Bertrand Bonello, Président du Jury de la Cinéfondation et des courts métrages

Alors que la rédaction vous livrait un article sur le renouveau du cinéma français il y a deux jours, le Festival de Cannes a annoncé ce matin que Bertrand Bonello serait le président du Jury de la Cinéfondation et des courts métrages pour sa 71ème édition. Le réalisateur est tout à fait à sa place dans le rôle de celui qui récompensera le renouveau et l’envie de la jeunesse.

La création cinématographique est en constante évolution et c’est ce que cette sélection révèle au grand public. Bonello apportera son œil de cinéaste aguerri pour porter au plus haut les nouvelles inventions des jeunes réalisateurs. Habitué à la Croisette depuis 2003 pour son film Tiresia retraçant l’histoire d’un homme transexuel, puis pour L’apollonide – Souvenirs de la maison close ou encore pour Saint Laurent en 2014, il est évident qu’il sera dans son élément. Toutefois, Bertrand Bonello n’a en son palmarès remporté qu’un seul prix sur 47 nominations au Festival de Cannes. De fait, on espère qu’il sera plus lumineux de l’autre côté de la compétition. D’autant plus que son rapport au corps est passionnant et se voit dans son cinéma : il se plaît à explorer les pensées humaines dans leur plus profonde obscurité, mais aussi dans toutes leurs complexités. C’est en tout cas ce qui émane de sa filmographie. bertrand-bonello-festival-cannes-2018

Dans le communiqué du Festival de Cannes, le réalisateur de Nocturama déclare « Qu’attendons-nous de la jeunesse, des cinéastes inconnus, des premiers films ? Qu’ils nous bousculent, qu’ils nous fassent regarder ce que nous ne sommes pas capables de voir, qu’ils aient la liberté, le tranchant, l’insouciance et l’audace que parfois nous n’avons plus ». Phrase qui prouve son amour de la découverte, des expériences cinématographiques et surtout son envie de porter fièrement le rôle qu’on lui a confié.

C’est toujours un honneur de voir le cinéma français dans les plus grands festivals, Cannes offre ainsi une belle vitrine à Bonello mais aussi au cinéma auquel on l’associe et à l’art qu’il représente. Après l’échec relatif de son dernier film (Nocturama), le revoir à Cannes rassure sur l’avenir du cinéaste. C’est en tout cas un sans faute pour le prestigieux festival qui après avoir nommé Cate Blanchett présidente du jury de la compétition officielle démontre à nouveau son envie de récompenser les grands cinéastes de notre époque.

La Cinéfondation fête ses 20 ans cette année. Créée en 1998 par Gilles Jacob, qui n’a pas changé de rôle, elle fait émerger les nouveaux talents du septième art sur la scène internationale. Cette année, l’atelier de la Cinéfondation a sélectionné 15 films venus de pays différents. De tous les horizons, les projets promettent de belles générations de cinéastes pour les prochaines années.

Festival

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Gwennaëlle Masle
Gwennaëlle Maslehttps://www.lemagducine.fr/
Le septième art est un rêve et une passion depuis quelques années déjà. Amoureuse des mots et du cinéma, lier les deux fait partie de mes petits plaisirs. Je rêve souvent d'être derrière la caméra pour raconter des histoires et toucher les gens mais en attendant, je l'écris et je me plais à le faire. Je suis particulièrement sensible au cinéma français ou au cinéma contemplatif dans sa généralité, ce qui compte c'est de ressentir. Les émotions guident mes passions et le cinéma ne déroge pas à la règle, bien au contraire.

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