Le Festival de Cannes, parfois, peut faire quelques infidélités aux films, et mettre sous les feux des projecteurs une série, surtout quand le réalisateur en question est un habitué cannois : ici, en la personne de Nicolas Winding Refn. Le cinéaste danois vient sur la croisette pour nous dévoiler en exclusivité les prémices de sa nouvelle série tant attendue, Too old to die young. Et le moins que l’on puisse dire, au vu des deux épisodes projetés, c’est que NWR ne s’est pas assagi.
Le Festival de Cannes 2019 vient de vivre son premier choc avec Une vie cachée de Terrence Malick, présenté en compétition officielle. Le cinéaste américain est à son meilleur et arrive à trouver le parfait équilibre entre la narration de ses premiers films et ses expérimentations visuelles actuelles. Incroyable.
Réussissant tout ce qu’il entreprend avec une facilité déconcertante, Le Lac aux oies sauvages de Diao Yinan est un sérieux candidat aux honneurs finaux de la sélection de ce Festival de Cannes 2019. Alternant filature policière nerveuse, romance mélancolique, explosion de violence viscérale et éclatement de la société chinoise, Le Lac aux oies sauvages se révèle être un candidat sérieux au prix de la mise en scène voire même du scénario.
C’est à croire que le Festival de Cannes 2019 fonctionne par duo. Alors que Les Misérables et Bacurau se répondaient mutuellement et textuellement par leur envie d’identifier l’insurrection des opprimés par la violence du cinéma de genre, voilà que Zombi Child erre sur les plates-bandes de Jarmusch et son The Dead Don’t Die. Ce dernier exprimait le fait que l’Homme est un zombie qui s’ignore : celui de Bonello est peut être moins ancré dans une atmosphère fantastique et horrifique mais plus idéologique.
La sélection du Festival de Cannes 2019 continue à se frayer un chemin parmi les festivaliers. Aujourd’hui, retour sur Little Joe de Jessica Hausner, un film d’anticipation restreint par son incapacité à matérialiser l’envergure de ses multiples possibilités de récit. Malheureusement pour lui, Little Joe n’arrivera jamais à se défaire de son idée originelle. Jessica Hausner se voudrait aussi austère que du Haneke, aussi malin et machiavélique que du Lanthimos (La Mise à Mort du cerf Sacré), aussi agile avec le genre que Carpenter, mais s’avère être seulement à la tête d’un énième gadget frileux et rachitique comme peuvent l’être certains épisodes de Black Mirror
La Semaine de la Critique est souvent une section du Festival de Cannes à même de nous faire découvrir des nouveaux réalisateurs talentueux et des personnages sur la brèche. A White, White Day de Hlynur Palmason le prouve avec son commissaire de police dévalant à toute vitesse la pente de la folie.
La section Un Certain regard du Festival de Cannes aime nous émouvoir et nous abreuver de films qui s’introduisent dans le quotidien de certaines de nos sociétés afin de graver dans le marbre les maux et moeurs de ces dernières. Et d’ailleurs, ce fut le cas du film en question : Bull d’Annie Silverstein. Un conte sur une Amérique profonde miséreuse où la solidarité devient la seule source de croyance.
Le 72ème Festival de Cannes continue à défeuiller son programme. Après Les Misérables de Ladj Ly, c’est autour de Bacurau de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles de s’ouvrir à nous. Une expérience foutraque et sans tabous qui fait confronter son féroce militantisme avec la violence sanguinolente de sa force de frappe.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.