Laurent

Paul à la maison, affronte la solitude

Sa mère commente le look de Paul « Pis c’est quoi, c’te barbe-là ? Vas-tu laisser pousser ça encore longtemps ? T’as pas l’air ben propre avec ça, je trouve. Ca te vieillit en plus ! Rase-moi ça ! Pis ton linge ! Franchement ! Un kangourou ! T’as 51 ans, là ! Tu peux pus t’habiller comme un ado, Paul ! C’est pas amanché d’même que tu vas te pogner une fille, cré-moé ! »

La météorite de Hodges, ou The stars fell in Alabama

« Après tout, ne sommes-nous pas nous-mêmes des accidents ? »

Dans l’œil du démon, quel reflet observer ?

« N’est-elle pas en définitive apparue sur cette terre pour moi, pour me rencontrer ? Mieux que cela, n’a-t-elle pas perpétré le crime de la nuit dernière uniquement pour que je la voie ? »

Vanikoro, refuge d’explorateurs déboussolés

« Dans quelques jours, il ne resterait rien de notre présence… outils, clous, tonneaux, tentes… tout allait disparaître… nous n’aurions jamais existé. »

Temps glaciaires, Adamsberg en Islande

« Au début, nous avions réparti les rôles selon les physionomies et les tempéraments de nos membres. On disposait d’un formidable Danton, très laid avec une voix de stentor. De grands talents également pour le paralytique Couthon, l’archange Saint-Just, le grossier Hébert. Mais au bout d’un an, chacun des députés, et jusqu’au plus modeste, s’était totalement imprégné de son personnage et de la cause de son groupe, qu’ils soient des centristes du Marais, des modérés de la Gironde, des radicaux de la Montagne, des dantonistes, des robespierristes, des Enragés, des Exagérés, c’était une épouvantable foire d’empoigne. »

Imbattable, le seul véritable super-héros de bande dessinée

« Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir des mots. Les mots, ça peut soulever des montagnes. »

Le laboratoire expérimental

« Il faut franchir ce cap, celui de l’addiction. Vous devez trouver l’équilibre entre la félicité que vous ressentez en courant, et la gestion de la vraie vie. Ne vous isolez pas. »

Les belles endormies, si vulnérables

« Le vieillard resta un moment les yeux fermés. C’était aussi parce que l’odeur de la fille était extraordinairement dense. On prétend que rien autant que les odeurs n’est propre à évoquer les souvenirs du passé, mais celle-ci n’était-elle pas trop douceâtre et trop épaisse ? Elle n’évoquait rien d’autre que l’odeur laiteuse d’un nourrisson. »

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