Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Le documentariste Philippe Béziat nous propose une plongée au sein du célèbre Orchestre de Paris. Multipliant les approches et les gestes de mise en scène, il permet de lever un coin de ce grand mystère : comment des individualités parviennent à faire corps, au service de la musique. Captivant.
C’est certain, on va reprocher à Paul Haggis d’avoir réalisé un film identique à celui qui lui avait rapporté l’Oscar du meilleur film en 2006 : Collision. Il faut le reconnaître, ce reproche est fondé, tant Puzzle reprend le canevas de Collision...
Une toile de fond, un univers capital que cette ville du péché. Cette Babylon émanant le vice, la violence et le stupre, est le lieu de pérégrinations de flic, qu’ils soient ripoux ou intègres, tueurs, hommes d’églises, sénateurs, strip-teaseuse...
A travers ses portraits et ses destins, Ben Drew dresse un constat effrayant de la jeunesse anglaise, des rapports hommes/femmes et de la société en générale, régit par l'argent et la violence, ou l'être humain est considéré comme une marchandise.
Qui a dit que la littérature YA, ou Young Adult, se limitait aux dystopies façon Hunger Games ou aux bluettes fantastiques du niveau de Twilight ? Avec Si je reste, le romancier Gayle Forman propose des thèmes plus sombres et plus matures que ce qui est d'habitude proposé aux adolescents.
« Je crois plus trop à la vie ». Tel pourrait être le départ de Near Death Experience. Cette fois-ci, Michel Houellebecq est Paul, le chef d’une famille anonyme un employé d’une Plateforme ( !!) téléphonique de France Telecom Assistance en plein burn-out
Refroidis est un thriller froid à l’humour macabre comme on les aime. Un Fargo du Nord qui s’amuse avec différents genres. Contemplatif et stylisée, Refroidis nous offre par la même occasion un jeu de massacre complètement givré.
Seuls les britanniques pouvaient réussir à raconter cette histoire extraordinaire, avec humour, tendresse et émotion, sans tomber dans le mélodrame, ni la caricature. Il y a des films, ou dès le début, on sait qu'on va adorer.
Gemma Bovery est tout délicieux, à la manière d’un bonbon dont la saveur apparaît et disparaît simultanément au fur et à mesure de son engloutissement. Comparé à ses deux précédentes comédies...
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.