Edmond : La pièce d’Alexis Michalik bientôt adaptée au cinéma

Alexis Michalik travaillerait sur un projet ambitieux pour les besoins du cinéma. Le jeune metteur en scène prometteur rêve en effet d’adapter sa pièce de théâtre Edmond dans le courant de l’année 2018.

Alexis Michalik, comédien, auteur et metteur en scène pour le théâtre, connait un véritable triomphe en cette année 2017 avec sa pièce Edmond. Cette œuvre a en effet récolté cinq prix lors de la soirée exceptionnelle de la Nuit des Molière, l’équivalent de la cérémonie des César pour le théâtre, le 29 mai dernier. Alexis Michalik, âgé de 34 ans, avait déjà remporté un franc succès au théâtre avec ses pièces précédentes : Le Porteur d’Histoire et Le Cercle des Illusionnistes.

L’artiste nourrit pourtant un nouveau projet fou. Il a en effet l’intention d’adapter sa pièce Edmond au cinéma. Alexis Michalik souhaiterait voir ce film aboutir dans le courant de l’année 2018. Le metteur en scène aurait l’intention d’écrire et de réaliser lui-même cette adaptation.

Cette information a été annoncée le vendredi 16 juin par Alexis Michalik lui-même alors qu’il était invité sur les antennes de France Inter. Il a dévoilé ses intentions d’adapter au cinéma sa propre pièce de théâtre, Edmond. L’intrigue de cette œuvre, lauréate de cinq Molière en 2017, dévoile le contexte dans lequel Edmond Rostand, l’auteur de Cyrano de Bergerac, a écrit le chef-d’œuvre qui l’a rendu célèbre.

Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.

Alexis Michalik est en réalité impliqué sur ce projet depuis une dizaine d’années. D’après des informations d’AlloCiné, le comédien et metteur en scène souhaitait faire d’Edmond un long-métrage dès le début. N’ayant pas pu trouver de réalisateurs passionnés et motivés par ce projet, Alexis Michalik aurait alors remodelé cette œuvre pour la mettre en scène pour le théâtre. Après le succès public et critique de la pièce Edmond, l’artiste serait donc enfin en passe de réussir son pari fou de raconter la genèse de Cyrano de Bergerac dans une œuvre cinématographique. Reste à savoir si Gérard Depardieu, l’interprète inoubliable du film de Jean-Paul Rappeneau en 1990, effectuera un cameo dans la version  cinéma d’Edmond en 2018.

Edmond se joue chaque soir, du mardi au dimanche, jusqu’en décembre 2017 au Théâtre du Palais-Royal. La troupe de la pièce regroupe les acteurs Anna Mihalcea, Christian Mulot, Christine Bonnard, Guillaume Sentou, Jean-Michel Martial, Kévin Garnichat, Nicolas Lumbreras, Pierre Benezit, Pierre Forest, Régis Vallee, Stéphanie Caillol et Valérie Vogt.

Liste complète des Molière récoltés par la pièce Edmond en 2017 :

– Molière du meilleur spectacle du Théâtre privé

– Molière du comédien dans un second rôle pour Pierre Forest

– Molière de la Révélation masculine pour Guillaume Sentou

– Molière de l’auteur francophone vivant pour Alexis Michalik

– Molière du metteur en scène pour Alexis Michalik

[irp]

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.