« Il faut regarder l’envers du décor. Il faut lire entre les lignes. Il faut savoir remplir les blancs. Il faut combler les vides. Il faut entendre les sous-entendus. »
« Lana ponctue la plupart de ses phrases d’un éclat de rire, comme si la légèreté était la seule réponse à son addiction au cannabis, à son mariage malheureux, à ses difficultés avec ses enfants, à son échec scolaire passé, à son ennui présent. »
« Il n’y aura pas de zone de non-droit tant que je serai garant de votre sécurité. La M.A.C.A. est un lieu de punition et pas un hôtel où des malfrats font ce qu’ils veulent. Je tenais à remercier le commissaire Kouamé et son équipe, ces fins limiers de la police criminelle qui ont mené activement leurs investigations en travaillant sans relâche pour retrouver l’évadé… »
« … Chaque heure qui passe ici augmente nos risques d’être découverts. Aussi… bien que la relève n’arrive que dans huit jours et que nous ayons des vivres en suffisance, nous ne resterons ici que le temps de tirer nos gars de prison et de récupérer « La Méduse » ! Sitôt fait, nous viderons les lieux !...
- Tu parles d’un chouette programme ! Et, tout ça, tu comptes le faire avec rien qu’nous autres ? »
« Toute ma vie, je n’ai cessé d’inventer des statistiques bidons pour clouer le bec des interlocuteurs. Un bon chiffre, ça fait toujours l’affaire. Chaque fois que je me retrouve en difficulté dans un échange, pouf, la petite stat qui va bien. L’appui mathématique, rien de tel. Les nombres exercent une force redoutable sur l’esprit humain. »
« - Ce gamin attire le mauvais œil sur notre village.
- Le renard a déjà attaqué trois fois le poulailler, ce mois-ci.
- Chers voisins, restons raisonnables.
- Raisonnables ? Ma vache ne donne plus de lait depuis un mois !
- Emmenez-le loin d’ici.
- Il est maudit.
- Quelle plaie !
- Vous n’auriez jamais dû le garder sous votre toit. »
« - TOI… L’EPERVIER DE CROZON, rossé par des valets de ferme et mené à pendre comme un chapon…
- Oh ! Arrête tes sermons, tu veux ?
- … Sans parler de ta fuite de Brest dans les jupes de cette… cette…
- Le mot… PUTAIN vous écorcherait-il la bouche, maître Caroff ?
- Peuh !... En tout cas, si l’écho de cette aventure vient à se répandre, on se gaussera de l’Épervier dans tous les ports de la côte…
- Que veux-tu… ? La mort du comte de Kermellec m’a complètement retourné les sangs !... »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.