« Il n’y aura pas de zone de non-droit tant que je serai garant de votre sécurité. La M.A.C.A. est un lieu de punition et pas un hôtel où des malfrats font ce qu’ils veulent. Je tenais à remercier le commissaire Kouamé et son équipe, ces fins limiers de la police criminelle qui ont mené activement leurs investigations en travaillant sans relâche pour retrouver l’évadé… »
« … Chaque heure qui passe ici augmente nos risques d’être découverts. Aussi… bien que la relève n’arrive que dans huit jours et que nous ayons des vivres en suffisance, nous ne resterons ici que le temps de tirer nos gars de prison et de récupérer « La Méduse » ! Sitôt fait, nous viderons les lieux !...
- Tu parles d’un chouette programme ! Et, tout ça, tu comptes le faire avec rien qu’nous autres ? »
« Toute ma vie, je n’ai cessé d’inventer des statistiques bidons pour clouer le bec des interlocuteurs. Un bon chiffre, ça fait toujours l’affaire. Chaque fois que je me retrouve en difficulté dans un échange, pouf, la petite stat qui va bien. L’appui mathématique, rien de tel. Les nombres exercent une force redoutable sur l’esprit humain. »
« - Ce gamin attire le mauvais œil sur notre village.
- Le renard a déjà attaqué trois fois le poulailler, ce mois-ci.
- Chers voisins, restons raisonnables.
- Raisonnables ? Ma vache ne donne plus de lait depuis un mois !
- Emmenez-le loin d’ici.
- Il est maudit.
- Quelle plaie !
- Vous n’auriez jamais dû le garder sous votre toit. »
« - TOI… L’EPERVIER DE CROZON, rossé par des valets de ferme et mené à pendre comme un chapon…
- Oh ! Arrête tes sermons, tu veux ?
- … Sans parler de ta fuite de Brest dans les jupes de cette… cette…
- Le mot… PUTAIN vous écorcherait-il la bouche, maître Caroff ?
- Peuh !... En tout cas, si l’écho de cette aventure vient à se répandre, on se gaussera de l’Épervier dans tous les ports de la côte…
- Que veux-tu… ? La mort du comte de Kermellec m’a complètement retourné les sangs !... »
« Une fois propre et sec, il noua ses cheveux dans un ruban, puis enfila une chemise de fine toile presque neuve qu’il glissa dans un haut-de-chausse en daim couleur cuisse de nymphe émue – rose. Pour l’assortir, Justinien s’était choisi un pourpoint à manches tailladées fait dans un satin gaufré orangé et une paire de courtes bottes noires évasées en entonnoir démodées depuis la mort de Louis le Treizième. Il enveloppa ses poignets dans des manchettes de toile et de dentelle fermées par des rubans de soie et se coiffa d’un large chapeau de feutre couleur Espagnol malade – brun à reflets verdâtres – orné d’un panache fait de plumes d’autruche défraîchies, choisi pour son large bord qui jetait une ombre propice sur son nez de bois. »
« Elle entama sa course contre le soleil, progressant entre les arbres à pas lents et sûrs. Elle gravissait la pente des éboulis, sur l’herbe sombre, à travers des clairières lumineuses et des ruisseaux glacés, toujours entourée de pins immenses tandis que leurs aiguilles glissaient et craquaient sous ses nouvelles bottes. »
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.