Mini Héros 3D, un film de Mark Brownlow : Critique

Mini Héros 3D est la nouveauté du cinéma de la Géode à Paris. Projeté dès le mercredi 7 Octobre sur cet écran arrondi, c’est un docu-fiction en relief qui met en scène deux petites créatures filmées de très près dans deux régions d’Amérique bien distinctes : un petit tamia, de la famille des écureuils, dans la forêt d’Amérique du Nord et une souris sauterelle mangeuse de scorpion dans le désert de l’Arizona

Synopsis : Au coeur du désert de Sonora, en Arizona et dans les forêts d’Amérique du Nord, les vies des minuscules souris-sauterelles et des tamias, recèlent bien des dangers. Mini Héros va suivre leurs aventures durant 48 heures. 48 heures décisives, durant lesquelles ils apprendront à se nourrir, à se cacher, à se protéger et à survivre. 48 heures aux confins de la vie sous nos regards ébahis.

. Les deux héros minuscules sont filmés à leur échelle de sorte que le spectateur entre véritablement dans le quotidien de ces animaux à la manière du film Microcosmos : Le Peuple de l’herbe ou encore de Minuscule : la vallée des fourmis perdues mais…la taille au-dessus ! Nous croisons d’ailleurs nombre de personnages secondaires, bons ou mauvais, tels que l’escargot ou le crapaud, le lézard ou le serpent, le grand duc ou le faucon sans oublier le scorpion et l’araignée.

Un univers fantastique  :

Le travail sur le film aura duré deux ans, entre le dressage des Mini Héros et les prises de vues en macro, mobilisant de nombreux chefs opérateurs. Il en ressort une oeuvre incroyable de 50 minutes intenses et magiques où nous plongeons dans cet univers végétal et animal aux séquences uniques.
Les images sont souvent prises en contre-plongée, accentuant ainsi le caractère incommensurable de la nature qui entoure ces toutes petites créatures. Les Mini Héros nous paraissent alors d’autant plus fragiles mais malgré tout rapides et habiles ou, comme l’explique la voix-off « dotées de super-pouvoirs » ! L’effet de rapidité est retranscrit par des ralentis fréquents de la caméra et utilisés dans les situations de danger comme cette pluie soudaine et diluvienne qui s’abat dans le désert. L’eau envahit le terrier de notre petite souris et forme un torrent violent induit par le ralenti. Lors des combats, les ralentis interviennent aussi et amplifient l’effet de la 3D par exemple au moment du gros plan impressionnant sur la mâchoire du serpent et sur sa langue qui s’étire à l’infinie.
Mais le visuel n’en est pas moins magnifique depuis les images sombres et inquiétantes du ciel jusqu’aux constellations de gouttes d’eau. Lorsque l’hiver arrive, le rythme s’accélère et les cristaux de glace envahissent l’écran. « Les journées sont plus courtes » nous informe la voix-off. Plus courtes et encore plus belles se dit-on…
À tout instant dans Mini Héros 3D, la caméra joue avec les ralentis et les accélérations, les plongées et contre-plongées, les ombres et surtout la 3D : une véritable œuvre d’art fantastique et ludique. Un conte merveilleux et plein d’humour.

Un humour à l’anglaise :

Filmée en parallèle, chacune des deux espèces de Mini Héros 3D devra affronter des créatures terrestres et volantes. Le petit tamia des bois défend son terrier et ses vivres contre un adversaire de sa propre espèce tandis que la souris sauterelle s’attaque à un scorpion pour se nourrir. Des scènes de combats épiques, presque humoristiques – un humour so british, il faut bien le dire – de par ces ralentis qui rappellent des passages de Matrix et l’aspect « super-héros ». Le hurlement de notre souris sauterelle, dressée sur ses pattes arrières, à la manière d’un loup (ou d’un loup-garou?) est ainsi filmé de façon outrancière, répétée et décalée dans ses effets d’ombre. Le Grand Duc d’Amérique prend quant à lui des airs de Godzilla, avec des gros plans sur les serres/griffes qui claquent impatiemment sur la branche d’arbre et attendent de s’abattre sur la petite proie. Les gros plans successifs s’attardent sur les pattes, le yeux, le bec et même la langue, suggérant l’appétit vorace du super-méchant !
Dans Mini Héros 3D, la voix-off joue aussi un grand rôle et nous rappelle très justement que « le désert est un véritable parc Jurassic ». On y croise d’ailleurs des cactus et des carcasses d’animaux dignes du Far West et le tout nous est servi avec une musique de Western. Les jeux de mots et la dérision dédramatisent les passages inquiétants du film. Ainsi, quand la souris sauteuse se réfugie dans un crâne pour échapper au faucon de Harris, la voix-off nous informe que « c’est digne d’un casse-tête » (rires).

De par son humour à l’anglaise et son travail technique, Mini Héros 3D est un film à la fois impressionnant et rafraîchissant car on évolue dans une atmosphère ludique qui plaira au jeune public comme aux grands. En témoignent les applaudissements dans la salle à la fin de la projection en avant-première ! Une exclusivité qui sortira à la Géode ce mercredi 7 octobre 2015.

Fiche Technique :

Titre : MINI HÉROS 3D (Titre original : Tiny Giants 3D)
Réalisation : Mark Brownlow
Inspiré de Hidden Kingdoms série originale de la BBC
Musique : Ben Foster
Production exécutive: Amanda Hill et Neil Nightingale
Scénario et production : Mark Brownlow et Michael Gunton
EN EXCLUSIVITÉ À LA GÉODE À PARTIR DU 7 OCTOBRE 2015
LA GÉODE
26 AVENUE CORENTIN CARIOU. 75019 PARIS
– ARRÊTS PORTE DE LA VILLETTE –
MÉTRO : LIGNE 7 – TRAMWAY : T3B – BUS : 75, 139, 150, 152
INFORMATIONS ET RÉSERVATIONS : WWW.LAGEODE.FR

Festival

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Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

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