de la femme libre, Peggy Guggenheim était sa propre création.
Ce documentaire est un voyage formateur, à travers l’incroyable parcours de cette icône féminine de l’art moderne.
Peggy Guggenheim, la collectionneuse : Fiche Technique
Titre original : Peggy Guggenheim
Réalisateur : Lisa Immordino Vreeland
Genre : Documentaire
Durée : 96 minutes
Distributeur Happiness Distribution / MK2 Distribution
Date de sortie : 26 juillet 2017
Nationalité : américain
Peggy Guggenheim, la collectionneuse : Bande-annonce
Après s’être attelé au tournage d’un film sur l’exorcisme avec The Crucifixion, le réalisateur français Xavier Gens a réalisé une œuvre singulière. Cold Skin risque en effet d’attirer la curiosité des passionnés de littérature fantastique et des œuvres de H.P. Lovecraft.
Xavier Gens a renoué avec le cinéma de genre dans le cadre de son prochain film, Cold Skin, actuellement en post-production, selon des informations de Mad Movies. Ce projet, développé à l’origine par David Slade (30 jours de nuit), était basé sur un scénario d’Alex et David Pastor (Infectés). Xavier Gens a en réalité travaillé sur une nouvelle mouture du script finalement confié à Jesus Olmo (28 semaines plus tard).
Les spectateurs seront plongé dans la destinée d’un jeune officier irlandais, incarné par David Oakes (Les Borgias, The White Queen). Au lendemain de la Grande Guerre et de la boucherie des tranchées, il se rend sur une île proche de l’Antarctique afin de fuir la civilisation. Il a notamment l’intention de mener des expériences scientifiques et d’observer des phénomènes météorologiques. L’homme qu’il est censé remplacer est malheureusement introuvable. Son seul contact sera avec un gardien de phare assez dérangé. Le jeune officier va découvrir qu’à la nuit tombée des créatures qui défient l’entendement humain font leur apparition à la surface de l’île. L’homme du phare pourrait même avoir un secret très lourd à porter et inavouable avec ces créatures…
Les créatures à l’écran, l’atmosphère des années 1920 et l’intrigue vont séduire à n’en pas douter les amateurs des nouvelles fantastiques signées H.P Lovecraft. Cold Skin est en réalité l’adaptation de l’œuvre littéraire de l’auteur catalan Albert Sánchez Piñol, La pell freda (La peau froide), publiée en 2002. Ce film fantastique de Xavier Gens devrait sortir à l’automne 2017aux USA. Aucune date de sortie en France n’est pour l’instant programmée.
Après s’être cantonné au genre horrifique pendant de nombreuses années avec Frontière(s), The Divide ou The ABCs of Death, Xavier Gens a récemment tourné un film moins oppressant. Il s’est attelé à la réalisation d’une comédie intitulée Budapest et écrite par Manu Payet. L’humoriste, originaire de La Réunion, sera au casting de ce film dont la sortie est prévue pour 2018. Budapest est produit par Labyrinthe Films. Manu Payet s’était confié sur cette comédie en avril dernier sur les ondes d’Europe 1.
Ce sera réalisé par Xavier Gens et pas par moi, car je suis trop par monts et par vaux pour mon spectacle. Je joue dedans, mais j’ai confié la réalisation finalement à un vrai réalisateur qui va nous faire un truc super, car c’est un mec qui a beaucoup de talent. Comme ça, je peux aller faire mon spectacle tranquillement pendant que le film se prépare. La préparation du film a déjà démarré. C’est l’histoire de deux garçons qui sortent de HEC, débauchés à peine sortis de l’école et qui travaillent dans de grandes multinationales. Ils s’emmerdent dans la vie. Ils n’ont pas une vie qui leur plait. Ils ont l’idée de créer la première boite qui organise des enterrements de vie de garçon à Budapest. Tu pars le vendredi, tu rentres le dimanche, et tu te maries. C’est une histoire vraie. Ces garçons existent et nous avons dîné avec eux hier soir, avec mon comparse Jonathan Cohen.
Cold Skin pourrait être présenté dans de nombreux festivals à la rentrée prochaine. La nouvelle incursion de Xavier Gens dans le cinéma de genre et dans le fantastique s’annonce assez envoûtante et visuellement très aboutie, l’affiche du film ressemblant à s’y méprendre à la représentation de Chateaubriand sur son rocher.
Alexandra Aja, réputé pour ses incursions à Hollywood dans le cinéma de genre (les remakes de La Colline à des yeux, Piranha), s’est lancé un nouveau défi. Le réalisateur français aurait débuté le tournage d’une série assez innovante et immersive, Campfire Creepers. Âmes sensibles s’abstenir !
Alexandre Aja (Horns) a débuté le tournage d’une série d’un genre un peu particulier cet été. Campfire Creepers devrait être un hommage aux Contes de la Crypte. L’aspect novateur de cette série concerne son processus de diffusion qui va s’avérer très immersif et expérimental. Campfire Creepers est en effet une série en réalité virtuelle avec des plans en prise de vue réelle. Le cinéaste français, qui a permis à Kiefer Sutherland d’oublier le temps d’un tournage son rôle de Jack Bauer avec Mirrors, aura la double casquette de réalisateur et de producteur sur ce programme pour les studios VR Future Lighthouse. Casey Cooper Johnson et Martin Andersen sont à l’origine de ce projet et ont écrit la première saison.
Les spectateurs seront conviés à s’asseoir autour d’un feu de camp. Les jeunes campeurs présents au coin du feu vont se relayer et raconter chacun une histoire terrifiante. Les récits angoissants seront illustrés par des séquences riches en sensations fortes. Les utilisateurs du casque de réalité virtuelle vivront donc en totale immersion cette plongée dans les peurs les plus tenaces de notre enfance.
Le comédien Robert Englund fera une apparition dans l’un des épisodes de la série. Il a dévoilé une photographie du tournage sur son compte Twitter comme l’a révélé la rédaction de Bloody-Disgusting. L’inoubliable interprète de Freddy Krueger va incarner le « collecteur de crânes ». Le tournage de Campfire Creepers se déroule donc actuellement aux USA depuis le début du mois de juillet. Les premiers épisodes devraient être accessibles en exclusivité sur le marché à destination des casques Oculus pour la période d’Halloween, en octobre prochain.
Ce projet pourrait donc permettre de révolutionner les pratiques de découvertes et de visionnages des séries. Il y a quelques mois, la dernière mouture du jeu vidéo horrifique Resident Evil proposait également une expérience en réalité virtuelle. Le septième art et les réalisateurs de fictions se tournent de plus en plus vers ce nouveau média et ces outils technologiques fascinants à réserver aux amateurs de sensations fortes.
Les fans nostalgiques de Futurama vont pouvoir se réjouir ! Matt Groening va développer une série animée pour adultes pour Netflix. Les premiers épisodes de Disenchantment sont attendus pour 2018.
Netflix pourrait avoir trouvé un moyen infaillible de convaincre les derniers irréductibles internautes qui ne sont toujours pas abonnés. La plateforme de SVOD du géant américain, qui vient d’atteindre la semaine dernière la barre symbolique des 100 millions d’abonnés à travers la planète, vient de publier un communiqué ce mardi qui va faire couler beaucoup d’encre. Le créateur des Simpson, Matt Groening, va travailler sur une série animée pour adultes pour Netflix. Les premiers épisodes de Disenchantment seront accessibles en 2018.
Les personnages principaux Bean, une princesse alcoolique, Elfo, un elfe au sale caractère et Luci, un démon, vont marquer des générations entières de spectateurs. Netflix a dévoilé des éléments relatifs à l’intrigue et au cadre de la série. Disenchantment plongera les spectateurs dans le royaume médiéval de Dreamland. Des ogres, des lutins, des trolls et de nombreux humains idiots feront leur apparition dans ce programme qui s’annonce d’ores et déjà comme une version rock ‘n roll de l’heroïc fantasy.
Matt Groening a été directement cité dans le communiqué dévoilé mardi par Netflix. Le créateur de génie a tenu à évoquer la tonalité de la série et du projet.
Disenchantment parlera de la vie, de la mort, d’amour, de sexe, et du moyen de continuer à rire dans un monde plein de souffrance et d’idiots, malgré ce que les vieux, les magiciens et d’autres lourds vous disent.
La série sera l’œuvre des Rough Draft Studios qui ont déjà travaillé sur Futurama. La toute nouvelle série animée Disenchantment sera mise en ligne sur la plateforme de Netflix par tranches de dix épisodes. Netflix aurait commandé vingt épisodes pour la première saison selon des informations de la rédaction de Bloody-Disgusting. Disenchantment est produite par The ULULU Company pour Netflix. Matt Groening et Josh Weinstein auront également le rôle de producteurs exécutifs sur ce programme.
Les rôles des trois personnages principaux ont été confiés aux comédiens Abbi Jacobson (Bean), Nat Faxon (Elfo) et Eric Andre (Luci). Le reste du casting vocal regroupe les acteurs John DiMaggio, Billy West, Maurice LaMarche, Tress MacNeille, David Herman, Matt Berry, Jeny Batten, Rich Fulcher, Noel Fielding et Lucy Montgomery.
Matt Groening se lance donc dans un pari ambitieux et un partenariat avec Netflix qui pourrait s’avérer périlleux. Les Simpson, série créée en 1989, vont fêter leurs trente ans en 2019 grâce au contrat signé avec la Fox pour deux saisons supplémentaires. Les deux programmes phares de Matt Groening ont été couronnés de succès par le passé. Les Simpson ont été primés trente-deux fois aux Emmy Awards et Futurama à six reprises.
Disenchantment, sous ses airs de parodie médiévale, pourrait être une satire de l’Amérique sous l’ère Trump. Le géant américain de la SVOD a déjà lancé d’autres séries animées pour adultes comme Bojack Horseman ou bien encore F is for Family.
Les cinéphiles déçus du dernier volet d’Alien et de l’absence de Colonial Marines dans le film pourraient se réjouir du prochain projet d’invasion extraterrestre massive ! Un nouvel opus, un peu particulier, de la saga Starship Troopers s’apprête en effet à débarquer à la rentrée prochaine.
Une nouvelle bande-annonce du film Starship Troopers Traitor of Mars a récemment été dévoilée par la rédaction d’IGN. L’esthétique du film risque d’en surprendre plus d’un ! Ce projet est en effet un film d’animation en 3D, générée par informatique. L’aspect visuel du long-métrage, produit par Sony Pictures Entertainment, rappelle farouchement la japanimation et les mangas.
Les fans du film culte de Paul Verhoeven qui pourraient crier au scandale face à ce choix pourront se consoler avec la présence au casting vocal de Casper Van Dien et Dina Meyer. Les personnages de Johnny Rico et Dizzy Flores seront donc bien à l’affiche de ce film d’animation. Les deux soldats de l’espace vont avoir du pain sur la planche à nouveau ! Ils vont devoir repousser une invasion insectoïde sur la planète Mars. Starship Troopers Traitor of Mars est réalisé par Shinji Aramaki (Appleseed Alpha, Albator, corsaire de l’espace) et Masaru Matsumoto. Le scénario a été confié à Edward Neumeier (Robocop, Starship Troopers).
Le film sera accessible à la demande dès le 22 août prochain. Starship Troopers Traitor of Mars sera commercialisé aux USA en DVD et en Blu-Ray dès le 19 septembre. Ce film d’animation pourrait également bénéficier d’une sortie limitée dans les salles américaines lors de la soirée du 21 août.
L’œuvre littéraire de science-fiction de Robert A. Heinlein va d’ailleurs bénéficier prochainement d’un nouveau reboot en live action pour le compte de Columbia Pictures (Sony). Selon la rédaction du Hollywood Reporter, le scénario de cette nouvelle version de Starship Troopers a été confié à Mark Swift et Damian Shannon (Alerte à Malibu). Neal H. Moritz et Toby Jaffe (le remake de Total Recall) vont produire ce film. Ce projet s’annonce malheureusement moins fantasque et « badass » que la mouture de Verhoeven.
La franchise s’était achevée sur un direct-to-video en 2008 avec Starship Troopers 3 Marauder. Un premier film d’animation avait vu le jour en 2012, Starship Troopers Invasion, déjà confié à Shinji Aramaki. Ces deux films sont d’ailleurs accessibles sur le catalogue français de Netflix. Starship Troopers Traitor of Mars pourrait donc remettre la saga sur de bons rails avant le reboot de Columbia Pictures.
Starship Troopers Traitor of Mars – Bande-annonce – VO :
Nombreux sont les drames ayant pour thématique celle de l’handicap. Walk With Me de Lisa Ohlin tente de se démarquer de ces derniers en inscrivant au sein de son intrigue, deux univers opposés : la guerre et la danse.
Synopsis : Thomas, soldat d’élite, perd l’usage de ses deux membres inférieurs à la suite d’une opération militaire. Il commence alors une longue rééducation. Il fait la connaissance de Sofie, une ballerine du Ballet Royal qui l’aide au fil des jours, à reprendre physiquement et moralement goût à la vie. De cette rencontre, naît alors une grande complicité…
Deux vies complémentaires
La souffrance d’un individu liée aux séquelles psychologiques d’un retour à la guerre est un sujet intemporel. Walk With Me a été inspiré par une rencontre entre Lisa Ohlin et un combattant souffrant de problèmes post-traumatiques. Ce film est donc le fruit de l’expérience personnelle de la réalisatrice, et de sa volonté d’écrire un film, sur le combat intérieur de ces soldats.
Walk With Me, c’est la rencontre entre deux mondes opposés. Thomas et Sofie viennent de deux univers entièrement distincts : la guerre, caractérisée par la violence, et la danse, reflétée par la douceur. Pourtant, leurs personnalités se complètent jusqu’à devenir presque indissociables. Les danseurs étoiles, tels que Sofie, utilisent la maîtrise de leur corps pour aider les soldats blessés dans leur rééducation. Ce travail sur l’écoute de soi-même amène de nombreux questionnements tels que la rudesse de l’exercice physique et la persévérance, comme force mentale. Ces questions, Lisa Ohlin les a très largement traitées à travers cette réalisation.
Ce drame danois teinté d’une histoire d’amourest une ode à la vie. Construit autour de nombreuses allégories, Walk With Me brille par son originalité. La plus reconnaissable des métaphores est l’éveil sensitif des membres inférieurs de Thomas, et cela, par le biais d’une ballerine. Mais l’émotion du film se retrouve également dans la thématique de la perte. Qu’elle soit physique (amputation) ou mentale (décès), les personnages principaux subissent tout deux la douloureuse étape de la disparition.
De l’héroïsme à l’impuissance
Walk With Me est un drame explorant avec une grande profondeur, la faiblesse et la force mentale des soldats portant désormais le nom d’invalides. La symbolique de la renaissance y est particulièrement importante. En effet, l’intrigue est construite autour de l’autodestruction du personnage de Thomas. Ses jambes faisaient de lui le militaire intrépide qu’il était. Voyant du jour au lendemain son principal atout de guerre disparaître, le soldat amputé sombre dans un amas de colère. De cette soudaine désillusion, surgissent tout un tas de questionnements : la détresse humaine, l’incompréhension du présent et l’enfermement social.
La figure héroïque qu’il vénérait tant laisse brutalement place à un profond dégoût de soi-même. Walk With Me est une plongée dramatique dans le cauchemar éveillé de cet homme. Mais ce film est également la preuve que derrière chaque épreuve, se trouve une lumière. D’une rencontre inattendue peu naître un espoir. Et de cet espoir, peut renaître la vie.
Même si l’ambiance du film peut sembler particulièrement pesante par la dureté du sujet traité, la réalisatrice n’omet pas d’inverser la tendance. L’histoire d’amour, qui naît au fil du temps, apporte une certaine légèreté à l’intrigue et permet de dédramatiser la situation. Le combat personnel de Thomas se transforme alors en un corps-à-corps émotionnel des plus touchants.
En nous contant le sombre portrait d’un mutilé de guerre, Lisa Ohlin fait de ce film un profond récit sur la reconstruction humaine.
Walk With Me : Bande Annonce
Fiche technique : Walk With Me
Réalisée par : Lisa Ohlin Acteurs : Mikkel Boe Følsgaard (Thomas), Cecilie Lassen (Sofie), Karen-Lise Mynster (Ruth), Silja Eriksen Jensen (Nina), Morten Holst (Jimmy), Dar Salimaas (Sami) Assistants du réalisateur : Tue Czajkowski, Ida Gabrielsen Directeur de la photographie : Lars Skree Montage : Anders Nylander Musique : Louise Alenius, Marcus Jarlbo, Sebastian Öberg Régie : Lennart Storgaard Directeur de production : Per Holst Producteur délégué : Henrik Zein Produit par : Asta Films Genres : Drame, Romance Durée : 1h 45min Date de sortie : 26 juillet 2017
Danemark – 2016
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