American Horror Story saison 7 : Elephant Man et autres news !

Comme à son habitude, Ryan Murphy révèle au compte-gouttes et par métaphores les quelques informations qui touchent à American Horror Story saison 7. Récemment, le showrunner postait un doodle de monstre éléphant sur son compte Instagram, confirmant ainsi le nouveau thème de la série.

On sait d’ores et déjà que la prochaine saison d’AHS s’inspirera des dernières élections présidentielles aux Etats-Unis. En postant un croquis d’éléphant monstrueux sur Instagram, Mr Murphy est très clair cette fois et fustige le parti républicain dirigé par Donald Trump. Mixant le symbole du parti au faciès effrayant du clown Twisty de la saison 4 Circus, le showrunner lui confère un aspect maléfique et confirme que American Horror Story saison 7 sera bien liée à la saison 4. Rappelons qu’en octobre 2016, Ryan Murphy avait déclaré :

«L’année prochaine, nous reviendrons sur des personnages de Freak Show, les histoires et les mythologies plus profondes. En quelque sorte, nous explorerons la saison 4 au travers de la saison 7. « 

Récemment, le créateur a révélé à E Online les premières 10 minutes de la série :

« Cette saison prend place dans un contexte très inquiétant et macabre lors de la nuit des élections. Quelque chose de terrible interviendra dans la vie de nos personnages au cours de cette nuit où ils verront tout leur petit monde s’écrouler. »

Depuis, les fan-made trailer et autres fan arts se multiplie et le site iHorror nous donne un bref aperçu de ce que pourrait être l’affiche de la promo :

Qu’en sera-t-il alors des personnages de la série ? Sarah Paulson, Evan Peter, Billie Lourd (Scream Queens) et Billy Eichner (Difficult People) sont confirmés au casting d’American Horror Story saison 7 depuis un moment. Interviewé par The Hollywood Reporter, Evan Peters a expliqué l’intérêt de Sarah Paulson pour le rôle de Donald Trump :

“Sarah peut tout jouer, elle peut donc aisément interpréter Trump. J’adorerais la voir dans le rôle de Trump car il y a tellement d’aspects visibles dans lesquels elle peut se retrouver. Et si Sarah peut incarner Trump, je jouerai Ivanka.”

De son côté, Ryan Murphy a confié à E News que, en effet, Sarah Paulson n’interprétera pas Hillary Clinton :

« Je crois que les gens pensent littéralement que Sarah Paulson va jouer Hillary Clinton et je voulais préciser que ce n’est pas vrai. American Horror Story a toujours été une allégorie, et ces élections seront  aussi une allégorie. Ceci n’est que notre point de départ. Il s’agit des élections qui ont eu lieu, de ce qui s’est passé cette nuit-là et des retombées qui, pour un grand nombre de chaque parti, forment une histoire d’horreur. Et vous savez, ce spectacle est toujours aussi amusant dés lors que c’est dans l’air du temps (…) Toutefois, Donald Trump et Hillary Clinton seront bien présents – juste à la télé. »

Quant aux autres acteurs d’AHS saison 7, les spéculations vont bon train. Dans une interview pour E Online, Emma Roberts avait déclaré qu’elle souhaitait revenir dans une nouvelle saison, de préférence aux côtés de Lady Gaga. On peut donc espérer que si l’une vient, l’autre suivra :

« L’an dernier, ça n’a pas fonctionné car je tournais encore Scream Queens. Mais maintenant que Scream Queens est bouclée à Los Angeles et pas à la Nouvelle-Orléans, je vais sans doute revenir sur le plateau et m’impliquer dans le show ! »

American Horror Story saison 7 est prévue sur FX pour la rentrée 2017 et la série a déjà été renouvelée pour les saisons 8 et 9 !

American Horror Story Season 7 tease.

Une publication partagée par Ryan Murphy (@mrrpmurphy) le

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.

Le Réveil de la Momie : ni morte ni réveillée

Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.

Graham Swon — La parole comme territoire

Trois films, une carte blanche, et une même ligne de force : chez Graham Swon, la parole ne se contente pas d’accompagner l’image, elle la traverse, la déplace, parfois même la remplace. De la dérive poétique d’An Evening Song (for three voices) à l’expérience quasi hypnotique de The World Is Full of Secrets, en passant par l’étrangeté expressionniste de Careful, se dessine un cinéma où dire, c’est déjà faire advenir.
Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.