Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

La rage au ventre, un film de Antoine Fuqua : Critique

Si une chose doit être retenu de cette séance ciné, c’est indubitablement que Sutter devrait se contenter du format série qu'il maitrise parfaitement et dans lequel il se permet de sortir des sentiers battus pour offrir un peu de ce politiquement incorrect plutôt que signer de tels scénarios de long-métrages qui peuvent être condensés en moins de deux minutes.

Everly, un film de Joe Lynch: critique

Construit comme un jeu vidéo, Everly est un divertissement bourrin, avec une bonne dose d’hémoglobine de fusillades de combats aux sabres et de la lingerie...

Tale of tales, un film de Matteo Garrone: Critique

Baroque, grandiose, burlesque, Tale of tales de Matteo Garrone est une oeuvre à l'esthétique léchée doté d’un réalisme effroyable, célébrant autant la cruauté et la féerie de l’être humain

Daddy Cool, un film de Maya Forbes : Critique

Daddy Cool est un petit film remarquable, un premier long-métrage attendrissant et plein d’humour, avec à côté d'un Mark Ruffaloe grandiose, la comédienne Zoë Saldana dévoile un jeu tout en justesse,

Un Français, un film de Diastème: critique

Film polémique traitant des mouvement ultra-racistes en France, avec une gravité rarement présente au cinéma, Un Français parvient-il à nous faire comprendre le cheminement intérieur de ces individus aussi dangereux que détestables?

A la recherche de l’Ultra-sex: le porno déjanté

Nicolas & Bruno propose une nouvelle version pour le grand écran A la recherche de l'Ultra-sex dans le cadre d'une soirée événementielle....

Être, un film de Fara Sene : Critique

Le parcours de chaque personnage, réduit sur 24 heures, passe par des moments aussi émouvants que prévisibles. Mais, si la fin de leur journée n’est pas forcément celle que l’on ne s’était pas empêcher de prédire...

Rétro J. Audiard: De Battre Mon Cœur s’Est Arrêté – Critique

Le parcours convenu de son personnage et la sous-exploitation des personnages secondaires empêchent de développer le potentiel émotionnel de cette histoire de rupture filiale et d’émancipation artistique, deux thématiques éminemment autobiographiques. Et pourtant, le long-métrage est filmé et interprété avec un tel panache que, à défaut de nous émouvoir, il reste une réussit formelle au pouvoir immersif imparable.

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

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