Éclectique mais non exhaustif, ce top 50 des meilleurs films du début de ce 21ème siècle (2000-2016) regorge de pluralité et de diversité: de The Dark Knight à The Social Network ou allant du blockbuster à la Mad Max Fury Road jusqu'au long métrage expérimental que seul, Philippe Grandrieux peut nous offrir.
Écoutez cette B.O rêche, séduisante, ce score magnifiquement bizarre, gothique et cosmique signé Mica Levi, sur le film Under the Skin de Jonathan Glazer, qui a pour sujet une succube vivant parmi nous, sous l'apparence avenante de Scarlett Johansson,
La bande originale de The Neon Demon, faite de moments planants, extatiques naviguent sur les routes nocturnes de Los Angeles en démasquant les sentiments trop violents ou carnassiers sur une électro/pop racée hautement corrosive
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.