En confiant les deux volets de La Bataille de Gaulle à Volker Bertelmann puis à Théo Cascio, Antonin Baudry fait de son diptyque un objet musical rare, dont la rupture sonore éclaire aussi la réception critique.
Rone seul sur un catamaran au large de La Réunion, à attendre plusieurs jours avant de jouer ses premières notes pour une baleine à bosse. Koki Nakano qui compose ses 27 minutes de musique pour les deux heures de film de Naomi Kawase sur le don d'organe pédiatrique au Japon. Kane Parsons, vingt ans, qui co-compose la bande originale du plus gros succès de l'histoire d'A24, pour des espaces 3D vides hérités d'un mythe internet. Trois films sortis cette semaine, trois compositeurs face à un même geste : continuer à composer quand la garantie du destinataire est partie.
Avec Disclosure Day, The Christophers et Le Vertige, John Williams, David Holmes et Franck Lascombes signent trois partitions où la musique ne dit plus seulement le film : elle déplace la question de l’auteur, de la signature et de l’identité sonore.
Tout a fait digne du film originel de Tim Birton, la musique de la série Sleepy Hollow flirte avec les bons vieux films d'horreurs à l'ancienne. Une bande originale qui rappelle l'horreur du temps du noir et blanc, à écouter mort de peur...
À ma gauche la trame sonore de Mark Isham, dégoulinante de bons sentiments. À ma droite la musique, pleine de morceaux country/folk. Devinez qui l'emporte ?!
Cette bande originale mérite tous les superlatifs, tout comme le film. Même si elle n'a rien d'originale, il y a tout ce qu'on aime: du grandiose de l'arrogance bref, une vraie bonne musique de film Marvel !
C'est à une bande originale méditative que nous invite Benjamin Walfish. Par une musique sobre, il parvient à faire passer toute la sauvagerie et la sérénité des étendues désertiques.
Cette bande originale est à écouter de toute urgence. Elle est créative, foisonnante, d'une richesse rare pour une musique de film et, ce qui ne gâche rien, accessible au plus grand nombre !
La bande de Nathaniel Mechaly n'a rien d'originale et se sauve de justesse du naufrage, par les très belles interprétations de Gaelle Mechaly, Glass Animals et Olafur Arnalds.
Classique et talentueuse, la bande originale d'Un Homme Idéal, composée par Cyrille Aufort, mélange de mélodies inspirées et de trames épurées est elle-même, idéale !
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.