Cannes 2016: Jury et Sélection « Un certain regard »

Entouré de la présidente du Jury en la personne de Marthe Keller, à l’affiche l’an dernier à Cannes du film de Barbet Schroeder Amnesia, présenté hors compétition.

Le Jury de la section parallèle Un Certain Regard sera composé cette année de la comédienne Céline Sallette (elle était en compétition sur la croisette avec les films: L’Apollonide – souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello en 2011, De rouille et d’os en 2012, Un Château en Italie en 2013 et Geronimo de Tony Gatlif  présenté en séance spéciale en 2014.), de l’acteur mexicain Diego Luna (qui partie de la distribution de Blood Father de Jean-François Richet avec Mel Gibson en séance de minuit et il sera au générique de Rogue One: A Star Wars Story de Gareth Edwards) et du cinéaste suédois Ruben Östlund, (Snow Therapy).

Marthe Keller succède à Isabella Rossellini

18 films sont en lice pour remporter les prestigieux Prix de cette section parallèle

Eshtebak de Mohamed Diab sera le Film d’ouverture de cette sélection et parmi les films très attendus on trouve Captain Fantastic, de Matt Ross, avec Viggo Mortensen, George Mackay, Samantha Isler et Annalise Basso., acclamé lors du dernier Festival de Sundance. La Danseuse de Stéphanie Di Giusto biopic dans lequel la chanteuse Soko incarne l’artiste Loïe Fuller. The Transfiguration, de Michael O’Shea film de vampires new-yorkais et La Tortue rouge, film d’animation poétique de Michael Dudok de Wit.

After The Storm de Kore-Eda Hirokazu
Apprentice de Boo Junfeng
Caini de Bogdan Mirica
Captain Fantastic de Matt Ross
Fuchi Ni Tatsu de Fukada Kôji
Hymyilevä Mies de Juho Kuosmanen
La Larga Noche De Francisco Sanctis de Francisco Márquez et Andrea Testa
Me’Ever Laharim Vehagvaot de Eran Kolirin
Omor Shakhsiya de Maha Haj
Pericle Il Nero de Stefano Mordini
Uchenik de Kirill Serebrennikov
Varoonegi de Behnam Behzadi
Voir du pays de Delphine Coulin et Muriel Coulin
Hell or High Water de David Mackenzie

L’année dernière le Prix Un Certain Regard avait été décerné au film islandais Béliers de Grimur Hakonarson et primés les films Soleil de plomb de Dalibor Matanić, Vers l’autre rive de Kiyoshi Kurosawa, Le Trésor de Corneliu Porumboiu, Masaan de Neeraj Ghaywan et Nahid d’Ida Panahandeh.

Le Jury Un Certain Regard décernera ses prix parmi les 18 films en compétition lors de la cérémonie de clôture qui se déroulera le samedi 21 mai.

 >>> Cannes 2016 : Kirsten Dunst dans le jury, avec Vanessa Paradis et Mads Mikkelsen

 

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.

Le Réveil de la Momie : ni morte ni réveillée

Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.

Graham Swon — La parole comme territoire

Trois films, une carte blanche, et une même ligne de force : chez Graham Swon, la parole ne se contente pas d’accompagner l’image, elle la traverse, la déplace, parfois même la remplace. De la dérive poétique d’An Evening Song (for three voices) à l’expérience quasi hypnotique de The World Is Full of Secrets, en passant par l’étrangeté expressionniste de Careful, se dessine un cinéma où dire, c’est déjà faire advenir.

Cannes 2016 : Interview de Paul Lê pour La Vie Rêvée de David L (Marché du Film)

CineSeriesMag a rencontré Paul Lê, co-réalisateur, coscénariste et coproducteur de La Vie Rêvée de David L, un film inspiré de la jeunesse et des éléments de l’œuvre cinématographique et picturale de David Lynch.

Cannes 2016 : Interview de Paul Schrader (Dog Eat Dog, Taxi Driver)

Palme d'Or en 1976, Paul Schrader a présenté Dog Eat Dog en clôture de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2016. Le lendemain de la projection, le cinéaste s'est prêté au jeu des questions-réponses pour CineSeriesMag.

Cannes 2016 : Elle, de Paul Verhoeven (Compétition Officielle)

Review de l'un des derniers films présentés à la Séléction Officielle à Cannes, Elle de Paul Verhoeven est un film qui dérange et surprend, de par son humour mais surtout par la position de voyeur dans laquelle il place le spectateur. Un grand film du maître, l'hollandais violent, Paul Verhoeven.