Docteur House : La fin d’une série culte

Good bye Docteur House !

La série Dr House est Culte, elle a rencontré un vif succès aussi bien au États-Unis qu’en Europe, réussissant des millions de spectateurs en France à chaque épisode où le final a été diffusée en mars 2013. Cette notoriété est due au célèbre Gregory House campé par Hugh Laurie, un homme en apparence imbu de lui-même, et pour qui les relations humaines sont secondaires. L’engouement pour cette série est né d’un cocktail médecine et d’une personnalité, celle de House, principale moteur de la série, un médecin de génie, aux compétences exceptionnelles, une sorte de médecin sorcier, avec un caractère cynique, arrogant, irrévérencieux qui plait et qui déroute à la fois….

Sa capacité à traiter et diagnostiquer les maladies les plus rares avec l’aide son équipe, tel un Sherlock Holmes, fascinent. Il suit toutes les pistes, envoie ses collègues dans les lieux de vie de ses patients à la recherche du moindre indice, repoussant même parfois ses patients dans leurs derniers retranchements afin de leurs faire avouer ce qu’ils cachent…

Un docteur misanthrope, génial et charismatique se protégeant des états d’âmes de ses patients. En réalité, cette homme derrière une façade rustre, cache un profond altruisme, qui au fil des épisodes s’expose, laissant entrevoir des fêlures, des cassures. C’est un personnage complexe,  qui  ne s’est pas laissé briser par les conventions sociales. Sa jambe blessée, l’obligeant à marcher avec une canne, cette douleur qu’il surmonte à coup d’importantes quantités d’analgésiques révèlent un personnage ni bon ni méchant. Il est au-delà du bien et du mal, il est un vrai humaniste, dans son sens le plus noble peut-être..

Faiseur de miracle, sorcier des temps modernes, il clame n’avoir aucune confiance en ses malades partant du principe qu’ils mentent tous. D’ailleurs il n’aime que les cas inédits, les maladies infectieuses, rares, et tel un chevalier il part à la recherche du Graal, dans une quête de vérité, entouré d’une équipe triée sur le volet, à qui il en fera voir de toutes les couleurs.

Dans le pilot de la série un dialogue entre le Docteur House et le Docteur Cameron exprime fort bien ce que cherche House…

Tout le monde ment.

Dr. Cameron: Dr House n’aime pas les relations avec les patients.

Dr Foreman: Traiter les patients, n’est ce pas pourquoi nous sommes devenus médecins?

Dr House : « Non, le traitement des maladies est pourquoi nous sommes devenus médecins. Le traitement des patients est ce qui rend la plupart des médecins misérables. »

Jeu de pistes et Maladie.
Nous avons pu ainsi voir toutes sortes de maladies aussi étranges les unes que les autres comme dans l’épisode Ocam’s Razor de la saison 1 : après des rapports fougueux avec sa fiancée, Brandon Marell s’effondre souffrant de douleurs abdominales, nausées, fièvres et pression artérielle faible. Chaque épisode commence ainsi par une maladie étrange, rare et une quête qui va elle aussi plus loin que la maladie. Elle concerne souvent l’âme des patients, leurs cachotteries, leurs croyances… Nous allons apprendre des noms de maladie aux noms parfois étonnants comme pseudohermaphrodisme masculin par insensibilité aux androgènes, cancer du testicule, intoxication aux œufs de crapaud où encore hémochromatose génétique.

Le final

Résumé de l’épisode. L’épisode s’ouvre sur une scène apocalyptique. Allongé sur le sol d’un bâtiment, House passe en revue toutes les saisons, sous forme de flashback avec ses amours ratées, ses rêves cassés et ses espoirs brisés, révélant au fil de ses flashs les raisons qui l’ont amenées dans cette immeuble prêt à s’effondrer à côté d’un patient mort. A la recherche de House, ses amis Wilson et Foreman voient de loin l’immeuble exploser ne laissant aucun doute sur la fin tragique du médecin.

Mort et Libre

Lors de l’enterrement du célèbre House, Wilson remplacera un discours élogieux par un : « House était un connard ». Soudain le téléphone sonne et Wilson lit cette étrange SMS : « Tais-toi imbécile ». House s’est s’échappe en réalité du bâtiment, profitant de la situation pour échanger son fichier dentaire avec celui de son patient revenant à son principe : tout le monde ment.

Libre et officiellement mort, il consacrera ses derniers mois à Wilson, qui a le cancer. Les deux amis s’en vont en moto traverser le pays, se débarrassant des personnages qu’ils avaient incarnés jusqu’à présent et qu’ils n’étaient probablement plus au fil des saisons. Dans ce final comme dans la personnalité du Docteur House, il n’y a pas de bien où de mal, ni de happy end ni de sad end, just autres chose…

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