FEFFS 2016 : Tous les films de la sélection

9ème Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 

Septembre, c’est Fantastique ! Après l’Étrange Festival au Forum des Images (Paris) qui aura lieu 07 au 18 septembre , c’est le Grand Est qui aura droit à son festival de genre avec la 9ème édition du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, dont le déroulement aura lieu du 16 au 25 septembre dans le centre historique de Strasbourg. Au programme, une édition sous le signe du meurtre avec la rétrospective M FOR MURDERS, un hommage à Dario Argento (avec une rétrospective de ses films annoncée), une compétition de courts métrages prochainement annoncé et une sélection de films plus alléchants les uns que les autres. On pense en ouverture à l’OVNI Swiss Army Man de Daniel Kwan et Daniel Scheinert, avec Daniel Radcliff et Paul Dano, tout droit venu de Sundance, à ceux qui ont marqué la Croisette à Cannes, notamment Grave de Julia Ducournau ou Transfiguration de Michael O’Shea, tous deux en compétition internationale, et Dogs de Bodgan Mirica sélectionné dans la catégorie Crossovers. Mais aussi quelques gros films attendus comme le séquel/reboot du Projet Blair Witch, sobrement intitulé Blair Witch d’Adam Wingard, ou 31 de Rob Zombie. Le Jury de cette édition sera présidé par le réalisateur William Lustig (Maniac, Maniac Cop) et est également composé de Veronika Franz (Goodnight Mommy), Brontis Jodorowski (fils de Alejandro, metteur en scène de théâtre et acteur) et John Ajvide Lindqvist (auteur du best-seller Morse). Cette édition s’achèvera avec la projection du carton au box-office chinois, The Mermaid de Stephen Chow.

FEFFS 2016 – Toute la programmation :

Film d’ouverture : Swiss Army Man de Daniel Kwan et Daniel Scheinert (USA)

Film de clôture : The Mermaid de Stephen Chow (Chine)

Compétition internationale :
– Under The Shadow, de Babak Anvari (Iran)
– Transfiguration, de Michael O’Shea (USA)
– I am not a serial killer, de Billy O’Brien (Irlande)
– Shelley, de Ali Abbasi (Suède/Danemark)
– Grave, de Julia Ducournau (France)
– The Love Witch de Anna Biller (USA)
– Jeeg Robot de Gabriele Mainetti (Italie)
– K-Shop de Dan Pringle (UK)
– The Open de Marc Lahore (France / Belgique)
– PET de Carles Torrens (USA / Espagne)
– Seoul Station de Sang-ho Yeon (Corée)

Compétition Crossovers :
– Psycho Raman, de Anurag Kashyap (Inde)
– Operation Avalanche, de Matthew Johnson (USA)
– Outlaws and Angels, de J.T. Mollner (USA)
– Creative Control, de Benjamin Dickinson (USA)
– Detour de Christopher Smith (USA)
– Dogs de Bogdan Mirica (Roumanie)
– Trash Fire de Richard Bates Jr (USA)

Midnight Movies :
– 31, de Rob Zombie (USA)
– The Greasy Strangler, de Jim Hosking (USA)
– We are the flesh, de Emiliano Rocha Minter (Mexique)
– Holidays, de Anthony Scott Burns, Kevin Kolsch, etc. (USA)
– Ballad in blood de Ruggero Deodato (Italie)
– Miruthan de Shakti Soundar Rajan (Inde)
– Terra Formars de Takashi Miike (Japon)
– Yoga Hosers de Kevin Smith (USA)

Séances spéciales :
– Blair Witch de Adam Wingard (USA)
– Fear Itself de Charlie Lyne (UK)
– Lo and Behold, Reveries of the connected world, de Werner Herzog (USA)
– Late Shift, de Tobias Weber (Suisse)

Séance jeune public :
– Ivan Tsarévitch et la Princesse Changeante de Michel Ocelot (France)

Rétrospective M FOR MURDERS :
– M le Maudit (M) de Fritz Lang (Allemagne, 1932)
– Noblesse oblige (Kind Hearts and Coronets), de Robert Hamer (UK, 1949)
– L’Étrangleur de Boston (The Boston strangler) de Richard Fleischer, (USA, 1968)
– La chasse (Cruising) de William Friedkin, (USA, 1980)
– Maniac de William Lustig (USA, 1980)
– Schizophrenia (Angst) de Gerald Kargl (Allemagne/Autriche, 1983)
– Henry, portrait d’un tueur en série (Henry, portrait of a Serial Killer) de John McNaughton(USA, 1986)
– Le Sixième sens (Manhunter) de Michael Mann (USA, 1986)
– Carmin profond (Deep Crimson) d’Arturo Ripstein (Espagne, 1996)

Réédition des classiques de l’Universal Monsters :
– Dracula de Tod Browning (USA, 1931)
– Frankenstein de James Whale (USA, 1931)
– La Momie de Karl Freund (USA, 1932)
– L’Homme invisible de James Whale (USA, 1933)
– La fiancée de Frankenstein de James Whale (USA, 1935)
– Le Loup-garou de George Waggner (USA, 1941)
– L’Étrange créature du lac noir de Jack Arnold (USA, 1954).

Projection exceptionnelle : 
–Les Dents de la Mer de Steven Spielberg (USA, 1975), projeté dans la Grande Piscine des Bains de Strasbourg.
–Jurassic Park de Steven Spielberg (USA, 1993), projeté en Plein Air devant la Cathédrale de Strasbourg.

La rédaction CSM compte bien s’y rendre pour la troisième fois, afin de vous livrer son compte-rendu et vous donner un aperçu du panorama fantastique de ces prochains mois.

Pour plus d’informations : http://strasbourgfestival.com/index.php

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Kévin List
Kévin Listhttps://www.lemagducine.fr/
Cinéphile assidu accro au café. Traîne dans les cinémas d'art et d'essai de Paris. Mange dans les food trucks entre deux films. Prend plaisir à débattre dans les bars des alentours de Notre-Dame. Outre son activité sur le site, Kévin est régisseur sur les plateaux de cinéma.

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.