Avec sa musique, Brian McOmber réussit dans It comes at night à faire ressentir cette éclosion du mal en chacun des personnages, un démon invisible dont la respiration se fait moribonde.
Atticus Ross et Trent Reznor sont comme Fincher : des artistes qui ont su redéfinir le monde moderne tant dans ses scènes de liesse collective que dans son introspection intime.
Adieu Mandalay est à la fois la chronique d’un système qui mène ses jeunes gens à leur perte, habituellement servant de chair à canon et le portrait extrêmement compassionnel d’une dérive humaine qui aboutira à des éclaboussures de sang inévitables.
La bande originale de Moonlight est là l’image de Chiron, le personnage principal : une carrure monstre qui dissimule l’angoisse d’un esprit qui ne connait sa position par rapport au monde. Et si Moonlight se révèle être une oeuvre riche, c'est aussi dû au talent majestueux de Nicholas Britell.
Une nouvelle fois, Mica Levi transcende son sujet pour construire non pas une bande originale s’accommodant au contexte évoqué, mais devient une véritable réflexion psychanalytique du métrage.
Découvrez la symphonie macabre de Mark Korven pour The Witch ou La Sorcière, un premier long-métrage d'épouvante américano-canadien écrit et réalisé par Robert Eggers.
Dans le cinéma de Terrence Malick, la réalisation est un atout mais l’alliance de cette dernière avec la symphonie musicale qui habite ses œuvres permet de mieux appréhender la philosophie même de l’écriture de l’Américain.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.