« Depuis Antibes jusqu’à Menton, tout le monde danse au rythme de la trinité. Si tu veux croquer un peu du business, tu raques. Sinon, tu débarques. Capisce ? »
« Soit 5 600 milliards de cigarettes fabriquées chaque année dans le monde. Sachant que les deux tiers finissent dans la nature, que 40 % échouent dans les océans et qu’un seul mégot contamine 500 litres d’eau… Dans combien de temps la mer sera un vieux cendrier mouillé ? »
« Il y a un peu de marge des deux côtés, mais de façon générale, on dit qu’il est possible de survivre trois semaines sans nourriture, trois jours sans eau et trois minutes sans air. »
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.