Antoine Mournes

Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?

Carter Burwell: Compositeur attitré des frères Coen

Parcours atypique et récit d'un trajet contradictoire, le coeur du végétarien, qui n'aimait pas les légumes, balance entre l'animation et la musique électronique.

Les Beaux Malaises, une série de Martin Matte : Critique

Les Beaux Malaises, avec ce quelque chose de très simpsonnien, a le mérite indéniable de nous installer à table avec eux, dormir dans les même draps, nous faire asseoir dans la place la plus chaude du canapé, bref de vivre à leur côté. [...] Et si être héroïque était de faire dans son pantalon, alors en chacun de nous se dissimule un véritable comique. Moderne et épique, les Beaux Malaises se transforme en un nouveau deuil. Un des plus durs à surmonter.

Inside n°9, une série de Reece Shearsmith et Steve Pemberton : Critique saison 1 et 2

La plume des deux comédiens, au nom qui sonne comme un cliché anglais, a beaucoup mûri en 20 ans. Inside n°9 dresse actuellement 12 situations, presque toutes en huis clos, à la fois rocambolesques, dérangeantes et très drôles durant lesquelles est pointé du doigt l'être humain, qu'il soit affable, hypocrite ou égoïste...

Encore heureux, un film de Benoît Graffin : Critique

En compétition au Festival d'Alpes d'Huez 2016 et bon perdant, Encore Heureux s'aligne caustiquement sur ce que les productions françaises semblent raffoler en ce moment. Sous forme d'interrogation, elles cumulent poncifs et bons sentiments.

Edito : De bonnes et funestes (ré)solutions

A peine les festivités digérées que le deuil continue de frapper à notre porte. Elle est belle la transition énergétique, économique, écologique. Économisons notre énergie, retournons à l'école. Ça tombe bien, Gaumont distribue Mon maître d'école. Le retour est morose et l'espoir au prochain carrefour. Des icônes nous quittent, au point de ne plus savoir comme fermer le robinet des désillusions.

Paris-Willouby, un film de Quentin Reynaud et Arthur Delaire : Critique

Manque de respect profond pour le spectateur ou pour la profession ? Les deux jeunes réalisateurs pondent cet exercice déjà vu revu et rerererevu sans y apporter la moindre intelligence ou subtilité de ton, ambition artistique. A défaut, les moins cinéphiles peuvent s'attendrir et crier "c'est mignon!" Non, la colère monte, car tandis que de véritables cinéastes en devenir s'évertuent de trouver quelques billets pour un film travaillé et à plusieurs niveaux de lecture, Paris-Willouby, fade et superficiel film de famille, a reçu un véritable budget et une distribution !

Demain, un film de Cyril Dion et Mélanie Laurent : Critique

La police de caractère et les ballades inde de la sudéoise Fredrika Stahl participe à l'aspect naïf d'une pub ensoleillante. Son univers pop jazz mélancolique entre Lili Allen, Regina Spektor et le timbre de Cocorosie ou Agnes Obel ne convenait pas à l'éditeur à l'écoute de la première maquette, mais Cyril et Mélanie ont été étonnés de voir que sa musique collait parfaitement aux images.

And Then There Were None, mini-série : Critique

Mélangeant le policier, le thriller et le drame sentimental, cette mini-série vient renforcer l'idée que les anglais sont les meilleurs dans le genre et la montée orageuse.

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