Sebastien Guilhermet

Akira de Katsuhiro Ôtomo : la lueur du numéro 28

La ressortie 4K d'Akira dans nos salles de cinéma est l'un des évènements phares de cet été 2020. Une claque d'autant plus vertigineuse qu'elle reste toujours autant d'actualité.

La gastronomie dans la série Hannibal de Bryan Fuller

De la série Hannibal de Bryan Fuller, nous pourrions parler de bien des choses : de la représentation du serial killer, de la relation presque mystique entre Will et Hannibal, du charisme froid et magnétique de Mads Mikkelsen, de l’anarchie psychologique de certains personnages, ou même de la mise en scène et de la violence matérialisée par la série. Pourtant, au travers du maniérisme feutré de la réalisation et de l’élégance mortifère de son protagoniste principal (Hannibal Lecter), la gastronomie et son illustration prennent une part importante de l’oeuvre. 

Eva en août de Jonas Trueba : à la recherche du bonheur

Eva en août de Jonas Trueba est une petite pépite. Poétique et terriblement rafraîchissant, ce portrait de femme est l’un des plus beaux regards que nous offriront les salles de cinéma lors de cet été 2020. 

Les Fleurs de Shanghai : la toile et l’hypnose

Alors que la restauration de Crash de David Cronenberg a fait dernièrement le bonheur de certains d’entre nous avec sa parution dans nos salles de cinéma, Carlotta Films nous gratifie d’une autre ressortie 4K et non des moindres. Celle du merveilleux Les Fleurs de Shanghai de Hou Hsiao Hsien. 

La Nuit venue : uberisation de la nuit parisienne

La Nuit venue est un beau film sur un Paris périphérique, aussi noctambule que désert. Frédéric Farrucci puise dans la nuit tout un éventail de visions, allant autant vers le sensoriel que vers le social et la mue des quartiers en sourdine. 

Crash de David Cronenberg : à corps perdus sur le bitume

L'emblématique et sulfureux Crash de David Cronenberg passe de nouveau dans nos salles de cinéma, dans sa version restaurée. Pour notre plus grand plaisir.

La trilogie de la haine de Sion Sono : la saut de l’ange

Dans la représentation d’un système qui s’engouffre dans ses propres commodités, Sion Sono est un poil à gratter comme il y en a peu. Le prolifique cinéaste japonais, connu pour des œuvres telles que Suicide Club ou même Why Don't You Play in Hell?, aime à travers ses films mettre un coup de pied dans la fourmilière d’une société japonaise asphyxiée par son train de vie infernal et sa déshumanisation progressive. 

Les Furtifs d’Alain Damasio : un combat littéraire et alternatif

Avec Les Furtifs, Alain Damasio continue son exode littéraire dans les contrées dystopiques d’une société aliénée et viciée par sa technocratie insidieuse et liberticide. 

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.