Sons of Anarchy : saison 6

Sons of Anarchy est une série télévisée américaine, créée par Kurt Sutter « The Shield » et diffusée depuis le 3 septembre 2008 sur FX.

Il fait plutôt bon vivre dans cette petite ville fictive paumée qu’est Charming, comté de San Joaquin en Californie sous la houlette d’un club nommé Sons of Anarchy Motorcycle Club Redwood Original, couramment abrégé en SAMCRO. En réalité un club de hors-la-loi, un gang de bikers vivant de trafics illicites réussissant souvent à contourner la loi, ce qui donne du fil à retordre à la police locale.

Après quelques épisodes mettant en place les différents intervenants, développant les traits de caractères des personnages permettant d’asseoir ainsi sur la durée la série, apportant ainsi une vraie profondeur, c’est directement le gros plongeon dans un univers fascinant.

Un univers de bikers, violent et sans concession, avec ses propres codes et valeurs. Sons of Anarchy c’est un peu « Les Soprano » sous le soleil avec des motos. On retrouve d’ailleurs des thèmes similaires notamment, la loi du clan, l’importance de la famille mais traités de manière différente.

Les Sons, c’est une meute de loups, avec plein d’action, de trafics illicites, de drogues, de corruptions, de débauches, de sexe et de motos…:-), un milieu très (rock’n’roll) à l’image du générique.

Il faut noter que « scénaristiquement », l’introduction des personnages est un des points forts de la série. On s’attache à ses différents protagonistes, en comprenant leurs manières de penser, leurs fêlures… En effet, autour de Jax, incarné par le très doué Charlie Hunnam, évoluent une sacrée brochette de personnages avec un charisme faisant exploser l’écran, que l’on peut adorer où détester…

Plus on avance dans la série, et plus les rebondissements sont surprenants, les cartes ne tombent pas de manière prévisible, on va de surprise en surprise. Bien malin celui qui peut deviner la suite logique des saisons. Chaque nouvelle saison, apporte son lot de suspense, de situations périlleuses, de guerre de gangs, ainsi que des drames familiaux. Nul doute, le chef d’orchestre derrière la mise en scène est talentueux avec des twist géniaux.

En somme, une superbe série, dans la lignée des (Parrain) où (Scarface), attachante avec un casting charismatique, chacun est crédible dans son rôle. Les acteurs sont bons, Ron Perlman (Clay) est excellent, dans son personnage de chef de la meute manipulateur, prêt à tout pour garder le pouvoir, ainsi que (Gemma), sa femme, mère de Jax, incarnée par Katey Sagal, elle joue à merveille ce rôle de matriarche cynique et calculatrice loin de celle qu’elle jouait dans (Touche pas à mes filles)

Un décor, des dialogues maitrisés, et surtout une bande son magnifique, les musiques sont très bien choisies, avec de nombreux groupes comme White Buffalo avec la reprise House of the Rising Sun, où encore les chansons des Black Keys ou des Forest Rangers. Une BO s’imbriquant à merveille dans une série époustouflante avec des thématiques intéressantes comme le racisme, la marginalité, la criminalité, le pouvoir…

« Sons of Anarchy FULL Soundtrack »>Sons of Anarchy FULL Soundtrack


Une série vraiment palpitante, au rythme fracassant, qui vaut le détour, jetez-vous dessus à consommer sans modération !

Deux nouveaux personnages, font leurs apparitions dont un personnage féminin majeur joué par Bridget Regan (Legend of the Seeker, Beauty and the Beast)
Via la chaîne Youtube de Kurt Sutter, vous pouvez suivre le développement de la série et voir les dernières news.

Acteurs principaux : Sons of Anarchy

Charlie Hunnam Rôle : Jackson « Jax » Teller
Katey Sagal Rôle : Gemma Teller-Morrow
Ron Perlman Rôle : Clarence « Clay » Morrow
Maggie Siff Rôle : Dr Tara Knowles
Kim Coates Rôle : Alexander « Tig » Trager

Festival

Cannes 2026 : Fatherland, l’exil sans fin

Dans Fatherland, présenté à Cannes 2026, Pawel Pawlikowski filme Thomas Mann de retour dans une Allemagne déchirée, entre tensions géopolitiques et blessures intimes jamais refermées.

Cannes 2026 : Blaise, ni sage ni sauvage

Comédie d'animation corrosive et désenchantée, "Blaise" plonge dans le quotidien d'une famille parisienne coincée entre ses contradictions de classe et ses petits arrangements avec la réalité. Un portrait de famille autant qu'un miroir tendu à une époque experte dans l'art d'esquiver les crises, qui s’accumulent jusqu’à un point de non-retour.

Cannes 2026 : rencontre avec Rafiki Fariala pour « Congo Boy »

À Cannes 2026, Rafiki Fariala évoque la naissance de "Congo Boy", un film nourri par son histoire personnelle, où la musique devient mémoire, souffle et résistance.

Cannes 2026 : Congo Boy, la musique comme ligne de vie

On entre dans "Congo Boy" comme on entre dans un souvenir, d’abord par la musique, avant les mots et les images. Celui d'un jeune homme de 17 ans, Robert, réfugié congolais vivant à Bangui, capitale de la République centrafricaine, dont les parents ont été emprisonnés pour avoir tenté de fuir avec de faux papiers. Livré à lui-même avec ses frères et sœurs cadets, il laisse pourtant toujours la porte ouverte à sa vocation : la musique. Et c'est précisément là que réside la force émotionnelle de ce premier long-métrage de fiction de Rafiki Fariala, présenté à Un Certain Regard 2026.

Newsletter

À ne pas manquer

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Harry Hole : Le Prince d’Oslo

Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.

L’Affaire Laura Stern : le cri du silence

Plus qu'une fiction sur la vengeance, "L'Affaire Laura Stern" est une immersion sensorielle dans le "cri du silence" des victimes de violences et d'emprise. Une œuvre nécessaire qui déconstruit les mécanismes de la violence faite aux femmes pour en faire un combat collectif et politique. La série est diffusée sur France 2 en mars 2026 et disponible en streaming sur France Télévision.

Les Saisons : L’amour, le rythme et les saisons

"Les Saisons", la série écrite et réalisée par Nicolas Maury, s’éloigne des éclats et des récits sociaux pour épouser le souffle intime d’un trio amoureux. Entre mélancolie poétique et naturalisme doux, elle tente moins de raconter que de saisir le frémissement des sentiments, au rythme d’une lumière vendéenne et d’un temps qui tangue. Une œuvre sensible, qui crée son public en osant la lenteur et la langueur.